Crapulette et sa petite fossette

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Aujourd’hui, Crapulette a 3 mois, déjà, et j’ai finalement si peu parlé d’elle ici. Voici venu le temps de me rattraper…

Crapulette est un bébé discret, on ne l’entend pas souvent pleurer et elle n’est pas très exigeante, à croire qu’en arrivant parmi nous, elle n’a pas voulu trop bousculer les habitudes de sa grande soeur.

Elle ne fait pas encore ses nuits (on en a eu une quand même  il y a quelques jours !) mais quand elle se réveille, c’est seulement pour téter. Je sais que je me lève pour 30 minutes maximum et je n’ai ensuite qu’à la reposer dans son petit lit pour qu’elle continue sa nuit.

Quand un sourire illumine sa petite bouille toute ronde, c’est-à-dire dès qu’elle nous aperçoit le matin, une petite fossette vient creuser sa joue droite, mais seulement celle-là. C’est tellement adorable que je ne peux pas m’empêcher d’y passer doucement mon doigt ou d’y déposer un bisou.

Ses yeux sont encore bleus et on commence sérieusement à penser qu’ils le resteront. Ils ne sont pas bleus-gris comme les miens, ils sont d’un bleu intense, lumineux, presque électrique. Je les ai pris en photo sous tous les angles, au cas où la couleur s’estomperait avec le temps, car je ne veux sous aucun prétexte oublier cette magnifique teinte.

Ces mêmes yeux nous suivent à longueur de journée. Comme sa grande soeur, elle aime tout observer et quand quelque chose l’intrigue, elle fronce les sourcils avec un air tellement sérieux qu’on ne peut s’empêcher de rire en la voyant.

Elle commence à tenter d’attraper ce qui l’intéresse mais ses gestes sont imprécis et le plus souvent, elle nous met de petites claques en voulant toucher notre visage.

Elle grandit, grandit, grandit tellement qu’elle met déjà des vêtements taille 6 mois… Il me reste des couches taille 2 que je n’utiliserai jamais parce qu’elle a largement passé les 6 kilos et qu’elle ne rentre plus dedans… Elle aura vite fait de rattraper sa grande soeur à ce train là et je ne serai pas surprise que dans 2 ans, on les prenne pour des jumelles !

Elle a des ongles acérés et j’ai mal au coeur chaque matin quand je découvre une nouvelle griffe sur son nez, son front ou ses joues… Et à ce train là, j’aurai bientôt les seins en lambeaux !

Elle adore que je lui dise Arrheu, elle pousse alors de petits cris qui ne sont pas encore tout à fait des arrheu mais qui s’en rapprochent de plus en plus !

Son papa l’appelle « mon petit ouistiti », on ne sait pas vraiment pourquoi, c’est venu comme ça, mais c’est resté. En tout cas, notre petit ouistiti nous comble de bonheur, ça, c’est une certitude…

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L’astuce du dimanche #43 : un sac à langer plus léger et toujours prêt

Vous l’aurez remarqué, je ne suis plus très présente sur le blog ces derniers temps… J’ai pourtant beaucoup de choses à vous raconter mais les préparatifs de Noël, entre la déco DIY, la dînette en feutrine de Coquillette que je fabrique et les  cadeaux à acheter et emballer, me prennent beaucoup (trop) de temps. Je vous rassure, ça devrait aller mieux dès que les fêtes seront passées (mais comment font les blogueuses qui organisent un calendrier de l’Avent ? Je les admire… J’espère pouvoir en faire autant l’année prochaine pour vous gâter mais cette année, NO WAY !)

Voici quand même une petite astuce par ce dimanche de décembre. Avec les fêtes qui approchent, j’imagine que vous serez nombreux à vous déplacer dans la famille, chez les amis, etc… Et bien, sûr, avec vos bébés ! Et qui dit bébé dit tout le tralala, y compris le fameux sac à langer. Pour ceux qui ont des bébés aux fesse fragiles, cela signifie embarquer aussi tout le nécessaire, Bepanthen, liniment et/ou Mitosyl. Non seulement ça prend de la place dans le sac à langer, mais en plus, une fois rentrés à la maison, il faut penser à tout de suite vider le sac sans quoi on se retrouve en  panne au moment du change.

J’ai donc pris l’habitude, à chaque fois que j’arrive à la fin d’un tube ou d’une bouteille, de le glisser dans le sac à langer au lieu de le finir. Comme ça, ça ne prend pas trop de place, ce n’est pas trop lourd, et le sac à langer est toujours prêt ainsi que l’espace de change à la maison.

Bon dimanche à tous !

Mamans au foyer, soyez fières de vous !

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Hier, j’aurais dû reprendre mon travail, laisser ma fille de même pas 3 mois à quelqu’un que je connais pas, ainsi que mon autre fille de 19 mois. Au lieu de ça, au lieu de littéralement m’arracher le coeur, j’ai choisi de prendre un nouveau congé parental, comme je l’avais fait après la naissance de Coquillette. Dans ce billet, je vous parlais à l’époque de ce choix et de ses conséquences financières. Aujourd’hui, après avoir passé près de 2 ans en tant que mère au foyer, je voudrais revenir sur un autre aspect du congé parental : ce que je ressens au quotidien.

Etre mère au foyer, c’est plus qu’un métier, parce que ça ne s’arrête jamais. On donne le sein, on cuisine, on change des couches, on passe l’aspirateur, on fait les vaisselles, on gronde, on câline, on se bat pour faire dormir un bébé pendant 30 malheureuses minutes, on essuie des larmes, on mouche des nez, on étale de l’Arnica sur les petits bobos, on se réveille la nuit pour un cauchemar, une dent qui pousse, une tétée, on va chez le pédiatre, on se promène avec une poussette, un porte-bébé ou une écharpe de portage, on fait des lessives, beaucoup, on se fait vomir dessus, on oublie parfois de penser à soi et par penser à soi j’entends : manger, faire pipi, s’habiller autrement qu’en pyjama. Bref, ce n’est certainement pas la première fois que vous lisez ça, que vous soyez concernés ou non par le congé parental.

Mais en fait, je ne me plains pas du tout. C’est vrai, si j’avais repris le travail, je pourrais prendre une heure pour manger le midi, je pourrais aller aux toilettes, porte fermée, quand j’en ai envie, je pourrais passer environ deux heures par jour, tranquillou dans ma voiture, à écouter de la musique (de la vraie, pas des comptines), sans avoir à me retourner toutes les 30 secondes parce qu’un doudou est tombé ou que la route est trop longue, je pourrais parler à des adultes autrement qu’au téléphone, j’aurais une bonne raison de mettre des vêtements convenables chaque jour. Mais j’aurais aussi une énorme boule au ventre de devoir laisser mes filles. Je leur imposerais des horaires absurdes, déjà difficiles pour un adulte alors pour un enfant, n’en parlons même pas. Je ne pourrais pas cuisiner des petits plats maison pour Coquillette, et je ne pourrais plus allaiter Crapulette parce que je sais que tirer mon lait au bureau, je n’aurais pas pu tenir le rythme. Je raterais des étapes importantes de leur développement, je raterais peut-être la première phrase de Coquillette ou le premier fou rire de Crapulette. Elles passeraient plus de temps avec une assistante maternelle ou du personnel de crèche qu’avec leur propre mère. Et ça, je ne peux vraiment pas l’envisager. Le rythme infernal de ce métier à temps plein, je m’y suis habituée, et si mes journées sont fatigantes, elles sont tout de même agréables. J’aime être une maman 24h/24.

Il n’y a finalement qu’une seule chose qui soit vraiment difficile, en tout cas pour moi, c’est le manque de reconnaissance. Il n’y a pas de collègues ou de supérieur pour te dire que tu as bien fait ton job, on ne te remercie pas pour quelque chose que tu as particulièrement bien fait. Quand tu te surpasses, que tu accomplis des petits actes d’héroïsme au quotidien (si si je vous assure, il y a des moments où ça se rapproche de l’héroïsme), il n’y a personne pour le voir, personne pour le dire. Et quand on retrouve des amis pour une soirée, quand on aborde le sujet « boulot » et que chacun y va de sa petite histoire méga intéressante, à toi, on te demande plutôt « tu ne t’ennuies pas trop ? ». Je ne vous dis pas si par malheur, on se met à raconter des anecdotes sur nos journées. En quelques secondes, on s’aperçoit que les autres n’écoutent plus que par politesse, d’une oreille, sans voir quoi que ce soit d’intéressant à ce qu’on raconte. Quand mon homme rentre du travail le soir et que la maison est rangée, propre, les filles couchées, le repas préparé (évidemment, ce n’est pas le cas chaque soir hein), j’aimerais parfois qu’il remarque tout le bon boulot que j’ai fait, tout ce que ça m’a demandé comme énergie. Je ne lui en veux pas, il a eu une dure journée, il est content de rentrer et tout ça lui semble finalement naturel. Je sais que quelque part, il est quand même conscient du travail que je fais à la maison, j’aimerais simplement l’entendre de temps en temps…

J’ai fini par comprendre que cette reconnaissance que j’attendais ne viendrait pas forcément et qu’il valait mieux que ça vienne de moi, finalement. Alors aujourd’hui, je le proclame, et j’invite toutes les mamans au foyer à faire de même : je suis une bonne maman, une maman qui déchire ! Je sais que je peux être fière de moi et de tout ce que j’accomplis au quotidien, même si je ne fais pas toujours tout ce que je voudrais. Après tout, je ne peux quand même pas rallonger les journées ! Et mes deux filles qui progressent chaque jour, mes deux filles si adorables qui me remplissent de fierté plus que tout, sont le plus beau reflet de ma réussite.

PS : j’ai hésité avant d’opter pour ce titre, parce que j’ai eu peur qu’il soit mal interprété. Je voudrais donc préciser que toutes les mamans peuvent être fières d’elles et de leur choix, qu’elle aient repris une activité professionnelle ou non. Simplement, je voulais envoyer un petit message de sympathie aux mères au foyer qui, comme moi, manqueraient parfois un peu de reconnaissance.

Comment JPMBB m’a réconciliée avec le portage

Avec deux bébés à la maison, j’aimerais parfois (souvent) avoir une deuxième paire de bras, histoire de changer la couche de l’une pendant que je câline l’autre, de donner le sein à Crapulette pendant que je donne à manger à Coquillette de l’autre (et que je picore moi-même). Malheureusement, la pose d’une deuxième paire de bras n’est pas prévue à la naissance d’un deuxième enfant. J’espérais donc que le portage en écharpe pourrait répondre à ce besoin d’être partout à la fois, mais j’abordais cette solution avec un peu d’appréhension, après une première expérience pas concluante à 100%.

Quand j’étais enceinte de Coquillette, je me suis dit que le portage c’était trop bien, et que j’allais m’acheter une écharpe. J’ai fouillé un peu sur Internet, j’ai été un peu rebutée par les prix et j’ai fini par opter pour un modèle pas trop cher, en promo, mais sans me renseigner sur la marque. Je ne vais pas dire que je ne l’ai jamais utilisée, mais en tout cas pas souvent. L’écharpe tenait très chaud alors que Coquillette est née juste avant l’été, sa matière n’était pas suffisamment élastique si bien que j’avais peur d’écraser mon bébé à chaque fois que je l’y installais. Je me prenais une suée à chaque fois et une fois qu’on était « bien » installées je n’avais qu’une envie : me déshabiller parce que je crevais de chaud. Si j’ai mis « bien » entre guillemets, c’est parce qu’après plusieurs mois, j’ai découvert par hasard sur Facebook le statut d’une blogueuse qui parlait de la marque que j’utilisais et qui donnait de mauvaises instructions de portage, si bien que sans le savoir, j’installais Coquillette dans une position non physiologique. J’ai été sacrément refroidie… J’ai voulu retenter avec des vidéos présentant de bonnes techniques sur Internet mais l’écharpe n’était vraiment pas utilisable dans de bonnes conditions et elle a fini au placard.

Après ça, j’ai beaucoup lu sur le portage, sur les différentes techniques, etc… J’ai décidé de m’y remettre à l’arrivée de Crapulette et cette fois, je me suis tournée vers la marque Je Porte Mon Bébé, qui était pour moi une des marques emblématiques du portage, pour ne pas dire LA marque. Et j’ai été drôlement gâtée ! Non seulement ma famille m’a offert une très jolie Petite écharpe sans noeud (PESN) rouge et grise, mais JPMBB m’a également offert une écharpe Basic bleu rétro, non moins jolie !

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La PESN me faisait rêver depuis un moment, il faut dire qu’elle était prometteuse ! Il s’agit en fait d’un sling, c’est à dire d’une écharpe courte où aucun noeud n’est nécessaire puisque tout se joue autour de deux anneaux métalliques, protégés par un pad. Il suffit de faire glisser le tissu entre ces anneaux pour régler la PESN, l’ajuster, la desserrer… En gros, le bébé se retrouve confortablement installé en position physiologique en un clin d’oeil. Et la PESN a tenu ses promesses !

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Depuis que je l’ai, je l’utilise très régulièrement, notamment lorsque Crapulette est agitée parce qu’elle a du mal à s’endormir, ou parce qu’elle veut que je la porte alors que je dois faire autres chose, comme la vaisselle. J’ai un peu tâtonné au début, bien qu’il n’y ait pas de noeud à faire, mais j’ai très vite pris l’habitude, si bien qu’aujourd’hui, en à peine plus d’1 minute je peux installer Crapulette contre moi et avoir les mains libres pour autre chose. C’est parfait au quotidien et ça m’aide beaucoup. Récemment, j’ai pu aller coucher Coquillette avec sa petite soeur qui s’était endormie dans la PESN. C’est aussi parfois le seul moyen de la calmer, même s’il est rare qu’elle soit inconsolable. Bref, je suis ravie, mais je m’y attendais.

J’avais plus d’appréhension pour l’écharpe Basic puisque j’allais devoir me remettre au noeud. C’est là que la surprise a été totale. Non seulement les explications du livret sont claires, mais en plus le tissu est tellement agréable et élastique comme il faut que je n’ai eu aucun souci pour installer Crapulette. Du premier coup, en cinq minutes, elle était confortablement installée et s’est endormie dedans. Et là, le bonheur. L’écharpe est devenue comme une prolongation de moi-même, hyper confortable pour moi aussi. J’avais l’impression de porter Crapulette aussi facilement que si j’étais enceinte, les douleurs de dos en moins ! C’est là que j’ai vraiment saisi toute l’importance du choix de son écharpe à l’achat… En plus, avec la Basic, JPMBB a pensé aux gens comme moi rebutés par le prix des écharpes de qualité. Comme son nom l’indique, elle est la base du portage, elle ne permet pas le portage sur le dos ni le portage de bébés de plus de 14kg, mais le modèle que j’ai reçu n’est qu’à 39,90 euros, prix très raisonnable par rapport à ce qu’on voit ailleurs.

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Vous allez me dire : mais qu’est-ce que je fais avec deux écharpes ?? Et bien j’utilise la PESN quand je suis pressée, quand je suis à la maison et que je veux aider Crapulette à s’endormir tout en faisant autre chose. Comme le portage est asymétrique (comme avec n’importe quel sling), elle est moins agréable à porter que la Basic, que je préfère donc pour les plus longues durées, pour les balades.

Je terminerai par quelques conseils pour ceux ou celles qui, comme moi, partiraient avec une appréhension. Pour tester votre écharpe, choisissez un moment ou votre bébé est réveillé mais de bonne humeur. Attachez vos cheveux si vous les avez longs pour qu’ils ne vous gênent pas et découvrez-vous ! En intérieur particulièrement, on a très vite chaud avec une écharpe. Un débardeur me suffit amplement, même en hiver (bon c’est vrai que je ne suis pas frileuse non plus). N’oubliez pas que votre bébé aura encore plus chaud que vous et qu’il ne faut pas trop le couvrir non plus. Ne vous découragez pas si votre bébé râle un peu au début et bougez, dansez, marchez, il faut le temps qu’il s’habitue lui aussi ! Si vous avez quelque difficultés pour le noeud, des vidéos sont disponibles sur le site de JPMBB ou sur Youtube, ça aide aussi ! Et ensuite, enjoy !

 

L’astuce du dimanche #42 : s’assurer le calme d’un bébé pour quelques minutes

L’astuce du jour semble plutôt évidente mais ne l’est peut-être pas tant que ça quand on est débordé ou fatigué.

Quand on a deux enfants ou plus, il y a forcément un moment où l’on est obligée d’en laisser un seul le temps de s’occuper de l’autre, ne serait-ce que 5 minutes, alors que l’instant ne s’y prête pas vraiment. Au début je courais, je me retrouvais dans des situations improbables avec Crapulette dans le siège auto pendant que je couchais Coquillette ou au contraire la grande soeur enfermée avec moi dans notre mini salle de bain, en train de vider le contenu de la table à langer par terre, pendant que je donnais le bain de la petite soeur… Sans ça, c’étaient des hurlements garantis ! Bref je galérais, avant de finir par connecter mes neurones. Tzzziiiitt ! (quoi, vous n’avez jamais entendu des neurones se connecter ??)

En dehors des mesures de sécurité qui s’imposent quand on laisse un enfant seul dans une pièce, il y a des moyens de s’assurer son calme le temps de changer une couche ou d’assurer un coucher. Pour Coquillette, 19 mois, le meilleur moyen est de l’occuper avec quelque chose d’inhabituel. Voilà quelques idées pour vous : une boîte de coton-tiges pour bébés vide et débarrassée de son étiquette (montrez-lui qu’on peut l’ouvrir, y mettre des choses, la refermer, la secouer, etc…), une bouteille vide avec un gros bouchon pour s’entraîner à ouvrir et à fermer, des cartes type cartes à jouer ou cartes distribuées lors d’opérations commerciales (Looney Tunes à Auchan par exemple, il y en a plein mon salon !), des chutes de tissus colorés, des emballages en carton, un magazine ou catalogue si possible avec des photos de bébés ou d’animaux, un vieux téléphone en panne ou inutilisé, un chapeau, etc, etc… Les possibilités sont infinies ! Il faut juste garder à l’esprit que le bébé risque de porter les objets à la bouche. Laisser un crayon de couleur à un enfant seul est par exemple une très mauvaise idée : Coquillette veut toujours les mettre dans ses oreilles, dans le nez…

Il est plus difficile de s’assurer le calme d’un bébé de 2 mois mais ce n’est pas non plus impossible ! La musique peut aider, Crapulette aime beaucoup ce morceau par exemple. Mais le résultat n’est pas garanti, alors que je suis quasiment sûre de mon coup lorsque je mets en route l’aspirateur, le mixeur ou encore le sèche-cheveux ! Est-ce que je passerai pour une bad mother si je vous dis qu’il y a quelques jours, j’ai volontairement laissé tourner l’aspirateur alors que j’avais fini de le passer  pour pouvoir finir de me préparer avant l’arrivée de nos invités ? A vous de trouver LE truc qui fonctionnera avec votre bébé ! Evidemment, rien ne fonctionnera si votre bébé n’est pas préalablement rassasié, propre et confortablement installé.

J’espère que cette astuce vous sera utile !

Bon dimanche à tous !

Le piège des yaourts pour enfants (idées recettes inside)

Les enfants et les bébés sont une source inépuisable d’argent pour les marques. Il est trop facile de les tenter avec de jolis emballages, trop facile aussi de leurrer les parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants et font parfois, à leur insu, de mauvais choix. Ça vaut pour de nombreux domaines et je ne suis certainement pas la dernière à tomber dans le panneau à l’occasion. Mais il y a au moins un panneau dans lequel je ne suis pas tombé, c’est déjà ça, c’est celui des yaourts.

Quand j’étais petite, j’étais pourtant friande de ces desserts pour enfants : Petits Filous, Dany au chocolat, Flamby, etc… Et une fois qu’on en a pris l’habitude, il est difficile d’apprécier autre chose, de moins sucré, moins chimique. Une fois adultes, on croit faire plaisir à nos bébés en leur faisant goûter ces yaourts conçus spécialement pour eux, qui collent à l’idée qu’on se fait du bon goût. On oublie qu’un bébé n’a pas les mêmes goûts qu’un adulte (il suffit de goûter le lait de croissance pour s’en rendre compte, je ne connais personne qui aimerait ça et pourtant, les bébés s’en font un régal !) et que l’absence de sucre ou de sel ne les gêne pas du tout.

Ainsi, Coquillette, depuis qu’elle est en âge de manger des desserts, se régale de yaourts natures (les choisir au lait entier pour qu’ils aient un intérêt nutritionnel) et de petits suisses. Je les choisis bio, de marque distributeur. La qualité est au rendez-vous pour un prix tout ce qu’il y a de plus raisonnable.

Evidemment, ce n’est pas très varié, me direz-vous, mais il y a plein de moyen de transformer un yaourt. Il suffit d’y mélanger de la compote, d’y rajouter des fruits frais comme des groseilles ou même de le mélanger avec un carré de chocolat noir fondu. J’ai testé cette dernière recette tout récemment avec Coquillette et elle s’est régalée. En revanche, moi, j’ai trouvé ça vraiment pas bon, mais j’ai aussi horreur des yaourts natures sans sucre. Comme quoi il ne faut pas se fier à notre goût pour savoir ce qui plaît à un bébé.

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Une autre fois, je lui ai fabriqué un petit gâteau avec du petit suisse que j’ai mélangé à un biscuit Hipp pour bébé réduit en miettes, j’ai façonné une petite boule et je l’ai laissée durcir un peu au réfrigérateur avant de l’enrober de chocolat noir fondu. Une sorte de « baby pop cake » que Coquillette a a-do-ré !

En ce qui concerne les jolis emballages, pas la peine d’acheter des pots de yaourt tout colorés pour faire plaisir à bébé, Coquillette adore contempler les pots de yaourt Auchan, parce que dessus il y a un « ca-ca » (un canard dans sa langue, et oui je sais ce n’est pas un canard mais pour elle, tous les oiseaux sont des canards).

De temps en temps, je fais un petit écart et je lui prends des desserts lactés Hipp ou Babybio, mais elle ne se régale pas plus avec ça qu’avec ce que je lui prépare ou qu’avec un simple yaourt nature.

Bref, je ne vais pas me faire des amis parmi les fabricants de yaourts pour bébés et enfants mais leurs produits, je les fuis, parce qu’ils sont inutiles, chers, et souvent bourrés d’arômes, de sucre et, finalement, de pas grand chose de bon pour nos bébés.

Ma faiblesse de maman

Voilà, c’est dit, je suis faible !

Quand Coquillette était tout bébé, je la laissais téter des heures durant, je la laissais s’endormir au sein et je la gardais ensuite dans mes bras. Pas toujours mais souvent.

On m’a pas mal critiquée pour ça, j’ai aussi lu que ce n’était pas une bonne idée de laisser un bébé s’endormir au sein parce qu’il en prend l’habitude. C’est vrai, je me suis heurté à quelques difficultés par la suite : Coquillette avait besoin de mon sein pour s’endormir, y compris lorsqu’elle se réveillait la nuit.

Alors je m’étais dit que je ne recommencerai pas avec Crapulette, que je la poserais dans son lit/transat dès qu’elle commencerait à s’endormir, que je lui ferais lâcher le sein au moindre signe d’endormissement.

Mais en fait, je n’en suis tout simplement pas capable. Cet instant où elle s’endort paisiblement dans mes bras en tétant est trop parfait pour que j’y mette fin. J’aime trop garder son petit corps tout chaud contre moi après une tétée en lui laissant mon sein à disposition pour qu’elle le reprenne à sa guise sans même avoir besoin d’ouvrir les yeux ou de réclamer.

Evidemment, je ne peux pas toujours la garder deux heures contre moi, il faut bien que je m’occupe de Coquillette aussi. Mais lorsque Coquillette fait la sieste ou est couchée, je ne me prive pas. Ces instants sont du bonheur pur,pourquoi serais-je assez bête pour y renoncer ? La différence, c’est que cette fois-ci, j’assume complètement, les critiqueurs peuvent venir, je les attends de pied ferme. Je me sens sûre de mes choix de maman, peut-être parce que je passe par là pour la deuxième fois, ou peut-être parce que j’ai appris que je pouvais faire confiance à mon instinct.

Peut-être que je le regretterai après si Crapulette se met à avoir du mal à s’endormir seule mais finalement, les difficultés que j’ai rencontrées avec Coquillette n’ont été que temporaires. C’est aujourd’hui une petite fille qui s’endort seule le soir, à 19h30, sans pleurs, qui ne se réveille pas la nuit sauf rares cas de poussées dentaires particulièrement violentes et qui dort jusque 8h le matin. Sans tétine, sans sucer son pouce. S’endormir en tétant pendant les 6 premiers mois de sa vie ne lui a pas laissé de mauvaise habitude.

Alors Crapulette et moi, on va continuer à partager ces moments à nous, ces moments où nous ne sommes plus qu’un, ces moments où le maître mot est sérénité. Pour l’une comme pour l’autre. Je suis peut-être faible, mais pour notre plus grand bonheur.

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L’astuce du dimanche #41

Economie, écologie, gain de temps et santé. Quatre avantages en une seule astuce, ça vaut le coup non ? C’est en faisant votre vaisselle que vous pourrez appliquer cette astuce toute simple. Il suffit, après avoir lavé votre vaisselle comme d’habitude, de la rincer à l’eau froide au lieu de le faire à l’eau chaude. En effet, l’eau froide « tue » la mousse du produit vaisselle alors que l’eau chaude, au contraire, l’active. La vaisselle sera donc plus vite rincée et vous utiliserez moins d’eau, d’où l’économie, l’écologie et le gain de temps. Sans compter qu’en utilisant de l’eau froide, vous ne sollicitez pas votre chauffe-eau, double économie donc. Pour ce qui est de la santé, c’est quelque chose que j’ai découvert en ouvrant ma dernière facture d’eau, dans laquelle on me conseillait d’utiliser l’eau froide plutôt que l’eau chaude pour rincer les ustensiles de cuisine, puisque l’eau chaude transporte les métaux, mauvais pour la santé. Je suppose donc que ça vaut pour toute la vaisselle, à plus forte raison pour celle des bébés, comme les biberons.

Voilà en tout cas la nouvelle habitude que nous avons adoptée à la maison. Seul inconvénient, ce n’est pas très agréable de plonger les mains sous l’eau froide, surtout en plein hiver, mais c’est certainement moins mauvais aussi pour la peau !

Bon dimanche à tous !

L’épreuve du vaccin pour bébé

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S’il y a bien un moment qu’on appréhende tous, c’est le premier vaccin de bébé (ainsi que les suivants d’ailleurs). On vient d’y passer avec Crapulette et ça ne s’est pas trop mal passé. Car si on ne peut pas rendre ce moment agréable, on peut quand même limiter les désagréments pour le bébé. Pour ceux qui n’y sont pas encore passé, je vous livre mon expérience.

Les premiers vaccins doivent être faits chez le bébé vers l’âge de 2 mois. Ils sont au nombre de deux, injectés dans chaque cuisse du bébé, et l’un est beaucoup plus douloureux que l’autre, notamment parce que le produit fait mal. Il est possible de poser un patch anesthésiant une heure avant (pas plus, le calcul n’est donc pas forcément facile quand il faut aussi prendre en compte l’éventuel retard du médecin…), mais on ne peut en placer qu’un seul et il faut donc choisir sur quelle cuisse. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas pour le vaccin le plus douloureux qu’il faut utiliser le patch, car il ne serait pas suffisant pour neutraliser la douleur. Il vaut donc mieux anesthésier la cuisse où la vaccin le moins douloureux sera administré puisque pour le coup, il permettra de rendre la douleur quasiment nulle. Crapulette en a eu un alors que Coquillette n’en avait pas eu pour son premier vaccin, je dois dire que je n’ai pas noté une grande différence. Par contre, on voit bien qu’il y a un vaccin beaucoup plus douloureux que l’autre !

Votre pédiatre ou votre médecin vous conseillera peut-être de ramener un biberon d’eau sucrée qui va détourner l’attention du bébé de sa douleur au moment de la piqûre. Sachez que si vous allaitez, vous pouvez aussi donner le sein à votre bébé pendant la vaccination, c’est aussi efficace. C’est ce que j’ai fait pour mes deux filles. N’hésitez pas à le proposer de vous-même si votre médecin ne le fait pas. Ça ne les empêche pas d’avoir mal sur le coup quand même, elles ont toutes les deux lâché le sein pour hurler un bon coup mais l’envie de téter reprend vite le dessus (cinq secondes top chrono) et elles se sont toutes deux très vite calmées en tétant tranquillement. Bon après, il faut avoir le coeur de les décoller du sein après cette difficile épreuve… Perso, je ne l’ai pas eu. Je suis sortie du cabinet du médecin avec Crapulette en train de téter et je suis allée me poser dans la salle d’attente pour la laisser finir tranquillement. Heureusement que son papa était là pour s’occuper du reste (payer, donner la carte vitale, récupérer les affaires etc…)

Nombreux sont les adultes à redouter les piqûres, sachez toutefois que votre stress est communicatif, le mieux est donc d’être le plus détendu possible, pour que votre bébé ne panique pas encore plus. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je trouve qu’y aller en couple permet d’être plus détendu, ne serait-ce que parce que l’un des parents peut s’occuper exclusivement du bébé pendant que l’autre gère la logistique.

En ce qui concerne l’après-vaccin, j’ai constaté la même chose pour Coquillette et Crapulette après cette première vaccination : beaucoup de pleurs le soir. Par précaution, elles ont toutes deux eu une dose de Doliprane avant d’aller dormir (sirop ou suppo, peu importe tant que la dose est adaptée au poids de votre bébé). Elles ont ensuite toutes les deux fait la meilleure nuit depuis leur naissance ! Il faut bien se remettre de ses émotions… Par contre, les endroits correspondant aux piqûres restent sensibles pendant un moment (2 jours pour Crapulette), donc faites attention notamment au moment de l’habillage. Pour ne pas trop les embêter, je n’ai pas retiré les pansements tout de suite, j’ai attendu le deuxième soir et je l’ai fait dans le bain pour qu’ils partent plus facilement.

Voilà pour mon expérience, j’espère que ça pourra vous servir en temps voulu ! Et bon courage pour ce moment pas très agréable !

Tant de chemin parcouru

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Ça y est, j’ai recommencé à prendre des bains (enfin, j’ai trouvé le temps d’en prendre un, c’est déjà un bon début), et qui dit bain, dit souvent longues réflexions. Je me suis amusée à me souvenir de ce que j’étais il y a un an, deux ans, trois ans et vraiment, que le temps passe vite !

Il y a un an, j’étais maman d’un bébé tout juste sevré du lait maternel, qui commençait à trouver un rythme de sommeil correct, enfin. Nous avions trouvé notre équilibre, suffisamment en tout cas pour décider de mettre en route notre deuxième bébé. Nous ignorions alors que ça irait si vite et que moins d’un an après, je serai maman pour la seconde fois.

Il y a deux ans, j’étais une jeune femme enceinte qui venait d’avoir un accident de voiture (que je vous racontais ICI) et qui angoissait à l’idée que ça puisse avoir des répercussions sur son bébé. En attendant, je passais mes journées coincée dans le canapé avec une minerve, ignorant que ces moment d’oisiveté totale allaient bientôt disparaître totalement de mon quotidien !

Il y a trois ans, nous étions jeunes propriétaires de notre maison et j’enrichissais la pharmacie du coin en leur achetant tests de grossesse sur tests de grossesse. La projet bébé n’était lancé que depuis à peine plus d’un mois et je connaissais mes premiers déboires avec mes cycles irréguliers…

Il y a quatre ans, je venais à peine de terminer mes études, j’étais au chômage, installée officiellement avec mon homme depuis seulement quelques mois, dans un petit appartement dans une ville que je ne connaissais pas, dans un département que je ne connaissais pas. Quand j’étais fatiguée à l’époque, c’est parce que j’étais sortie en boîte la veille.

J’étais loin de me douter alors que quatre ans plus tard, nous aurions emménagé dans la maison en face de cet appartement, que nous aurions deux filles et que je serai en congé parental. Loin de me douter aussi que je passerais mes journées à faire des lessives, de la vaisselle, la cuisine, le ménage alors que j’étais à l’époque une si mauvaise femme d’intérieur ! (Alors que j’avais tant de temps !)

Evidemment, j’était encore plus loin de me douter de tout ça il y a dix ans, quand j’étais une adolescente rebelle qui jurait par ses grands dieux qu’elle ne se marierait jamais et n’aurait pas d’enfant, mais qu’elle ferait carrière comme musicienne dans un groupe de rock !

Je me demande quelle sera ma vie dans dix ans… Sera-t-elle telle que je me l’imagine ou totalement différente ? Mais je ne m’inquiète pas trop… Jusque ici, la vie m’a réservé tant de belles surprises !