Episio vs. déchirure : le bilan

Mes deux accouchements ont été très différents l’un de l’autre et si pour Coquillette, ma gynéco était présente et a pris le temps de me faire une épisiotomie, Crapulette est arrivée tellement vite que la sage-femme n’a quasiment eu le temps que de la réceptionner au vol (bon ok, j’exagère un tout petit peu).

Avant cela, j’en avais entendu des vertes et des pas mûres à propos de la déchirure comme à propos de l’épisiotomie. Ma grand-mère, qui a eu les deux aussi, m’avait dit que l’épisiotomie était préférable. Mais dans mes lectures, j’ai souvent noté qu’on considérait que l’épisiotomie était pratiquée de façon trop systématique et qu’une déchirure était de toute façon mieux. Je pense que dans tous les cas, ça dépend de l’importance de l’épisio ou de la déchirure et des soins qui sont pratiqués ensuite. Je vais quand même vous parler de mon expérience à ce propos.

D’abord, il faut savoir que si j’ai eu une déchirure la deuxième fois, c’était à cause de la précédente épisiotomie qui avait fragilisé la zone, c’est ce que m’a expliqué le gynéco qui m’a recousu. Sinon, Crapulette serait probablement passée sans difficulté. Contrairement à ce que je vous avais annoncé quelques semaines avant mon accouchement, je n’ai pourtant pas pratiqué le massage du périnée durant mon dernier mois de grossesse. Je me demande donc si la première épisiotomie était vraiment justifiée et surtout, je constate qu’elle a fait des dégâts en fragilisant la zone sur le long terme.

Pour ce qui est de la douleur sur le coup, je n’ai rien senti pour l’épisio puisque j’étais sous péridurale (voir le récit de mon premier accouchement ICI et ICI), mais je n’ai rien senti non plus au moment de la déchirure la deuxième fois, bien que mon anesthésie ait été inefficace (voir ICI pour ceux qui l’ont raté). En même temps on sent déjà tellement d’autres choses que je ne pouvais pas m’en rendre compte !

Les soins sont ensuite les mêmes dans les deux cas : se laver régulièrement avec du savon type Saforelle, bien sécher et appliquer généreusement de l’éosine avec une compresse. Seule différence pour moi : le fil utilisé pour me recoudre. Il a fallu couper le noeud à la sortie de la maternité après la déchirure et ce n’est franchement pas agréable, en plus d’être flippant (je revois l’infirmière rapprocher sa lame aiguisée et me dire : « surtout ne bougez pas hein ! » Gloups !). Mais ça n’a rien à voir avec épisio ou déchirure, je pense que c’était juste une préférence du gynéco. Au passage, ce petit point de suture, c’était un peu du luxe puisque le gynéco m’a expliqué qu’en réalité, j’aurais pu m’en passer, le  déchirure étant vraiment minime.

L’énorme différence entre les deux, finalement, ce sont les douleurs dans les jours/semaines d’après. Je me souviens qu’après avoir accouché de Coquillette, je disais souvent que j’avais mal à mon épisio. Quand je m’asseyais, quand je faisais certains mouvements, et évidemment, au moment des rapports… La douleur a persisté plusieurs semaines et même si ce n’était pas du tout insupportable, c’était quand même loin d’être agréable et quand on sait qu’on aurait peut-être pu faire sans, c’est rageant. Au contraire, après la déchirure, je n’ai quasiment pas eu mal, à peine quelques jours.

J’ai également l’espoir que mon périnée ait moins souffert en ayant pas eu à subir d’épisio et que la rééducation soit rapide.

Bref, vous l’aurez compris, pour moi, le choix entre les deux est évident et si je devais avoir un troisième enfant, je demanderais à ce qu’on ne me fasse pas automatiquement d’épisiotomie. En plus, l’épisiotomie n’évite pas forcément la déchirure, j’ai une amie qui a eu les deux en un seul accouchement…

PS : je suis désolée pour l’absence d’illustration mais là, je me suis sentie un peu à court d’idée ! 😉

L’arrivée en trombe de Crapulette

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Crapulette a décidé de nous rejoindre le jeudi 11 septembre et on peut même dire qu’elle était d’un seul coup très pressée de nous rejoindre ! Alors non mon deuxième accouchement n’a pas été parfait, oui il a été douloureux, mais je ne peux pas vraiment me plaindre parce qu’au moins, il a été très rapide. Et j’ai plutôt bien géré l’affaire, en tout cas jusqu’au moment où j’ai annoncé à mon mari que j’allais « mourrrrriiiiirrrr », les yeux emplis de détresse. (La preuve qu’on oublie vite, à peine plus d’une semaine après, je suis déjà capable d’en rire !)

Le travail a commencé alors que Coquillette passait trois jours chez sa grand-mère pour que nous puissions profiter de quelques jours en amoureux avant le début de notre vie à quatre. Nous avions quand même déjà eu le temps de faire deux restos, un ciné, une grasse matinée, le timing était donc plutôt bon ! Les contractions m’ont réveillée un peu avant 3h30 du matin. Je n’étais pas sûre du tout que ce soit ça, la douleur n’était pas très forte, mais elle m’empêchait de me rendormir et je me suis donc levée, tout en laissant mon homme dormir. J’ai rangé un peu le salon, j’ai fait la vaisselle, et je me suis vite rendu compte que non seulement les contractions persistaient, mais se rapprochaient de plus en plus. J’ai préparé un thermos de café pour que mon mari tienne le coup à la maternité, et j’étais en train de compléter ma valise quand il s’est justement réveillé. Un peu dans le gaz il a commencé à se préparer, je suis allée prendre une douche, cool, mais quand j’ai vu que les contractions survenaient toutes les cinq minutes, je me suis dit qu’il était peut-être temps qu’on se mette en route…

Un quart d’heure plus tard nous arrivions au bloc obstétrical et la sage-femme m’invitait à monter sur sa table pour m’examiner. Ce fut un peu le tournant de la situation. Alors qu’elle est en train de contrôler l’état de mon col, je vois ses yeux s’agrandir. « Mais vous êtes déjà à 7 cm ! Mais vous n’avez pas du tout la tête de quelqu’un qui est dilatée à 7 cm ! » Je suis la première à tomber des nues puisque je m’étais dit qu’au mieux, je serais à 4 cm, étant donné l’importance de mes douleurs par rapport à la première fois. Là, il est environ 5h30 du matin.

Elle me demande si je veux la péridurale. Sans hésitation, je lui réponds que oui, je ne veux plus connaître les douleurs de la première fois (j’avais voulu tenir le plus longtemps possible sans péridurale et résultat, je m’étais retrouvée contrainte d’attendre d’être à 8 cm avant d’en profiter). Elle m’annonce que ce sera non pas une péridurale mais un rachis anesthésique. OK, ça me va, je me rappelle vaguement mes cours de préparation à l’accouchement pour la première fois et le rachis est pour moi associé à rapide. Parfait.

On m’installe directement dans une salle d’accouchement mais j’apprends qu’à cause de cette satanée lune (encore !), nous sommes quatre en même temps sur le point d’accoucher, pour une seule sage-femme. Bon, pas grave, pour l’instant, je gère, j’ai mal mais pas trop. L’anesthésiste arrive vers 6h10 et c’est parti pour la piqûre. Plus douloureux que dans mes souvenirs mais il faut dire que pour la péridurale, j’étais à moitié dans les vapes. Il me demande de ne pas sursauter (ils sont marrants ces anesthésistes, franchement), je me concentre donc et me prépare à la douleur dans le dos, à l’endroit de la piqûre, logique quoi ! Et là, BAM ! grosse douleur dans la jambe. Ben forcément, j’ai sursauté, ils auraient pu me prévenir que ça risquait d’arriver quand même ! Bref, je me fais engueuler, mais je suis contente parce que bientôt, je ne sentirai plus rien. Sauf que…

Les minutes passent, et je sens mes jambes s’engourdir, mais j’ai toujours mal dans le ventre et une affreuse douleur commence aussi à s’installer dans mes hanches, mes cuisses, et le bas de mon dos. Au bout de 20 minutes, ayant de plus en plus mal, j’appelle quelqu’un pour savoir si c’est normal. Une aide-soignante me répond que oui, et que si mes jambes s’endorment, le reste va suivre. Je prends mon mal en patience, enfin j’essaie, mais j’ai de plus en plus mal et le pire, c’est que mes jambes sont totalement endormies et que je ne peux pas bouger pour soulager mes contractions. J’annonce à mon mari que si ça continue, je vais commencer à me transformer et ça ne loupe pas : peu de temps après je deviens incapable de m’empêcher de crier, les larmes coulent sur mes joues et j’ai très peur. Très peur parce que je réalise que pour maintenant, je vais accoucher sans anesthésie (enfin si, mais seulement des jambes, le truc complètement inutile).

Face aux regards désespérés que je lui lance, mon homme appelle la sage-femme qui arrive en me demandant si ça pousse. A vrai dire, j’en sais rien, tout ce que je sais c’est que j’ai mal et qu’il faut que ça se finisse MAINTENANT ! Elle contrôle mon col, je suis à 9 cm, elle décide de percer la poche des eaux. Au passage, elle s’excuse d’être pleine de sang, elle vient juste d’accoucher une autre femme et n’a pas eu le temps de se changer. Je ne lui en veux pas du tout, mais je maudis la lune de toujours déclencher mon accouchement en même temps que plein d’autres ! La sage-femme repart mais 2 minutes après, je la rebipe, je n’en peux plus de douleur. Cette fois-ci je suis quasiment à dilatation complète et elle m’installe pour le grand moment.

Pour la petite anecdote, alors qu’elle court dans tous les sens, l’aide-soignante rentre dans la pièce, deux de tension, et annonce tranquillement que le gynéco présent ne veut pas monter parce que je ne suis pas sa patiente. PUT*** CONN*** !! Ce n’est pas sorti tout haut, je crois que j’avais trop mal et que j’étais trop stupéfaite pour réagir, mais je lui crie dans ma tête tous les jours depuis ce moment !

La suite se passe très vite, je revois la sage-femme me raser à toute vitesse, je l’entends dire « ne poussez pas encore ! » plein de fois d’affilée, puis, que je peux y aller. Bizarrement, alors que je pensais avoir perdu les moyens de pousser correctement, j’y arrive très bien et il ne faudra que quelques secondes à Crapulette pour sortir. 7h18 : d’un seul coup, elle est là, on me la pose dans les bras, toute chaude et hurlante mais à peine sur moi, elle se calme. A ce moment, je ne pense déjà plus à la douleur, je veux juste la serrer contre moi, la protéger, lui dire que tout va bien se passer parce que je l’aime déjà tellement fort. Tournant la tête, je vois que le gynéco est quand même arrivé entre temps, il écarte les bras, l’air impuissant : ben oui, le temps que tu te décides, on n’avait plus besoin de toi !

C’est seulement plus tard que je réalise que cet accouchement était plutôt bien réussi et conforme à ce que je souhaitais sans oser le demander : tout a été tellement vite qu’on ne m’a pas sondée, on ne m’a pas fait d’épisiotomie (je n’ai eu qu’une minuscule déchirure mais je vous en reparlerai une autre fois), il n’y a pas eu besoin de ventouse pour sortir Crapulette, contrairement à Coquillette. J’ai ensuite pu donner le sein à mon bébé tout neuf avant la fin de sa première demi-heure de vie, tout comme je le désirais. Et bien que j’aie souffert, je suis finalement contente d’avoir connu ces sensations (mais une fois ça suffit !)

Grosse déception en tout cas pour le rachis anesthésique qui vendait pourtant du rêve, surtout que si je n’ai quasiment pas eu de douleurs post-accouchement, contrairement à la première fois où j’avais l’impression d’avoir le coccyx cassé, j’ai eu très mal au dos pendant plusieurs jours là où l’anesthésiste m’avait piqué. En plus, j’ai été endormie des fesses toute la matinée, ce qui est très pénible !

 

Le bonheur et quelques angoisses à l’horizon

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Comme il y a 17 mois, je suis sortie de chez ma gynéco lundi avec une drôle de sensation au fond de moi.

C’était la dernière fois que je la voyais avant l’accouchement et cette consultation ressemblait presque à des adieux.

Ça a commencé comme d’habitude : une heure de retard (mais je lui en veux pas, je sais qu’elle prendra du temps pour moi sur son emploi de temps déjà bien chargé le jour où j’entrerai au bloc), un « bonjour Madame comment allez-vous ? », le point sur les derniers résultats de prise de sang…

La charmante balance de son cabinet m’a annoncé un joyeux +14 kilos au compteur (gloups ! en même temps, je comprends mieux mon mal de dos maintenant…) et la rapide écho a montré un bébé parfaitement bien placé. « Tout va bien Madame ! », m’a-t-elle rassurée de son air joyeux habituel.

J’ai maintenant pour seule consigne de me rendre au bloc dès que les contractions seront douloureuses et régulières toutes les 10 à 15 minutes. « Ça a été un plaisir ! », a-t-elle rajouté avant de me souhaiter bon courage.

Maintenant, ça peut arriver n’importe quand, et c’est ça qui me fait me sentir toute drôle. Un mélange d’excitation à l’idée de rencontrer notre nouveau bébé, mais aussi de beaucoup d’angoisses. Avec les amis, la famille, on en parle en riant, on parie sur les dates,  en fonction du calendrier lunaire ou en fonction des anniversaires qu’il y a déjà à cette période. Je parie aussi (pour le 17, ça me laisse encore du temps !) mais à chaque fois qu’on en parle, je me revois sur cette table, tordue par des douleurs dont je suis tout bonnement incapable de me souvenir. Ce dont je me souviens en tout cas c’est que j’avais envie de tout sauf de rire. Et pourtant mon accouchement s’est bien passé. Soit, j’ai eu ma péridurale très tard puisque j’étais déjà ouverte à 8 cm, mais je n’ai ensuite plus rien senti. J’ai terriblement peur de cette douleur qui vient après, que je n’ai pas connue mais que je pourrais connaître cette fois, comment savoir ? Et puis les choses avaient bien commencé : j’ai tranquillement perdu les eaux en allant aux toilettes un matin, j’ai ensuite pris le temps de me préparer avant de me rendre au bloc sans avoir encore ressenti la moindre contraction douloureuse. Que se passera-t-il cette fois-ci ? La douleur me réveillera-t-elle en pleine nuit ? Surviendra-t-elle alors que je serai seule avec ma fille ?

Les douleurs post-partum, bien moins brèves que celles de l’accouchement, me font aussi peur… Aurais-je encore l’impression d’avoir le coccyx cassé ?

Alors voilà, aujourd’hui, j’annonce officiellement que je n’accoucherai pas, non non, je garde mon bébé bien au chaud dans mon ventre ! Evidemment, ce serait un peu trop facile… Non seulement je n’y couperai pas, mais en plus je n’aurai pas le choix de la date ni d’emprise sur le déroulement des événements…

Je n’ai donc plus qu’à attendre en croisant les doigts ! Tout est en tout cas prêt pour ce grand jour : de la valise à la chambre de Crapulette, en passant par le cadeau que je compte offrir à Coquillette à la naissance de sa petite sœur, fait main, pas du tout parfait mais plein d’amour et dont je vous reparlerai à l’occasion. Alors comme dirait l’autre, il n’y a plus qu’à !

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(Mes valises qui prennent les poils de chat en attendant le jour J)

Enceinte, comment j’ai vaincu mon mal de dos

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Bon, soyons honnête, mon mal de dos est loin d’être éradiqué, mais par rapport à l’état dans lequel j’étais hier, je peux quand même qualifier son évolution de victoire !

Je vous explique. 8h30, hier, on est prêt à partir pour ma prise de sang mensuelle (la dernière !). Coquillette a ses chaussures, son manteau (et oui, malgré le moins d’août, il fait froid) et elle est dans mes bras. Mon ordonnance est posée sur la table basse, il faut donc que je me penche pour l’attraper mais poser Coquillette, ça veut aussi dire devoir à nouveau courir après elle qui sera retournée à ses occupations. Je me penche donc en la gardant dans les bras pour gagner du temps… ERREUR !!

En me penchant je sens mon dos me crier NOOOOONNN PAS CAAA !! De un, je n’ai pas réussi à atteindre l’ordonnance (on ne se moque pas). De deux, j’ai dû poser Coquillette parce que je venais de me coincer le dos. Plus précisément, juste au-dessus de la fesse gauche, si bien que je ne pouvais pas marcher sans boiter. Quand on est revenus de ma prise de sang, je ne pouvais même plus monter l’escalier. J’ai dû le gravir marche par marche en faisant des pauses. 

Mon état ne s’améliorant pas au fil des heures, j’ai commencé à m’inquiéter. Parce qu’être enceinte signifie ne pas pouvoir prendre d’anti-inflammatoires, que ce soit par voie orale ou en application locale… N’ayant pas la possibilité d’aller chez le médecin, j’ai donc décidé de faire tout ce qui me passait par la tête pour améliorer l’état de mon dos. 

J’ai profité de la présence de mon cher et tendre pour lui demander un massage pour lequel il s’est vraiment appliqué, en insistant sur les points douloureux. Puis je suis allée prendre un bain bien chaud auquel j’ai rajouté un demi-verre de bicarbonate de soude. Pas sûre que ça serve à grand chose mais j’ai lu une fois que c’était bon pour détendre les muscles, et puis ça ne pouvait pas me faire de mal. En sortant, je me suis étalée de la pommade à l’Arnica sur la zone douloureuse, pommade qui m’a été prescrite au moment de mon accident de voiture pendant ma première grossesse et que je savais donc sans danger. J’ai avalé un Dafalgan, également sans danger pendant la grossesse et je suis allée me coucher pendant la sieste de Coquillette, en prenant soin de mettre mon dos bien au chaud (mon chat m’y a aidé !).

J’avais toujours mal en me levant un peu plus tard, mais déjà un peu moins. Le papa de Coquillette était parti au travail et il a donc fallu que je m’occupe de Coquillette comme d’habitude. Je pense que le fait de bouger en faisant malgré tout attention à mes mouvements a aussi aidé à remettre la machine en route. Le soir, j’ai couché Coquillette un poil plus tôt que d’habitude pour écourter mes efforts, puis j’ai aussitôt repris un bain bien chaud au bicarbonate. En sortant, je n’avais quasiment plus mal. Comprenez par là que je ressentais toujours une douleur dans le bas de mon dos, mais que je pouvais marcher et monter l’escalier normalement. Je n’ai pas eu besoin de reprendre de Dafalgan et aujourd’hui, même si j’ai toujours mal, la douleur est largement supportable. Je redouble juste d’attention quand je me penche, pour éviter tout nouvel incident, et j’essaye de me ménager au maximum. 

Evidemment, si j’étais restée dans le même état, je serais allée voir un médecin le plus rapidement possible. Les petites techniques que j’ai mises en place n’ont fonctionné, je pense, que parce que ce n’était pas bien grave, et je ne vous encourage pas du tout à rester avec un mauvais mal de dos, en particulier en pleine grossesse, on a déjà bien assez à endurer sans ça ! Rien ne dit non plus que cela suffira à vous soulager, vous. Je tiens à bien préciser tout cela et à rajouter que cet article n’a aucune valeur médicale. Si je partage cette expérience, c’est uniquement dans l’espoir qu’elle pourra dépanner certaines d’entre vous qui n’ont pas non plus la possibilité d’aller chez le médecin dans l’immédiat. 

Et n’oubliez pas que le meilleur moyen de ne pas avoir mal au dos pendant la grossesse, c’est d’être moins bête que moi et de penser à ménager votre dos plutôt que d’essayer de gagner quelques secondes !

Huit mois : ça sent la fin !

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Petite victoire cette nuit, je n’ai même pas eu besoin de me lever pour aller faire pipi, c’est assez rare ces derniers temps pour le souligner…

D’habitude, ça me réveille au beau milieu de la nuit et après, plus moyen de me rendormir ! Quand je me rendors, c’est pour faire de rêves tous plus étranges les uns que les autres, sans queue ni tête. Il s’agit ensuite de se lever ! Enfin, plus précisément, de rouler sur le côté en essayant d’épargner ma hanche gauche et mes côtes de droite qui sont en ce moment soumises à rude épreuve, puis de poser mes pieds sur le sol avant de me mettre à marcher comme si j’avais 80 ans (et encore, il y en a qui s’en sortent mieux que moi à cet âge-là…). 

Quand la machine s’est remise en route, je passe généralement une journée super drôle ! L’autre jour, en prenant ma douche, je me suis trop appuyée sur la porte de douche si bien que je l’ai décrochée, faut le faire hein ! Hier, petite escapade en famille. On prend la voiture qui est garée en pente. Une fois installée à l’intérieur, le dos vers le bas de la pente évidemment, je m’aperçois que je suis bien incapable de me redresser ! Heureusement que ce n’est pas moi qui conduis ! Plus tard, petit arrêt devant la banque pour déposer un chèque. « Tu me passes ton portefeuille ? », me demande gentiment mon homme qui va se charger de cette mission pour moi. « Bien sûr ! » que je lui réponds naïvement. C’était sans compter sur le fait que mon sac était posé sur le sol de la voiture, soit bien trop bas pour que je puisse l’atteindre…

Et puis, il y a des tâches récurrentes viennent rythmer ma vie. Me battre avec la Sécu et mon employeur pour qu’arrêt maladie et congé maternité soient correctement enregistrés par exemple, c’est une des choses que je préfère… Réussir à trouver une position confortable dans le canapé pour regarder la télé le soir, ce qui fait beaucoup rire mon cher mari. Enfin, au début, parce qu’au bout de 45 minutes pendant lesquelles je le dérange toutes les 2 minutes parce que je ne suis pas bien installée et qu’il prend trop de place, il ne rigole plus trop. Quant aux lessives, elles ne manquent pas en ce moment. Tous les soirs, mes t-shirts partent au sale avec une belle tache de sauce tomate, de chocolat ou que sais-je encore : ben oui, j’ai 20 cm de ventre qui séparent mon assiette de ma bouche, trop risqué !

L’heure du bain est plutôt marrante elle aussi, que ce soit celui de Coquillette ou le mien. C’est bien simple, je suis obligée d’attendre son papa pour donner le bain à ma fille, et s’il rentre trop tard, je le zappe purement et simplement. Quand c’est le mien, force est de constater que je ne plus atteindre mes pieds pour les laver… Puisqu’on est dans la salle de bain, parlons donc du sujet le plus marrant : toutes ces vergetures, vestiges de ma première grossesse, qui avaient quasiment disparu mais qui sont revenues au galop. C’est donc toute huileuse que je me couche (en ce moment je carbure à l’huile d’amande douce de Natessance), avec l’espoir de pouvoir lire un peu mon premier tome de Game of thrones entamé en anglais il y a quasiment deux mois. Oui mais voilà, une journée bien remplie comme ça, ça fatigue, et malgré les grands coups qui déforment mon ventre de l’intérieur, je m’endors sur les pages de mon livre, partant retrouver mes rêves tordus et incompréhensibles. 

Et oui, je suis enceinte de 8 mois ! Mais vous savez quoi ? J’adore ça 🙂

J’adore profiter de pouvoir encore sentir ma fille bouger dans mon ventre pour quelques jours ou quelques semaines. 

J’adore cette sollicitude de laquelle on abreuve la femme enceinte et qui ne dure guère une fois l’accouchement passé.

J’adore le moment où je trouve enfin une position confortable pour m’endormir.

J’adore avoir des envies subites de nourriture et pouvoir les satisfaire.

J’adore avoir une excuse toute trouvée à mes sautes d’humeur, c’est comme si j’avais l’immunité.

J’adore mon gros ventre, même si j’aime un peu moins le fait d’avoir grossi d’à peu près partout ailleurs aussi.

J’adore quand mes chats viennent se coucher contre mon bidon pour y ronronner. J’aime penser qu’à l’intérieur, ma fille entend ce ronron, perçoit ces vibrations et que ça la berce.

J’adore piquer tous les t-shirts de mon homme parce qu’ils me vont parfaitement en ce moment.

J’adore que tous les matins avant de partir travailler, il embrasse mon ventre pour dire au-revoir à sa deuxième fille et que tous les soirs en rentrant, il l’embrasse à nouveau pour lui dire bonjour.

J’adore chaque instant de cette grossesse parce que ce sera peut-être la dernière et parce que porter la vie, malgré tous les désagréments que ça comprend, c’est quand même vraiment magique…

 

 

Le massage du périnée pour un accouchement sans épisiotomie ?

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Lors de ma première grossesse, j’ai suivi des cours de préparation à l’accouchement avec une sage-femme qui nous a parlé un jour du massage du périnée comme étant une méthode pouvant éviter l’épisiotomie le jour J. Aussitôt, elle nous a cependant prévenu que ça pouvait de pas convenir à tout le monde, que certaines femmes pouvaient être gênées de ce massage, bien qu’auto-pratiqué. Elle a cependant mis à notre disposition, par écrit, toutes les explications nécessaires ainsi que le nom de l’huile à utiliser.
Je ne suis pas du genre à reculer devant l’inconnu, surtout quand on me dit qu’à la clef, il y a peut-être moyen d’éviter l’épisiotomie (et donc ce qui va avec, du processus de cicatrisation à surveiller, aux éventuelles séquelles, en passant par les douleurs), j’ai donc décidé d’essayer. Au début de mon 8e mois de grossesse (on ne peut pas commencer avant), je suis allée acheter l’huile de massage du périnée Weleda à la pharmacie et j’ai essayé de mettre les instructions en pratique.
Pour ce qui est de l’huile, pas de problème la concernant, Weleda est une excellente marque en laquelle j’ai toute confiance. Il n’y a que l’odeur qui, personnellement, ne me plaisait pas et que je trouvais très forte.
Quant au massage, je ne peux que confirmer ce que nous avait confié la sage-femme, c’est pour le moins particulier. Il s’agit d’un massage aussi bien interne qu’externe qui a pour but non seulement d’assouplir la zone, mais aussi de nous habituer à certaines sensations. En effet, le jour de l’accouchement, même si l’on sait qu’on doit pousser, notre périnée, lui, est habitué à se contracter pour retenir ce qui pourrait sortir. Si on est habitué à le laisser se détendre et à ne pas lutter contre le mouvement naturel du bébé, le travail est facilité et c’est un facteur en faveur d’un accouchement sans épisiotomie.
Autant vous dire que si vous êtes en train de vous masser le périnée et que votre conjoint rentre dans la chambre à ce moment là, il va se demander ce que vous traficotez comme ça avec votre bassin surélevé. Mieux vaut donc le prévenir et vous arranger pour faire ça à un moment où vous savez que vous ne serez pas dérangée, vous n’en serez que plus à l’aise.
Malheureusement, je n’ai pas été assidue du tout. Je l’ai été quelques jours pendant lesquels j’ai quand même pu observer une évolution des sensations et quelques progrès, et puis je n’ai plus trop eu le courage de m’y mettre chaque soir et très vite, le jour J est arrivé.
J’ai eu le droit à mon épisiotomie, ce qui n’est pas très étonnant vu mon manque d’assiduité et quand on sait que cet acte est pratiqué de manière quasi-automatique de toute façon. Cependant, je suis arrivé à mes séances de rééducation du périnée avec un périnée en très bon état déjà. La sage-femme elle-même a affirmé que c’était assez rare d’avoir d’aussi bons résultats en début de rééducation. Alors est-ce que ça a un lien avec les quelques massages que j’ai pratiqué avant l’accouchement ? Je ne le saurai jamais mais je crois que je vais m’y remettre au moins de temps en temps avant d’accoucher une deuxième fois, sait-on jamais !

Les dix choses à faire avant d’accoucher

Cette liste n’est pas exhaustive et peut varier en fonction des goûts et des envies de chaque femme enceinte,mais j’avais quand même envie de la publier sur le blog. On parle souvent, moi la première et je me prends bien la tête avec ça en ce moment, de tout ce qu’il FAUT faire avant la naissance d’un enfant : préparer la valise pour la maternité, meubler et décorer sa chambre, trouver un faire-part, et évidemment je ne parle pas es 36 000 rendez-vous chez la gynéco, l’anesthésiste, l’échographe ou autre passage au bureau des admissions de la clinique… On parle moins de ce qu’on devrait profiter de faire tant qu’il en est encore temps !

(Je m’aperçois en me relisant que ma dernière phrase fait un peu dramatique, ne vous angoissez quand même pas trop à l’idée de la naissance : même si on n’a pas profité de faire tout ça avant, un jour ou l’autre on trouve le moyen d’y arriver à nouveau !)

Voici donc ma liste des dix choses que je voudrais profiter de faire avant mon prochain accouchement :

– Prendre des bains. Non seulement on n’a plus tellement le temps d’en prendre quand on a un tout jeune bébé à la maison, mais surtout, on n’a pas le droit après avoir accouché (par voie basse en tout cas), et ce pendant 8 semaines quand même ! Ça m’a semblé une éternité après la naissance de Coquillette (en fait j’ai même pas tenu jusqu’au bout…)

– Aller chez le coiffeur. En particulier si vous comptez allaiter, vous ne risquez pas de retourner chez le coiffeur de sitôt… La première fois que j’y suis allée après mon premier accouchement, c’était plus de cinq mois après.

– Dormir. Quand Coquillette est née et que je n’arrivais pas à aligner deux heures de sommeil d’affilée, je me suis demandée pourquoi on n’avait pas profité de dormir tant qu’on le pouvait encore… Genre : mais pourquoi on sortait pour ne rentrer qu’à 3 heures du matin ? Ça me semblait complètement farfelu… Je ne pense pas, malheureusement, qu’on puisse faire des stocks de sommeil  à l’avance, mais si on peut éviter de partir avec un handicap, c’est déjà bien. Avec mon homme, on songe à confier Coquillette quelques jours à sa grand-mère début septembre juste pour pouvoir se reposer, faire des grasses matinées et traîner toute la journée comme des larves !

– S’épiler. Au mieux, vous aurez encore le temps de passer un coup de rasoir vite fait mais vous épiler, ouhlala… Le problème, c’est que quand on a un énorme bidon entre ses bras et ses jambes, ce n’est pas non plus l’activité la plus aisée.

– Vous lancer dans la confection d’une recette super compliquée. Enfin ça, c’est si vous aimez cuisiner et bien manger. Dans quelques semaines, je sais que même la cuisson de steaks sera une activité délicate. Du coup, en ce moment, je profite de la belle sorbetière que j’ai reçue pour mon anniversaire pour faire plein de glaces et de sorbets !

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– Etre gourmande ! Ça va de paire avec le point précédent. Même si je ne suis pas du tout partisane d’entamer un régime à peine l’accouchement passé, il faut bien avouer qu’on n’a moins de complexes à manger trop gras, trop sucré, trop salé quand on est enceinte. Personnellement, je mange absolument tout ce qui me passe par la tête sans me soucier du moindre kilo pris. On verra plus tard ! (Ça m’a quand même fait bizarre de constater que j’avais pris plus de deux kilos en même pas 20 jours…)

– Mettre des t-shirts ou des pulls qu’on aime quelle que soit la forme de leur encolure. Parce que quand on allaite, on en a vite marre de se retrouver cantonné aux chemises et hauts d’allaitement… Malheureusement, là aussi, le bidon limite le plan d’action.

– Regarder des bons films ou une bonne série, avec de l’action et des pan-pan. Je ne me suis pas privée de regarder la télé quand j’allaitais Coquillette, mais je ne regardais que des choses calmes, qui ne faisaient pas trop de bruit pour ne pas trop la perturber quand même pendant qu’elle mangeait.

– Passer de bons moments rien qu’en amoureux. Mon homme avait pris beaucoup de congés au moment de la naissance de Coquillette et comme on nous l’avait annoncée pressée, il les avait posés tôt. Nous avons donc eu 2-3 semaines rien qu’à nous où nous sommes allées plein de fois au restaurant, ou nous balader à droite à gauche (dans un rayon raisonnable par rapport à la maternité bien sûr), ou nous avons simplement passé des heures à jouer, comme des enfants, à Mario Kart ou au Rami. C’était vraiment bien de donner un peu de temps à notre couple. On n’aura pas autant de temps cette fois avec Coquillette qui est là aussi mais on va tout de même se ménager des moments rien qu’à nous.

– Passer de bons moments avec ses autres enfants. Ce sont les dernières semaines de Coquillette en tant que fille unique, j’entends donc bien lui consacrer un maximum de temps à elle aussi, tout en lui parlant de sa future petite sœur. Le concept ne doit pas être facile à comprendre pour elle mais je suis sûre que tout ce que je pourrai lui dire fera son petit bonhomme de chemin quand même !

– Faire les magasins. Bien sûr il n’est pas interdit de faire du shopping avec un nouveau-né mais ce n’est pas conseillé, notamment parce qu’il n’est pas encore protégé par ses vaccins et personnellement, je ne me vois pas emmener un petit bout de quelques jours à peine faire les courses à Auchan.

Je suis sûre que j’oublie plein de choses mais en tout cas, ce sont les premières qui me passent par la tête !

Et vous, qu’avez-vous profité de faire ou que profiterez-vous de faire avant la naissance de votre bébé ?

Concevoir #4 : quand tout marche comme sur des roulettes

Un peu absente ces derniers temps (nouvelle inondation, beaucoup de choses à faire, fatigue…), je vais quand même essayer de me rattraper avant la naissance de Crapulette ! D’ailleurs, en parlant de la petite deuxième, il me restait encore à vous raconter les circonstances dans lesquelles je suis tombée enceinte d’elle, après vous avoir expliqué nos quelques déboires pour Coquillette (Episode 1, Episode 2, Episode 3 pour les retardataires).

bidonpiscine

Comme le dit le titre, on n’aurait pas pu rêver mieux ! On a décidé quand Coquillette avait 6 mois et que j’étais en train d’arrêter d’allaiter qu’on ne voulait pas attendre plus longtemps pour avoir un deuxième enfant, pour des raisons que je vous expliquerai un de ces jours. On savait aussi que ça risquait de prendre un petit peu de temps, je n’avais pas encore eu mon retour de couches et après l’arrêt de ma pilule, mes cycles étaient devenus hyper irréguliers.

On a aussi décidé, en même temps, de ne pas se prendre la tête avec ça. On ne voulait pas de nouveau transformer notre sexualité en travaux pratiques, on ne voulait pas redevenir obsédés par le sujet comme j’avais pu l’être et il était hors de question que je me remette à faire des tests de grossesse au moindre retard ou symptôme imaginaire. On avait aussi en tête que ça avait marché une première fois naturellement, et qu’il n’y avait donc pas de raison que ça ne remarche pas naturellement une deuxième fois. Bref, nous étions détendus, l’un comme l’autre, ce qui a certainement joué en notre faveur.

La deuxième chose qui a joué en notre faveur, c’est ma première grossesse. C’est comme si le fait d’avoir été enceinte avait remis les choses en place (j’avais fait le chois de ne plus reprendre de pilule après mon accouchement) et mes cycles sont devenus normaux, mais vraiment parfaitement normaux. Trois semaines après l’arrêt de l’allaitement exclusif, j’ai eu mon retour de couches (bon par contre horrible ça, je vous raconterai aussi à l’occasion) puis un cycle à peine plus long que 28 jours, mais en tout cas plus court que tout ce que j’avais pu connaître avant, puis je suis a priori tombée enceinte le 14e jour de ce 2e cycle.

Je ne l’ai pas su tout de suite, parce que je n’aurais jamais pu croire que j’aurais un cycle si court. J’ai commencé à avoir des doutes deux semaines après, et quand j’ai fait mon test avec la quasi-certitude d’être enceinte, je l’étais déjà depuis un mois complet. Bon le point noir, c’est que du coup, alors que j’étais enceinte sans le savoir, j’ai bu un peu de champagne à Noël, à Nouvel An, un peu de cidre pour la galette mais heureusement, je ne tenais plus l’alcool donc c’étaient de très petites quantités.

Voilà en tout cas comment Crapulette nous est arrivée, et comment elle s’est arrangée pour n’avoir que 17 mois d’écart avec sa grande soeur ! Et maintenant, il ne nous reste plus qu’à l’attendre !

Sept mois tout en rondeurs

7mois

Et voilà, sept mois, déjà ! L’occasion de donner quelques nouvelles en vrac de cette deuxième grossesse…

L’adorable crevette logée dans mon gros bidon me donne maintenant de grands coups dans les hanches et les côtes. Il ne doit pas y avoir assez d’espace à son goût. Du coup, elle m’élargit.

A ma dernière visite chez la gynéco, elle m’a dit que mon col était entrouvert, mais ça n’a pas eu l’air de l’inquiéter plus que ça. En revanche, j’ai toujours trop de contractions à son goût malgré le traitement.

Prochaine échographie jeudi, dans deux jours. Sûrement la dernière de la grossesse, peut-être la dernière de ma vie, comment savoir ? Je compte donc bien en profiter à fond !

Ma maladresse, loin de s’estomper, semble empirer chaque jour. Ce matin, j’ai secoué la bouteille de jus de fruits qui était ouverte…

Je commence à souffrir du syndrome de la tortue retournée sur le dos. En effet, quand je suis couchée dans le canapé, j’ai parfois bien du mal à me relever et je secoue inutilement mes bras et mes jambes au-dessus de moi pour essayer de trouver un moyen d’y arriver.

D’ailleurs, je ne peux quasiment plus dormir sur le dos ces derniers temps. Mon ventre est trop lourd, il m’étouffe !

J’ai l’impression que les vestiges de vergetures de ma première grossesse s’intensifient ces derniers jours, malgré mon tartinage de crème. C’est possible ça ? Snif…

La chaleur, avec laquelle je ne suis déjà pas très copine en temps normal, me rend carrément folle en pleine grossesse. Elle me fait gonfler des pieds et des mains, je dégouline en permanence et je ne supporte plus tous ces vêtements de grossesse avec des bandeaux qui tiennent chaud au ventre ! Du coup, ça me rend irritable et c’est mon homme qui s’en prend plein la tronche… Le pauvre fait preuve de beaucoup de patience pour me supporter…

Plus la grossesse avance, plus je redoute l’accouchement et surtout les douleurs post-accouchement… Trouillarde que je suis !

J’ai repéré des tas de jolis doudous à coudre pour Crapulette et ça tombe bien, j’ai profité des soldes pour acheter plein de jolis tissus ! Etant donné qu’il devient difficile de me mouvoir, la machine à coudre semble être une bonne solution de repli ! Mais je vais déjà commencer par coudre sa Bai Jia Bei… D’ailleurs, je recherche toujours des coupons de tissu, si quelques amatrices de couture ont des coupons ou des chutes qui ne leur servent à rien, je suis preneuse !

Tous les matins, c’est mon envie de faire pipi qui me réveille, entre 5h et 6h en général. Rhhaaaaa !!!!!

Coquillette s’intéresse de plus en plus à mon ventre. Sans comprendre vraiment de quoi il s’agit, je crois qu’elle comprend qu’il s’y passe quelque chose. Je me demande quelle sera sa réaction à sa première rencontre avec sa petite sœur…

Et sinon, je mange comme quatre en ce moment, en particulier le soir. Et mes préférences se tournent vers tout ce qui contient de la crème fraîche. Plus il y en a, mieux c’est ! Je me demande ce qui dira la balance la prochaine fois que je monterai dessus…

L’astuce du dimanche #29

En fin de compte, aujourd’hui, c’est plutôt une acrobatie que je vais partager avec vous.

Depuis que j’ai commencé à bien grossir (du fait de ma grossesse je précise pour ceux qui ne suivraient pas), le plus dur à gérer, c’est de me pencher sans cesse. Ma fragilité, c’est le dos et il me le fait bien savoir quand je ne le ménage pas assez. Et puis se pencher, c’est une chose, mais se pencher alors qu’on porte déjà son premier bébé dans les bras, c’en est encore une autre ! En fin de compte, le plus dur, c’est de se relever.

Mais pas de bol, Coquillette, elle aime bien faire tomber toutes sortes d’objets alors qu’elle est dans mes bras et par dessus tout, son doudou, sa chouette adorée. Alors quand je suis à la maison, j’ai adopté un nouveau mode de vie : le pieds-nus. Et c’est avec mes petits orteils que je rattrape pas mal de choses tombées par terre (non ce n’est pas dégoûtant je me lave les pieds je vous rassure). Il me suffit ensuite de tenir sur une jambe pendant que l’autre se plie pour me ramener l’objet en question et le tour est joué ! Ça peut paraître acrobatique, dit comme ça, mais je vous assure que c’est bien moins compliqué que de me pencher et de me relever ensuite (je vous autorise à imaginer la scène pour les besoins d »illustration de cet article).

Evidemment, à l’extérieur, je ne peux pas me promener pieds nus (à mon grand désarroi, parce que j’adore ça en fait). Mais je ne me penche pas pour autant (là ce n’est pas une astuce perso que je partage mais un vrai conseil médical), je me baisse. Mieux vaut plier les genoux en gardant le dos droit, plutôt que de se « casser » en deux, pour ramasser ce qui traîne par terre ! Votre dos vous remerciera… On oublie pas non plus, chères femmes enceintes mais ça vaut aussi pour les autres, de « bloquer » son périnée en faisant ce genre d’efforts pour éviter toute déconvenue… (rappelez-vous mon article sur le périnée, ce muscle oublié !)

Bon dimanche à tous !