S’accorder une pause

Depuis que je suis maman, mais plus particulièrement depuis que mon homme est parti pour son nouveau travail à l’autre bout de la France, j’ai souvent l’impression d’avoir la tête dans le guidon. Toute mes journées tournent autour de mes filles, des tâches ménagères, des obligations quotidiennes…

Le soir, quand j’ai réussi à coucher mes deux bébés, quand j’ai pendu le linge et débarrassé le séjour pour ne plus avoir l’impression de vivre dans une halte-garderie, je peux enfin lever la tête et prendre le temps de souffler. En général, à cette heure-là, je ne suis plus capable de grand chose, et il ne faut plus en demander beaucoup à mes neurones. Il y a donc une petite liste de choses que j’aime faire pour me vider la tête :

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* regarder un film ou une série (d’ailleurs, c’est bientôt le retour de Game of Thrones !), blottie sous mon plaid

* prendre un bain à la lueur d’une bougie parfumée

* parcourir mes blogs préférés ou en découvrir de nouveaux (et par la même occasion, ajouter en favoris des tas de DIY géniaux que je n’aurai jamais le temps de faire !)

* jouer à des jeux en ligne, pas des jeux d’argent hein, mais juste des jeux qui me permettent de me déconnecter pour un temps, de débrancher l’histoire d’une demi-heure. Paradoxe, après avoir cuisiné toute la journée, ce sont les jeux de cuisine que j’apprécie particulièrement, comme Papa’s Pancakeria.

* et bien sûr, Skyper avec mon cher et tendre qui, de son côté, s’ennuie tout seul dans son appart-hôtel

Toutes ces choses ne sont pas productives a priori, sauf que faire quelque chose d’inutile, parfois, ça peut être utile (j’ai bien conscience que là, je ne suis pas très claire). Me vider ainsi l’esprit me permet de ne pas éclater comme une cocotte-minute et d’être plus disponible pour mes filles le lendemain matin.

Et vous, vous faites quoi pour vous vider la tête quand le besoin s’en fait sentir ?

L’instinct maternel, ou quand les tripes parlent

Cela faisait longtemps que j’avais envie de parler d’instinct maternel. Finalement, ce terme est assez flou. Qu’appelle-t-on réellement l’instinct maternel ? Avant d’avoir des enfants, je pensais que cet instinct était ce qui guidait une mère pour faire les choses correctement avec son bébé. J’entends par là changer une couche, donner un biberon, porter son bébé, etc… Et quand Coquillette est née, j’ai été plutôt désemparée de voir qu’il ne m’était pas du tout naturel de changer une couche, et que je n’étais même pas très bonne pour ça.

Le temps passant, j’ai compris que l’instinct maternel n’était pas ce que j’avais imaginé. J’ai compris que ce n’était pas parce que je me sentais maladroite en changeant les couches ou en faisant la toilette de mon bébé que je n’avais pas été dotée de cet instinct. Peut-être certaines d’entre vous auront un avis différent sur la question, mais pour moi, l’instinct maternel est quelque chose que je ressens très intensément, physiquement, c’est viscéral. Je pourrais aussi le qualifier d’instinct protecteur. C’est ce qui fait que si mon bébé pleure, j’ai envie (ou besoin) de m’occuper de lui sans attendre, c’est ce qui fait que je frémis quand quelqu’un le prend dans ses bras, c’est ce qui fait que je sais tout de suite quand quelque chose ne va pas. Récemment, nous avons eu droit à une épidémie de grippette à la maison. J’ai su que Coquillette l’avait attrapée la veille au soir du jour où elle l’a réellement déclarée. C’est ce qui fait aussi que si je suis dans une autre pièce, je sais si c’est Crapulette ou Coquillette qui pleure, même si d’autres bébés ou enfants sont avec.

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Si j’ai eu envie de parler de ça ce soir, c’est parce que j’étais en train de regarder la saison 2 de la série Masters of sex et que dedans, un bébé pleurait sans que personne n’intervienne. Je me suis rendu compte que je ne le supportais pas. J’ai connu le même phénomène quand j’étais enceinte de Crapulette, devant Breaking Bad cette fois, voir le visage d’un bébé en train de pleurer m’a littéralement fait fondre en larmes. Bon évidemment, j’étais enceinte, mon état de grande émotivité n’a donc rien arrangé !

Je me demande si cela est dû au fait que j’ai deux bébés à la maison, ou si c’est à cause des hormones que mon corps produit parce que j’allaite encore ? Est-ce un phénomène qui va perdurer ? Et vous, avez-vous identifié des changements dû à l’instinct maternel chez vous ? Est-ce passé avec le temps ?

Mamans au foyer, soyez fières de vous !

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Hier, j’aurais dû reprendre mon travail, laisser ma fille de même pas 3 mois à quelqu’un que je connais pas, ainsi que mon autre fille de 19 mois. Au lieu de ça, au lieu de littéralement m’arracher le coeur, j’ai choisi de prendre un nouveau congé parental, comme je l’avais fait après la naissance de Coquillette. Dans ce billet, je vous parlais à l’époque de ce choix et de ses conséquences financières. Aujourd’hui, après avoir passé près de 2 ans en tant que mère au foyer, je voudrais revenir sur un autre aspect du congé parental : ce que je ressens au quotidien.

Etre mère au foyer, c’est plus qu’un métier, parce que ça ne s’arrête jamais. On donne le sein, on cuisine, on change des couches, on passe l’aspirateur, on fait les vaisselles, on gronde, on câline, on se bat pour faire dormir un bébé pendant 30 malheureuses minutes, on essuie des larmes, on mouche des nez, on étale de l’Arnica sur les petits bobos, on se réveille la nuit pour un cauchemar, une dent qui pousse, une tétée, on va chez le pédiatre, on se promène avec une poussette, un porte-bébé ou une écharpe de portage, on fait des lessives, beaucoup, on se fait vomir dessus, on oublie parfois de penser à soi et par penser à soi j’entends : manger, faire pipi, s’habiller autrement qu’en pyjama. Bref, ce n’est certainement pas la première fois que vous lisez ça, que vous soyez concernés ou non par le congé parental.

Mais en fait, je ne me plains pas du tout. C’est vrai, si j’avais repris le travail, je pourrais prendre une heure pour manger le midi, je pourrais aller aux toilettes, porte fermée, quand j’en ai envie, je pourrais passer environ deux heures par jour, tranquillou dans ma voiture, à écouter de la musique (de la vraie, pas des comptines), sans avoir à me retourner toutes les 30 secondes parce qu’un doudou est tombé ou que la route est trop longue, je pourrais parler à des adultes autrement qu’au téléphone, j’aurais une bonne raison de mettre des vêtements convenables chaque jour. Mais j’aurais aussi une énorme boule au ventre de devoir laisser mes filles. Je leur imposerais des horaires absurdes, déjà difficiles pour un adulte alors pour un enfant, n’en parlons même pas. Je ne pourrais pas cuisiner des petits plats maison pour Coquillette, et je ne pourrais plus allaiter Crapulette parce que je sais que tirer mon lait au bureau, je n’aurais pas pu tenir le rythme. Je raterais des étapes importantes de leur développement, je raterais peut-être la première phrase de Coquillette ou le premier fou rire de Crapulette. Elles passeraient plus de temps avec une assistante maternelle ou du personnel de crèche qu’avec leur propre mère. Et ça, je ne peux vraiment pas l’envisager. Le rythme infernal de ce métier à temps plein, je m’y suis habituée, et si mes journées sont fatigantes, elles sont tout de même agréables. J’aime être une maman 24h/24.

Il n’y a finalement qu’une seule chose qui soit vraiment difficile, en tout cas pour moi, c’est le manque de reconnaissance. Il n’y a pas de collègues ou de supérieur pour te dire que tu as bien fait ton job, on ne te remercie pas pour quelque chose que tu as particulièrement bien fait. Quand tu te surpasses, que tu accomplis des petits actes d’héroïsme au quotidien (si si je vous assure, il y a des moments où ça se rapproche de l’héroïsme), il n’y a personne pour le voir, personne pour le dire. Et quand on retrouve des amis pour une soirée, quand on aborde le sujet « boulot » et que chacun y va de sa petite histoire méga intéressante, à toi, on te demande plutôt « tu ne t’ennuies pas trop ? ». Je ne vous dis pas si par malheur, on se met à raconter des anecdotes sur nos journées. En quelques secondes, on s’aperçoit que les autres n’écoutent plus que par politesse, d’une oreille, sans voir quoi que ce soit d’intéressant à ce qu’on raconte. Quand mon homme rentre du travail le soir et que la maison est rangée, propre, les filles couchées, le repas préparé (évidemment, ce n’est pas le cas chaque soir hein), j’aimerais parfois qu’il remarque tout le bon boulot que j’ai fait, tout ce que ça m’a demandé comme énergie. Je ne lui en veux pas, il a eu une dure journée, il est content de rentrer et tout ça lui semble finalement naturel. Je sais que quelque part, il est quand même conscient du travail que je fais à la maison, j’aimerais simplement l’entendre de temps en temps…

J’ai fini par comprendre que cette reconnaissance que j’attendais ne viendrait pas forcément et qu’il valait mieux que ça vienne de moi, finalement. Alors aujourd’hui, je le proclame, et j’invite toutes les mamans au foyer à faire de même : je suis une bonne maman, une maman qui déchire ! Je sais que je peux être fière de moi et de tout ce que j’accomplis au quotidien, même si je ne fais pas toujours tout ce que je voudrais. Après tout, je ne peux quand même pas rallonger les journées ! Et mes deux filles qui progressent chaque jour, mes deux filles si adorables qui me remplissent de fierté plus que tout, sont le plus beau reflet de ma réussite.

PS : j’ai hésité avant d’opter pour ce titre, parce que j’ai eu peur qu’il soit mal interprété. Je voudrais donc préciser que toutes les mamans peuvent être fières d’elles et de leur choix, qu’elle aient repris une activité professionnelle ou non. Simplement, je voulais envoyer un petit message de sympathie aux mères au foyer qui, comme moi, manqueraient parfois un peu de reconnaissance.

Tant de chemin parcouru

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Ça y est, j’ai recommencé à prendre des bains (enfin, j’ai trouvé le temps d’en prendre un, c’est déjà un bon début), et qui dit bain, dit souvent longues réflexions. Je me suis amusée à me souvenir de ce que j’étais il y a un an, deux ans, trois ans et vraiment, que le temps passe vite !

Il y a un an, j’étais maman d’un bébé tout juste sevré du lait maternel, qui commençait à trouver un rythme de sommeil correct, enfin. Nous avions trouvé notre équilibre, suffisamment en tout cas pour décider de mettre en route notre deuxième bébé. Nous ignorions alors que ça irait si vite et que moins d’un an après, je serai maman pour la seconde fois.

Il y a deux ans, j’étais une jeune femme enceinte qui venait d’avoir un accident de voiture (que je vous racontais ICI) et qui angoissait à l’idée que ça puisse avoir des répercussions sur son bébé. En attendant, je passais mes journées coincée dans le canapé avec une minerve, ignorant que ces moment d’oisiveté totale allaient bientôt disparaître totalement de mon quotidien !

Il y a trois ans, nous étions jeunes propriétaires de notre maison et j’enrichissais la pharmacie du coin en leur achetant tests de grossesse sur tests de grossesse. La projet bébé n’était lancé que depuis à peine plus d’un mois et je connaissais mes premiers déboires avec mes cycles irréguliers…

Il y a quatre ans, je venais à peine de terminer mes études, j’étais au chômage, installée officiellement avec mon homme depuis seulement quelques mois, dans un petit appartement dans une ville que je ne connaissais pas, dans un département que je ne connaissais pas. Quand j’étais fatiguée à l’époque, c’est parce que j’étais sortie en boîte la veille.

J’étais loin de me douter alors que quatre ans plus tard, nous aurions emménagé dans la maison en face de cet appartement, que nous aurions deux filles et que je serai en congé parental. Loin de me douter aussi que je passerais mes journées à faire des lessives, de la vaisselle, la cuisine, le ménage alors que j’étais à l’époque une si mauvaise femme d’intérieur ! (Alors que j’avais tant de temps !)

Evidemment, j’était encore plus loin de me douter de tout ça il y a dix ans, quand j’étais une adolescente rebelle qui jurait par ses grands dieux qu’elle ne se marierait jamais et n’aurait pas d’enfant, mais qu’elle ferait carrière comme musicienne dans un groupe de rock !

Je me demande quelle sera ma vie dans dix ans… Sera-t-elle telle que je me l’imagine ou totalement différente ? Mais je ne m’inquiète pas trop… Jusque ici, la vie m’a réservé tant de belles surprises !

 

Ne pas compter

Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu. Et bien c’est excessivement vrai lorsqu’on a deux enfants en bas âge dont on s’occupe 24h/24. En tout cas, c’est que je vous conseille pour ne pas sombrer dans le plus grand désespoir !

Ne pas compter ses heures de sommeil pour commencer. On survit à un faible nombre d’heures de sommeil par nuit, on s’y fait (presque) et on arrive quand même à assurer pendant les journées. Mais si chaque matin, on commence à compter combien d’heures on a dormi, si chaque nuit on passe son temps à zieuter le réveil en attendant que bébé finisse de téter, bonjour la déprime !

Ne pas compter le nombre de couches changées par jour ni le temps qu’on y passe. On sait que c’est beaucoup, ça ne sert à rien de tenir un livre de comptes.

De même, ne pas compter les tétées et les heures passées le sein à l’air.

Ne pas compter les litres de lait régurgité à éponger après ces mêmes tétées…

Ne pas compter le nombre de bodys, bavoirs et serviettes, lavés, pendus et rangés chaque jour, en particulier quand on a un bébé régurgiteur…

Ne pas compter le nombre de pas qu’on fait pendant la journée. Entre le bébé qui a besoin d’être en mouvement pour s’endormir, celui, plus âgé, après lequel il faut courir parce qu’il fait des bêtises dans tous les coins, les balades quand il fait beau, les allers-retours dans l’escalier, etc… les jeunes parents doivent en faire des kilomètres. Et dire que les mamans ne sont pas censées faire de sport avant d’avoir rééduqué leur périnée !

Ne pas compter les biberons, petites cuillères en plastique et autres tasses à bec qui viennent s’ajouter à la vaisselle quotidienne et qui ne restent jamais plus de cinq minutes sur l’égouttoir.

Ne pas compter le nombre de fois où l’on répète les mêmes choses (pas étonnant qu’on ait du mal à suivre une conversation normale entre adultes après).

Ne pas compter les larmes essuyées, ni les petits bobos à soigner.

Ne pas compter les décibels que nos bébés sont capables d’atteindre de jour comme de nuit (mais en vrai, ils font un concours ou quoi ??)

Tout ça, histoire de conserver votre intégrité mentale…

Mais mieux vaut ne pas compter non plus les centaines de bisous reçus, les dizaines de câlins distribués, les milliers de sourires avec ou sans dents, les innombrables instants de vie qu’on n’oubliera jamais, du premier « maman » aux premiers pas. Pourquoi ? Parce qu’on n’en viendrait jamais à bout, comme si on comptait les grains de sable d’une plage…

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Maman pieuvre

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Si c’était aujourd’hui que je créais mon blog, je pense que je ne l’aurais pas appelé Maman 24h/24 (bien que ce soit toujours le cas) mais plutôt Maman Pieuvre. Je n’ai pourtant que deux bras, mais je me sens comme si j’en avais six. Bon en réalité, c’est surtout que j’en aurais bien besoin de six pour gérer mes deux crapules.

Je change une douzaine de couches par jour, je donne huit fois le sein (au bas mot), je prépare trois biberons, quatre repas pour Coquillette, deux pour nous, je donne un à deux bains, lance une lessive, range le linge, lis dix fois la même histoire, gère une petite dizaine de caprices et autres crises, éponge environ trois grosse flaques de régurgitations à des endroits divers, mais souvent en partie sur moi-même, ce qui m’amène à changer de vêtements trois fois également, et ce qui rend ma douche quotidienne non négociable. Je me lève minimum trois fois par nuit et Crapulette nous rejoint dans le lit vers 6h ou 7h, heure à laquelle je ne me sens plus capable d’allaiter en position assise dans sa chambre, parce que j’ai les jambes qui flageolent et la tête qui tourne. Une heure plus tard cependant, je suis sur le pont puisque Coquillette se lève et Crapulette ne veut de toute façon plus dormir. Bizarrement, je ne me sens pas vraiment fatiguée pendant la journée et même si je suis débordée, je me sens bien, plutôt cool (alors que j’étais totalement dépassée avec un seul bébé à la naissance de Coquillette, allez comprendre !) et surtout, très heureuse. J’aime notre vie à quatre.

Bon et puis pour l’instant, je triche un peu, puisque le papa des demoiselles est encore en congé et me file un sacré coup de main ! Mais lundi, c’est fini ! Il reprend le boulot et du coup moi aussi, j’appréhende un peu de devoir tout gérer en même temps à longueur de journée et je me doute qu’il va me falloir un peu de temps avant de trouver LA bonne organisation qui me permettra d’être une maman pieuvre digne de ce nom. Quelque chose me dit aussi que je vais sacrément me remuscler parce que porter mes deux bébés en même temps, dont un grand bébé de 9,5 kilos, c’est pas de la tarte ! Et Crapulette est en train d’attraper cette obsession qu’avait sa grande soeur de toujours vouloir être dans nos bras… Je vais donc sous peu ressortir l’écharpe de portage mais elle est pleine d’inconvénients aussi : trop chaude, trop longue et compliquée à mettre, trop salissante mais trop longue à sécher vue sa taille. Je me tâte donc à tenter le sling, mais sans savoir vers quelle marque me tourner : Ling Ling d’Amour ? Sukkiri ? La PESN de JPMBB ? Vous en avez à me conseiller ?

Je sollicite en tout cas votre indulgence : vu cet emploi du temps surchargé, j’ai parfois un peu de mal à trouver du temps pour le blog, et vous comprendrez que la priorité va à mes deux amours de filles ainsi qu’à mon homme. Malgré tout j’ai plein de choses en tête à vous raconter, donc vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement !

 

Des nouvelles du front

Vous l’avez remarqué, je n’écris plus beaucoup sur le blog en ce moment… Non non je n’ai pas encore accouché, mais avec la naissance de Crapulette qui approche à grands pas (plus que quelques jours quoi qu’il arrive !), je me sens vraiment l’esprit à autre chose, j’ai envie de finir tout ce qu’il y à faire d’urgent à la maison et en plus, je profite bien souvent des siestes de Coquillette pour dormir moi aussi. Malgré tout je n’oublie pas le blog et j’ai plein de projets pour lui !

J’ai notamment l’intention de vous programmer toute une série d’articles sur les produits, marques et enseignes de puériculture incontournables à la naissance d’un bébé (en tout cas ce que j’ai jugé indispensable d’après ma propre expérience). Une ou plusieurs petites surprises pourraient bien accompagner cette série, ne ratez donc pas l’actualité du blog ces prochaines semaines !

A part ces quelques nouvelles bloguesques, la vie continue son petit bonhomme de chemin chez Maman 24h/24 ! Coquillette grandit beaucoup et entre dans sa phase de rébellion (chez BB80, j’ai lu l’expression « crise de bébélescence », c’est tellement ça !). En vrac, cela donne une petite fille (dur de parler encore de bébé à cet âge !) qui grimpe dans le canapé et s’y met debout alors qu’elle sait trèèès bien qu’elle n’a pas le droit, sourit quand on lui demande de s’asseoir et au lieu d’obtempérer, se met à sautiller (grrrrrr). Mais aussi qui va jusqu’aux tiroirs du buffet qu’elle n’a pas le droit d’ouvrir, attend bien qu’on la regarde, puis l’ouvre avec un regard espiègle et un grand sourire de défi. Je vous passe les crises au parc ou dans les magasins parce qu’elle veut absolument marcher toute seule, sans qu’on lui tienne la main (alors qu’il y a un étang à moins d’un mètre, non mais hooo !!). elle refuse également qu’on lui donne à manger : maintenant c’est ELLE qui se nourrit seule, et tant pis si tout finit par terre parce qu’elle ne maîtrise pas le maniement de la cuillère, elle préfère finir l’estomac vide… L’autre jour, j’ai croisé la voisine qui m’a gratifié d’un « elle a du caractère, on l’entend hein !! ». Ben oui, désolée, je n’ai pas encore trouvé le moyen de l’empêcher de s’exprimer, et ton chien qui aboie même la nuit, on en parle ??

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A la maison, c’est donc un peu la guerre en ce moment, la situation justifiant amplement le titre de cet article à mes yeux ! Malgré tout, un bébé qui grandit ce ne sont quand même pas que des prises de tête et il y a des tas de moments tellement parfaits pour compenser tout ça ! Ce matin, on a cueilli des prunes dans le jardin, je lui tendais les fruits qu’elle attrapait et rangeait soigneusement dans son petit seau (elle a un peu peur de les cueillir directement dans l’arbre pour l’instant). Elle était emmitouflée dans son petit manteau rose (il ne fait pas très beau par chez nous en ce moment) et souriait, s’appliquant avec tant de délicatesse dans sa tache que je ne pouvais pas m’empêcher, moi aussi, de sourire en permanence.

Si elle ne parle toujours pas plus qu’avant (son vocabulaire se limite à « papa » et « caca » qui signifie en fait canard), elle comprend de mieux en mieux tout ce qu’on lui dit : si je lui donne un mouchoir en lui demandant de se nettoyer le nez, elle le fait puis accepte aussi d’aller le jeter à la poubelle après. Elle est aussi capable d’aller mettre d’elle-même ses bavoirs dans le panier de linge sale et ça lui est venu d’elle-même, sans qu’on lui demande quoi que que ce soit ! Je crois qu’on est tombé sur une hyper observatrice, on a intérêt à faire attention à tous nos faits et gestes !

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Maintenant qu’elle sait faire des bisous qui claquent, il est fréquent qu’elle aille voir un chat et lui colle une peluche sur la tête en faisant le bruit du bisou, c’est juste adorable !

Je pourrais continuer cette liste encore bien longtemps, et elle serait bien plus longue que celle de ses bêtises ! Voici donc qu’elles étaient les nouvelles du front, mais d’un front rose bonbon et qui sent le bonheur à plein nez ! (Sans parler que dans quelques jours, monsieur le papa de Coquillette et de la future Crapulette est en congés pour quasiment cinq semaines !!

Le bonheur et quelques angoisses à l’horizon

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Comme il y a 17 mois, je suis sortie de chez ma gynéco lundi avec une drôle de sensation au fond de moi.

C’était la dernière fois que je la voyais avant l’accouchement et cette consultation ressemblait presque à des adieux.

Ça a commencé comme d’habitude : une heure de retard (mais je lui en veux pas, je sais qu’elle prendra du temps pour moi sur son emploi de temps déjà bien chargé le jour où j’entrerai au bloc), un « bonjour Madame comment allez-vous ? », le point sur les derniers résultats de prise de sang…

La charmante balance de son cabinet m’a annoncé un joyeux +14 kilos au compteur (gloups ! en même temps, je comprends mieux mon mal de dos maintenant…) et la rapide écho a montré un bébé parfaitement bien placé. « Tout va bien Madame ! », m’a-t-elle rassurée de son air joyeux habituel.

J’ai maintenant pour seule consigne de me rendre au bloc dès que les contractions seront douloureuses et régulières toutes les 10 à 15 minutes. « Ça a été un plaisir ! », a-t-elle rajouté avant de me souhaiter bon courage.

Maintenant, ça peut arriver n’importe quand, et c’est ça qui me fait me sentir toute drôle. Un mélange d’excitation à l’idée de rencontrer notre nouveau bébé, mais aussi de beaucoup d’angoisses. Avec les amis, la famille, on en parle en riant, on parie sur les dates,  en fonction du calendrier lunaire ou en fonction des anniversaires qu’il y a déjà à cette période. Je parie aussi (pour le 17, ça me laisse encore du temps !) mais à chaque fois qu’on en parle, je me revois sur cette table, tordue par des douleurs dont je suis tout bonnement incapable de me souvenir. Ce dont je me souviens en tout cas c’est que j’avais envie de tout sauf de rire. Et pourtant mon accouchement s’est bien passé. Soit, j’ai eu ma péridurale très tard puisque j’étais déjà ouverte à 8 cm, mais je n’ai ensuite plus rien senti. J’ai terriblement peur de cette douleur qui vient après, que je n’ai pas connue mais que je pourrais connaître cette fois, comment savoir ? Et puis les choses avaient bien commencé : j’ai tranquillement perdu les eaux en allant aux toilettes un matin, j’ai ensuite pris le temps de me préparer avant de me rendre au bloc sans avoir encore ressenti la moindre contraction douloureuse. Que se passera-t-il cette fois-ci ? La douleur me réveillera-t-elle en pleine nuit ? Surviendra-t-elle alors que je serai seule avec ma fille ?

Les douleurs post-partum, bien moins brèves que celles de l’accouchement, me font aussi peur… Aurais-je encore l’impression d’avoir le coccyx cassé ?

Alors voilà, aujourd’hui, j’annonce officiellement que je n’accoucherai pas, non non, je garde mon bébé bien au chaud dans mon ventre ! Evidemment, ce serait un peu trop facile… Non seulement je n’y couperai pas, mais en plus je n’aurai pas le choix de la date ni d’emprise sur le déroulement des événements…

Je n’ai donc plus qu’à attendre en croisant les doigts ! Tout est en tout cas prêt pour ce grand jour : de la valise à la chambre de Crapulette, en passant par le cadeau que je compte offrir à Coquillette à la naissance de sa petite sœur, fait main, pas du tout parfait mais plein d’amour et dont je vous reparlerai à l’occasion. Alors comme dirait l’autre, il n’y a plus qu’à !

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(Mes valises qui prennent les poils de chat en attendant le jour J)

Laissez-moi dormiiiir, laiissez-moiiii

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Titre à lire en musique, avec la voix de Dalida bien sûr !

Ce soir, je vous raconte ma vie et surtout, ma nuit pourrie et mes tentatives de siestes échouées. Je culpabilise un peu de me plaindre pour si peu alors que Coquillette fait ses nuits depuis de longs mois maintenant mais depuis 24 heures, j’ai un peu l’impression que le dieu du sommeil s’acharne contre moi ! Et puis on pardonne tout aux femmes enceintes non ? Alors allez, aujourd’hui, je me plains un peu !

Hier soir, comme il faisait chaud, je couche Coquillette avec simplement sa couche, comme souvent quand il fait 25°C ou plus dans sa chambre. Non sans lui avoir donné auparavant une dose de Camilia puisque sa quatrième pré-molaire est sur le point de sortir et qu’elle a un peu de mal à percer. Evidemment, je m’attends à une nuit un peu perturbée.

Coquillette se met à chouiner pendant la soirée mais se rendort immédiatement, avant que j’aie le temps de monter la voir. On se couche un peu avant minuit, avec la fenêtre de notre chambre ouverte pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Malgré l’heure tardive, je trouve qu’il y a encore beaucoup de circulation et le bruit des voitures m’empêche de m’endormir (en plus les pompiers passent toutes sirènes hurlantes). Là-dessus, Crapulette se déchaîne dans mon bidon et vu qu’elle commence à être à l’étroit, autant vous dire que je morfle ! Au bout d’un moment, malgré tout, je commence quand même à sombrer. A ce moment-là, hurlements en provenance de la chambre de Coquillette. Cette fois, ça ne se calme pas et je me lève donc. Il est minuit et demi. J’arrive dans sa chambre et avec la lumière du palier qui est allumée, la première chose que je vois est… une paire de fesses nues ???

J’allume donc la lumière de sa chambre et ne peux que constater les dégâts. La couche gît au bout du lit, visiblement vide donc Coquillette a dû la retirer à peine couchée. Si elle est vide, ce n’est pas le cas du lit : ma fille est couchée sur le ventre, nue au milieu d’une immense flaque de pipi, ainsi que tous ses doudous, tant qu’à faire. Elle est elle-même trempée et pleure, ce que je peux bien évidemment comprendre. Je la prends dans mes bras, me retrouvant aussitôt moi-même pleine de pipi, et j’appelle son papa à la rescousse. Pendant qu’il va la changer et la nettoyer, je m’occupe du lit. Heureusement, l’alèse a bien fait son boulot et le matelas est impeccable ! On se rince vite fait nous aussi (oui, mon homme aussi est passé par la case plein de pipi), je lance une lessive et je retourne coucher Coquillette, visiblement complètement dans le gaz…

Sauf que… pas moyen de la rendormir. Dès que je ferme la porte de sa chambre, elle se remet à hurler. Je finis par réussir à la calmer et je retourne me coucher à 1h30. Maintenant, c’est moi qui ai bien du mal à me rendormir. Je suis tout ce qu’il y a de plus réveillé et à cause de la fenêtre ouverte, notre porte bouge et fait clac-clac, ce qui m’énerve passablement. Une fois la porte bloquée, je commence enfin à retrouver le chemin du sommeil bien mérité (il est déjà plus de 2 heures) mais soudain, nouveaux hurlements de Coquillette ! Un réveil à mettre sur le compte des dents cette fois-ci, probablement, et il n’y a que dans mes bras qu’elle se calme. Je m’installe donc dans le fauteuil de sa chambre pour lui faire un gros câlin et au bout d’un moment, elle commence à se laisser aller et à s’endormir. C’est alors que son papa se met à ronfler bien fort. Aussitôt Coquillette est intriguée et commence à pointer du doigt la direction de notre chambre en appelant. Rhaaaaa ! Bref, après avoir fait taire le ronfleur, il me faudra encore un bout de temps pour rendormir la non-dormeuse… Recouchée à 3 heures, je serai ensuite réveillée toutes les heures par les chouinements de Coquillette. Le réveil a sonné à 7h30, pour une fois, Coquillette dormait encore, mais pas pour longtemps.

Je me suis levée crevée mais surtout, avec des contractions que ne me plaisaient pas des masses. J’ai donc décidé de profiter des siestes de Coquillette pour dormir moi aussi. Elle s’est endormie sans problème le matin, mais le voisin a décidé de faire des travaux justement à ce moment-là. Re-rhaaaa!!! Pas moyen de dormir le matin donc et l’après-midi, Coquillette n’a daigné dormir que 30 minutes, à peine le temps pour moi de trouver le sommeil.

Je pourrais dire que c’était une mauvaise journée mais en fait, même pas. Aujourd’hui, pour la première fois, Coquillette s’est mise à envoyer des bisous en faisant claquer ses lèvres. Et c’est juste la chose la plus mignonne que j’aie jamais vue…

 

Concevoir #4 : quand tout marche comme sur des roulettes

Un peu absente ces derniers temps (nouvelle inondation, beaucoup de choses à faire, fatigue…), je vais quand même essayer de me rattraper avant la naissance de Crapulette ! D’ailleurs, en parlant de la petite deuxième, il me restait encore à vous raconter les circonstances dans lesquelles je suis tombée enceinte d’elle, après vous avoir expliqué nos quelques déboires pour Coquillette (Episode 1, Episode 2, Episode 3 pour les retardataires).

bidonpiscine

Comme le dit le titre, on n’aurait pas pu rêver mieux ! On a décidé quand Coquillette avait 6 mois et que j’étais en train d’arrêter d’allaiter qu’on ne voulait pas attendre plus longtemps pour avoir un deuxième enfant, pour des raisons que je vous expliquerai un de ces jours. On savait aussi que ça risquait de prendre un petit peu de temps, je n’avais pas encore eu mon retour de couches et après l’arrêt de ma pilule, mes cycles étaient devenus hyper irréguliers.

On a aussi décidé, en même temps, de ne pas se prendre la tête avec ça. On ne voulait pas de nouveau transformer notre sexualité en travaux pratiques, on ne voulait pas redevenir obsédés par le sujet comme j’avais pu l’être et il était hors de question que je me remette à faire des tests de grossesse au moindre retard ou symptôme imaginaire. On avait aussi en tête que ça avait marché une première fois naturellement, et qu’il n’y avait donc pas de raison que ça ne remarche pas naturellement une deuxième fois. Bref, nous étions détendus, l’un comme l’autre, ce qui a certainement joué en notre faveur.

La deuxième chose qui a joué en notre faveur, c’est ma première grossesse. C’est comme si le fait d’avoir été enceinte avait remis les choses en place (j’avais fait le chois de ne plus reprendre de pilule après mon accouchement) et mes cycles sont devenus normaux, mais vraiment parfaitement normaux. Trois semaines après l’arrêt de l’allaitement exclusif, j’ai eu mon retour de couches (bon par contre horrible ça, je vous raconterai aussi à l’occasion) puis un cycle à peine plus long que 28 jours, mais en tout cas plus court que tout ce que j’avais pu connaître avant, puis je suis a priori tombée enceinte le 14e jour de ce 2e cycle.

Je ne l’ai pas su tout de suite, parce que je n’aurais jamais pu croire que j’aurais un cycle si court. J’ai commencé à avoir des doutes deux semaines après, et quand j’ai fait mon test avec la quasi-certitude d’être enceinte, je l’étais déjà depuis un mois complet. Bon le point noir, c’est que du coup, alors que j’étais enceinte sans le savoir, j’ai bu un peu de champagne à Noël, à Nouvel An, un peu de cidre pour la galette mais heureusement, je ne tenais plus l’alcool donc c’étaient de très petites quantités.

Voilà en tout cas comment Crapulette nous est arrivée, et comment elle s’est arrangée pour n’avoir que 17 mois d’écart avec sa grande soeur ! Et maintenant, il ne nous reste plus qu’à l’attendre !