Quand elle voudra

Coquillette, à 23 mois, ne « parle » pas au sens où on l’entend généralement. Du moins, elle ne parle pas avec des mots. Elle sait en dire quelques uns mais « maman » par exemple, ne fait toujours pas partie de son vocabulaire. Cela fait pourtant plusieurs mois que quasiment chaque personne que l’on croise, qu’elle soit de la famille, des amis ou un parfait inconnu, nous demande en la voyant si elle « parle », ou ce qu’elle « dit » comme mots.

Je leur explique donc qu’elle ne parle pas au sens généralement admis, mais qu’elle n’est pas pour autant en reste pour se faire comprendre ! Je vous avais en effet déjà parlé de son aptitude à s’exprimer en utilisant des gestes. Je ne sais pas pourquoi, cependant, ça a l’air de ne pas faire l’affaire pour les gens. Est-ce parce que ça leur demande un travail d’adaptation pour la comprendre ? Est-ce parce qu’ils considèrent qu’il y a urgence à la faire « parler » ? Où est l’urgence pourtant ?

Il y a quelques semaines, j’ai dû me « fâcher » sur ma grand-mère. Elle montrait un chien à Coquillette en lui demandant ce que c’était. Coquillette, tout naturellement, tira la langue, c’est un des premiers signes qu’elle a imaginé totalement seule d’ailleurs. Il signifie chien, parce que souvent, les chiens tirent la langue. Bref, là-dessus, voilà que ma grand-mère lui crie « non, c’est un chien ». Oui, c’est exactement ce qu’elle vient de dire ! Mais ma grand-mère, comme de nombreuses personnes avant elle, a alors émis cette hypothèse : « elle ne fera aucun effort pour parler si elle sait se faire comprendre comme ça, alors que si elle voit qu’on ne comprend pas, elle sera obligée de se mettre à parler ».

Traduction, laissons donc Coquillette se sentir incomprise, essayer en vain de se faire comprendre et puis comme ça, pouf, du jour au lendemain, elle va parler. Bien sûr. Parce que bien sûr, si elle ne parle pas, c’est uniquement parce que je lui ai laissé l’opportunité de s’exprimer autrement qu’avec des mots.

Coquillette n’est pourtant pas la seule petite fille de son âge à ne pas parler. Et je suis bien contente qu’elle dispose de ce moyen d’expression parce que que ferait-elle  sans cela ? Exactement ce qu’elle faisait avant de s’exprimer par signes : elle crierait à longueur de temps. Elle se mettrait en colère parce qu’on ne la comprendrait pas, elle serait frustrée, pleurerait, tout le monde serait tendu. Bref, on serait loin du tableau actuel où on peut rire et converser avec notre charmante et adorable fille, souriante et super rigolote.

D’autre part, pourquoi serait-ce si nécessaire que Coquillette parle tout de suite ? Elle a bien le temps de s’y mettre. Nous, adultes, sommes pressés d’entendre sa voix, là est la seule urgence. Je reconnais que moi-même je suis pressée de l’entendre me dire « maman ». Mais ce n’est que de l’impatience ! Dès notre enfance, on nous apprend pourtant que c’est pas joli-joli d’être impatient…

Je finirai en rappelant quelque chose que beaucoup de monde a tendance à oublier, c’est que chaque enfant se développe et progresse à son rythme. Souvent les bébés, dans leur développement, privilégient la motricité au détriment du langage ou vice versa. Les spécialistes s’accordent tous à dire que c’est normal. Ben voilà, Coquillette elle marche, elle court, elle grimpe partout, c’est un vrai petit chimpanzé d’ailleurs. Alors les mots, ce sera simplement quand elle voudra.

Publicités

Les bébés se suivent mais ne se ressemblent pas

oeilO

A l’approche de la naissance de Crapulette, je ne sais pas pourquoi mais je m’attendais un peu à avoir un copier/coller de Coquillette. C’était complètement idiot d’imaginer ça mais je pensais que physiquement au moins, elles n’auraient pas pu être très différentes. Du côté de mon mari, ils ont tous les yeux et les cheveux très bruns, et je pensais que ces caractéristiques physiques prendraient toujours le dessus sur les miens, moi qui ai des cheveux châtains et des yeux bleus. Tous les deux nous sommes plutôt pas bien grands (167 et 169cm), et je pensais que chaque bébé que nous pourrions avoir serait un mini modèle comme Coquillette. Je me trompais lourdement !

Coquillette a les yeux d’un brun très foncé, des cheveux bruns tout bouclés, une peau assez mate. A presque 2 ans, elle mesure 82cm et n’atteint même pas les 11 kilos. Sa première dent n’est sortie qu’à son premier anniversaire, tout pile. A 6 semaines, elle dormait 12 heures d’affilée par nuit (même si ça n’a pas duré !).

Crapulette a les yeux plus que bleus, c’en est impressionnant, et vu comme ils ne cessent de s’éclaircir, ils le resteront. C’est encore un peu tôt pour dire à quoi ressembleront ses cheveux mais elle les a plus longs que sa soeur au même âge, et je pense qu’ils seront plus clairs. Sa peau est beaucoup plus pâle, comme la mienne. A 5 mois, elle n’est pas loin des 70cm et des 8 kilos, elle remplit parfaitement ses vêtements taille 9 mois et si ça continue comme ça, les deux soeurs feront bientôt garde-robe commune (je me demande encore si cela serait pratique ou au contraire embêtant…). Le médecin a remarqué que ses bourgeons dentaires étaient déjà très présents et vu son caractère ces derniers jours et sa volonté de « mordre » tout ce qui lui passe sous les gencives, je ne serais pas étonnée qu’on soit face à sa première poussée dentaire. Enfin, à mon grand désespoir, Crapulette n’a dormi qu’une nuit complète depuis sa naissance… Pas étonnant qu’elle soit si grande vue la fréquence à laquelle elle mange !

Côte caractère, elles sont bien différentes aussi. Crapulette est plus discrète (la plupart du temps hein), Coquillette plus collante. Bref, elles me rappellent chaque jour à quel point elles sont bien deux petites filles totalement uniques et qu’il serait complètement stupide de chercher à les comparer !

Même mes relations avec elle sont différentes, bien que je les aime tout autant. J’ai noué avec elles des liens forts mais uniques à chaque fois, et c’est tant mieux !

Crapulette et sa petite fossette

crapulette

Aujourd’hui, Crapulette a 3 mois, déjà, et j’ai finalement si peu parlé d’elle ici. Voici venu le temps de me rattraper…

Crapulette est un bébé discret, on ne l’entend pas souvent pleurer et elle n’est pas très exigeante, à croire qu’en arrivant parmi nous, elle n’a pas voulu trop bousculer les habitudes de sa grande soeur.

Elle ne fait pas encore ses nuits (on en a eu une quand même  il y a quelques jours !) mais quand elle se réveille, c’est seulement pour téter. Je sais que je me lève pour 30 minutes maximum et je n’ai ensuite qu’à la reposer dans son petit lit pour qu’elle continue sa nuit.

Quand un sourire illumine sa petite bouille toute ronde, c’est-à-dire dès qu’elle nous aperçoit le matin, une petite fossette vient creuser sa joue droite, mais seulement celle-là. C’est tellement adorable que je ne peux pas m’empêcher d’y passer doucement mon doigt ou d’y déposer un bisou.

Ses yeux sont encore bleus et on commence sérieusement à penser qu’ils le resteront. Ils ne sont pas bleus-gris comme les miens, ils sont d’un bleu intense, lumineux, presque électrique. Je les ai pris en photo sous tous les angles, au cas où la couleur s’estomperait avec le temps, car je ne veux sous aucun prétexte oublier cette magnifique teinte.

Ces mêmes yeux nous suivent à longueur de journée. Comme sa grande soeur, elle aime tout observer et quand quelque chose l’intrigue, elle fronce les sourcils avec un air tellement sérieux qu’on ne peut s’empêcher de rire en la voyant.

Elle commence à tenter d’attraper ce qui l’intéresse mais ses gestes sont imprécis et le plus souvent, elle nous met de petites claques en voulant toucher notre visage.

Elle grandit, grandit, grandit tellement qu’elle met déjà des vêtements taille 6 mois… Il me reste des couches taille 2 que je n’utiliserai jamais parce qu’elle a largement passé les 6 kilos et qu’elle ne rentre plus dedans… Elle aura vite fait de rattraper sa grande soeur à ce train là et je ne serai pas surprise que dans 2 ans, on les prenne pour des jumelles !

Elle a des ongles acérés et j’ai mal au coeur chaque matin quand je découvre une nouvelle griffe sur son nez, son front ou ses joues… Et à ce train là, j’aurai bientôt les seins en lambeaux !

Elle adore que je lui dise Arrheu, elle pousse alors de petits cris qui ne sont pas encore tout à fait des arrheu mais qui s’en rapprochent de plus en plus !

Son papa l’appelle « mon petit ouistiti », on ne sait pas vraiment pourquoi, c’est venu comme ça, mais c’est resté. En tout cas, notre petit ouistiti nous comble de bonheur, ça, c’est une certitude…

Ma faiblesse de maman

Voilà, c’est dit, je suis faible !

Quand Coquillette était tout bébé, je la laissais téter des heures durant, je la laissais s’endormir au sein et je la gardais ensuite dans mes bras. Pas toujours mais souvent.

On m’a pas mal critiquée pour ça, j’ai aussi lu que ce n’était pas une bonne idée de laisser un bébé s’endormir au sein parce qu’il en prend l’habitude. C’est vrai, je me suis heurté à quelques difficultés par la suite : Coquillette avait besoin de mon sein pour s’endormir, y compris lorsqu’elle se réveillait la nuit.

Alors je m’étais dit que je ne recommencerai pas avec Crapulette, que je la poserais dans son lit/transat dès qu’elle commencerait à s’endormir, que je lui ferais lâcher le sein au moindre signe d’endormissement.

Mais en fait, je n’en suis tout simplement pas capable. Cet instant où elle s’endort paisiblement dans mes bras en tétant est trop parfait pour que j’y mette fin. J’aime trop garder son petit corps tout chaud contre moi après une tétée en lui laissant mon sein à disposition pour qu’elle le reprenne à sa guise sans même avoir besoin d’ouvrir les yeux ou de réclamer.

Evidemment, je ne peux pas toujours la garder deux heures contre moi, il faut bien que je m’occupe de Coquillette aussi. Mais lorsque Coquillette fait la sieste ou est couchée, je ne me prive pas. Ces instants sont du bonheur pur,pourquoi serais-je assez bête pour y renoncer ? La différence, c’est que cette fois-ci, j’assume complètement, les critiqueurs peuvent venir, je les attends de pied ferme. Je me sens sûre de mes choix de maman, peut-être parce que je passe par là pour la deuxième fois, ou peut-être parce que j’ai appris que je pouvais faire confiance à mon instinct.

Peut-être que je le regretterai après si Crapulette se met à avoir du mal à s’endormir seule mais finalement, les difficultés que j’ai rencontrées avec Coquillette n’ont été que temporaires. C’est aujourd’hui une petite fille qui s’endort seule le soir, à 19h30, sans pleurs, qui ne se réveille pas la nuit sauf rares cas de poussées dentaires particulièrement violentes et qui dort jusque 8h le matin. Sans tétine, sans sucer son pouce. S’endormir en tétant pendant les 6 premiers mois de sa vie ne lui a pas laissé de mauvaise habitude.

Alors Crapulette et moi, on va continuer à partager ces moments à nous, ces moments où nous ne sommes plus qu’un, ces moments où le maître mot est sérénité. Pour l’une comme pour l’autre. Je suis peut-être faible, mais pour notre plus grand bonheur.

paisible

L’épreuve du vaccin pour bébé

vaccin

S’il y a bien un moment qu’on appréhende tous, c’est le premier vaccin de bébé (ainsi que les suivants d’ailleurs). On vient d’y passer avec Crapulette et ça ne s’est pas trop mal passé. Car si on ne peut pas rendre ce moment agréable, on peut quand même limiter les désagréments pour le bébé. Pour ceux qui n’y sont pas encore passé, je vous livre mon expérience.

Les premiers vaccins doivent être faits chez le bébé vers l’âge de 2 mois. Ils sont au nombre de deux, injectés dans chaque cuisse du bébé, et l’un est beaucoup plus douloureux que l’autre, notamment parce que le produit fait mal. Il est possible de poser un patch anesthésiant une heure avant (pas plus, le calcul n’est donc pas forcément facile quand il faut aussi prendre en compte l’éventuel retard du médecin…), mais on ne peut en placer qu’un seul et il faut donc choisir sur quelle cuisse. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas pour le vaccin le plus douloureux qu’il faut utiliser le patch, car il ne serait pas suffisant pour neutraliser la douleur. Il vaut donc mieux anesthésier la cuisse où la vaccin le moins douloureux sera administré puisque pour le coup, il permettra de rendre la douleur quasiment nulle. Crapulette en a eu un alors que Coquillette n’en avait pas eu pour son premier vaccin, je dois dire que je n’ai pas noté une grande différence. Par contre, on voit bien qu’il y a un vaccin beaucoup plus douloureux que l’autre !

Votre pédiatre ou votre médecin vous conseillera peut-être de ramener un biberon d’eau sucrée qui va détourner l’attention du bébé de sa douleur au moment de la piqûre. Sachez que si vous allaitez, vous pouvez aussi donner le sein à votre bébé pendant la vaccination, c’est aussi efficace. C’est ce que j’ai fait pour mes deux filles. N’hésitez pas à le proposer de vous-même si votre médecin ne le fait pas. Ça ne les empêche pas d’avoir mal sur le coup quand même, elles ont toutes les deux lâché le sein pour hurler un bon coup mais l’envie de téter reprend vite le dessus (cinq secondes top chrono) et elles se sont toutes deux très vite calmées en tétant tranquillement. Bon après, il faut avoir le coeur de les décoller du sein après cette difficile épreuve… Perso, je ne l’ai pas eu. Je suis sortie du cabinet du médecin avec Crapulette en train de téter et je suis allée me poser dans la salle d’attente pour la laisser finir tranquillement. Heureusement que son papa était là pour s’occuper du reste (payer, donner la carte vitale, récupérer les affaires etc…)

Nombreux sont les adultes à redouter les piqûres, sachez toutefois que votre stress est communicatif, le mieux est donc d’être le plus détendu possible, pour que votre bébé ne panique pas encore plus. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je trouve qu’y aller en couple permet d’être plus détendu, ne serait-ce que parce que l’un des parents peut s’occuper exclusivement du bébé pendant que l’autre gère la logistique.

En ce qui concerne l’après-vaccin, j’ai constaté la même chose pour Coquillette et Crapulette après cette première vaccination : beaucoup de pleurs le soir. Par précaution, elles ont toutes deux eu une dose de Doliprane avant d’aller dormir (sirop ou suppo, peu importe tant que la dose est adaptée au poids de votre bébé). Elles ont ensuite toutes les deux fait la meilleure nuit depuis leur naissance ! Il faut bien se remettre de ses émotions… Par contre, les endroits correspondant aux piqûres restent sensibles pendant un moment (2 jours pour Crapulette), donc faites attention notamment au moment de l’habillage. Pour ne pas trop les embêter, je n’ai pas retiré les pansements tout de suite, j’ai attendu le deuxième soir et je l’ai fait dans le bain pour qu’ils partent plus facilement.

Voilà pour mon expérience, j’espère que ça pourra vous servir en temps voulu ! Et bon courage pour ce moment pas très agréable !

Mon petit marmiton

Loin de m’éloigner de Coquillette, l’arrivée de Crapulette nous a contraire rapprochées toutes les deux. Simplement parce que je craignais qu’elle se sente abandonnée, je me suis appliquée à ce qu’on passe de chouettes moments à deux, notamment autour d’activités ludiques comme le jeu avec du riz coloré dont je vous parlais récemment ou de simples ateliers peinture.

Mais avec un petit bébé de bientôt deux mois qui tète très souvent et a lui aussi besoin de beaucoup d’attention et la quantité de tâches ménagères auxquelles tous les parents doivent faire face, je n’ai pas toujours le temps de dégager une ou deux heures pour faire des dessins ou disperser du riz dans tout le salon. En revanche, Coquillette a soif de découvrir, de faire des choses avec sa maman quand celle-ci n’est pas coincée dans le canapé, sa petite soeur greffée au sein. J’ai donc peu à peu pris le pli de l’associer à tout ce que je dois faire au quotidien. Elle pend le linge avec moi (comprendre elle vide le contenu de la machine à laver à sur le sol de la buanderie), elle essaye de passer l’aspirateur avec moi, à tel point que je songe à lui en acheter un petit pour elle (sa phobie de l’aspirateur d’il y a quelques mois a totalement disparu) et je la mets sur une chaise à côté de moi quand je fais la vaisselle (elle en profite pour jouer avec le goupillon qu’elle prend pour une brosse à cheveux).

marmiton

Depuis peu, j’ai décidé de l’associer aussi à la préparation des repas, que ce soit des pâtes, de la soupe ou un gâteau, je trouve toujours un petit quelque chose à lui faire faire : mettre un morceau de beurre dans le plat, « mélanger » une préparation (évidemment je repasse derrière sinon ça ne risque pas d’être homogène), goûter un bout de courgette crue (elle n’a pas aimé) ou se faire surprendre par le froid d’une rondelle de carotte surgelée. Hier, je lui ai montré comment écailler un oeuf dur et même si le résultat n’était pas là (faut pas pousser quand même elle n’a que 19 mois !), elle s’est appliquée et y a pris beaucoup de plaisir. Comme quoi, pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour amuser un enfant !

Pendant ce temps-là, Crapulette peut dormir tranquillement parce que sa soeur est calme et ne hurle pas dans le salon, et moi je suis plus zen parce que je ne dois pas toujours dit « non » parce qu’elle déchire la tapisserie ou monte sur le canapé. Et puis un petit coup de main en cuisine, ça ne se refuse pas !

Ne pas compter

Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu. Et bien c’est excessivement vrai lorsqu’on a deux enfants en bas âge dont on s’occupe 24h/24. En tout cas, c’est que je vous conseille pour ne pas sombrer dans le plus grand désespoir !

Ne pas compter ses heures de sommeil pour commencer. On survit à un faible nombre d’heures de sommeil par nuit, on s’y fait (presque) et on arrive quand même à assurer pendant les journées. Mais si chaque matin, on commence à compter combien d’heures on a dormi, si chaque nuit on passe son temps à zieuter le réveil en attendant que bébé finisse de téter, bonjour la déprime !

Ne pas compter le nombre de couches changées par jour ni le temps qu’on y passe. On sait que c’est beaucoup, ça ne sert à rien de tenir un livre de comptes.

De même, ne pas compter les tétées et les heures passées le sein à l’air.

Ne pas compter les litres de lait régurgité à éponger après ces mêmes tétées…

Ne pas compter le nombre de bodys, bavoirs et serviettes, lavés, pendus et rangés chaque jour, en particulier quand on a un bébé régurgiteur…

Ne pas compter le nombre de pas qu’on fait pendant la journée. Entre le bébé qui a besoin d’être en mouvement pour s’endormir, celui, plus âgé, après lequel il faut courir parce qu’il fait des bêtises dans tous les coins, les balades quand il fait beau, les allers-retours dans l’escalier, etc… les jeunes parents doivent en faire des kilomètres. Et dire que les mamans ne sont pas censées faire de sport avant d’avoir rééduqué leur périnée !

Ne pas compter les biberons, petites cuillères en plastique et autres tasses à bec qui viennent s’ajouter à la vaisselle quotidienne et qui ne restent jamais plus de cinq minutes sur l’égouttoir.

Ne pas compter le nombre de fois où l’on répète les mêmes choses (pas étonnant qu’on ait du mal à suivre une conversation normale entre adultes après).

Ne pas compter les larmes essuyées, ni les petits bobos à soigner.

Ne pas compter les décibels que nos bébés sont capables d’atteindre de jour comme de nuit (mais en vrai, ils font un concours ou quoi ??)

Tout ça, histoire de conserver votre intégrité mentale…

Mais mieux vaut ne pas compter non plus les centaines de bisous reçus, les dizaines de câlins distribués, les milliers de sourires avec ou sans dents, les innombrables instants de vie qu’on n’oubliera jamais, du premier « maman » aux premiers pas. Pourquoi ? Parce qu’on n’en viendrait jamais à bout, comme si on comptait les grains de sable d’une plage…

sable

 

Qu’est-ce qu’on riz avec maman !

OK je sors… Mais avant, laissez-moi quand même vous raconter ce qu’on a fait hier après-midi avec Coquillette.

Tout est parti d’une super idée de Maman Nougatine dont je vous ai déjà parlé pour toutes les activités qu’elle invente pour sa fille. J’ai voulu tester le riz coloré, très facile et rapide à préparer et j’avais tout ce qu’il fallait sous la main, c’est-à-dire du riz, du colorant alimentaire et des petits sachets. Maman Nougatine explique très bien tout cela ICI. J’ai mis le riz dans un plateau que j’ai placé par terre avec des bouchons, gobelets, pour que Coquillette s’amuse avec. Sauf que ma Coquillette, c’est une vraie sauvage. C’est à peine si elle a pris le temps de regarder, elle s’est directement jetée dessus et a envoyé valser le riz dans tout le salon. Pas grave, je me doutais bien que je devrais passer l’aspirateur dans la foulée. Voici les photos de l’avant et de l’après carnage…

IMG_7875

IMG_7876

IMG_7905

Elle s’est quand même bien amusée et je pense que ça l’a défoulée, même si elle n’a pas vraiment utilisé les récipients mis à sa disposition. Quant à moi, j’ai trouvé que le riz prenait de si jolies couleurs et que c’était si beau une fois mélangé, que je n’ai pas voulu gâcher le résultat ! Du coup on a enchaîné avec deux autres activités.

On a commencé par remplir une jolie bouteille en verre avec le riz coloré, à l’aide d’un entonnoir. Le résultat n’est pas transcendant mais c’est joli (et ultra facile à réaliser), et ça nous fait un souvenir d’une petite activité partagée à deux.

IMG_7916

Mais on ne s’est pas arrêtées là, et on a voulu que Papa en profite lui aussi même s’il travaillait. J’ai donc pris une feuille de papier sur laquelle j’ai tracé un coeur avec de la colle liquide, puis j’ai proposé à Coquillette de mettre des poignées de riz sur la feuille jusqu’à la recouvrir. Puis, on a secoué la feuille et le résultat, pour le coup, était vraiment super. On a donc continué sur notre lancée en écrivant PAPA sur le papier. Quand l’heureux concerné est rentré, il a trouvé son petit cadeau punaisé sur le mur du salon, entre deux cadres photos.

IMG_7918

J’ai récupéré le reste du riz et je l’ai stocké dans un sachet, je le ressortirai à l’occasion pour que Coquillette joue avec ou si une autre idée créative me vient ! D’ailleurs si vous avez des idées, je serais ravie de les lire !

Crapulette d’amour

justineluminou

Alors que je commence à rédiger cet article, c’est la musique « Il est né le divin enfant » qui me vient en tête… Cliché mais je ne contrôle pas les méandres de mon inconscient ! En même temps, il faut dire que la chanson colle parfaitement à Crapulette qui est un bébé incroyable.

Notre petite deuxième est arrivée parmi nous le jeudi 11 septembre à 7h18, à toute vitesse comme je vous le raconterai très vite et depuis, tout se passe à merveille.

Comme sa grande soeur, c’est un petit format : 49 cm pour 3,160 kg ! D’ailleurs, c’est son portrait craché : les mêmes cheveux très bruns et bien fournis, le même petit nez retroussé, la même bouche qui s’arrondit souvent comme un « oh » de surprise, la même petite fossette au menton… Mais Crapulette nous réservait une surprise, bien cachée derrière ses paupières : des yeux d’un bleu magnifique. Je sais bien que souvent, les bébés ont les yeux bleus à la naissance et que ça change par la suite. Mais Coquillette a d’emblée eu les yeux très foncés de son papa et comme j’ai moi-même les yeux bleus, j’espère secrètement que Crapulette aura hérité de mes yeux…

Côté caractère, elle est, pour l’instant en tout cas, un bébé incroyablement calme. On ne l’entend quasiment jamais pleurer et elle dort très bien malgré les hurlements de Coquillette qui, pour le coup, est carrément infernale depuis l’arrivée de sa petite soeur.

Quand je dis qu’elle dort très bien, évidemment je ne veux pas dire qu’elle fait ses nuits. Mais quand je l’entends s’agiter, je me lève, je l’allaite, je la laisse dormir quelques minutes dans mes bras pour être sûre qu’elle ne s’étouffe pas puisqu’elle régurgite beaucoup puis je la remets au lit et c’est reparti pour 2-3 heures. Un rythme qui me suffit pour me sentir en forme pendant la journée !

Je retrouve les plaisirs qu’on connaît avec un tout jeune bébé : la regarder s’endormir dans mes bras après une tétée et la voir sourire béatement, sentir l’odeur du caca d’allaitement (oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est une odeur que je trouve agréable), sentir ses minuscules doigts s’agripper aux miens, caresser ses si doux cheveux… Bref, je savoure, et je m’excuse donc de mon peu d’assiduité sur le blog, mais je pense que vous me pardonnerez, non ?

Merci en tout cas pour tous vos messages de félicitations et vos souhaits de bienvenue à Crapulette, je n’ai pas pris le temps d’y répondre individuellement mais ils m’ont tous sincèrement touchée !

Un cadeau de naissance pour la grande soeur

Coquillette n’a que 17 mois, c’est difficile pour nous de savoir comment elle perçoit l’arrivée prochaine de sa petite soeur. Elle ne comprend probablement pas précisément de quoi il s’agit, mais vu comme elle est intelligente, elle doit bien comprendre qu’il se trame quelque chose. D’ailleurs, je me demande si son obsession pour les nombrils de tout le monde n’a pas quelque chose à voir avec l’énorme bidon que j’ai développé ces derniers mois…

Pour l’instant, ça ne change pas grand chose pour elle. Soit je suis plus fatiguée et je me repose de plus en plus sur son père quand il est à la maison, mais elle est toujours ma priorité. Quand le bébé sera là, j’ai bien peur qu’elle ne comprenne pas pourquoi ce n’est plus à elle que je consacre la majorité de mon temps. J’aurai beau faire de mon mieux pour qu’elle ne se sente pas délaissée, je ne suis pas naïve au point de croire que ça ne lui fera rien.

La première étape cruciale sera sa première visite à la maternité. Et pour ce grand moment, j’ai voulu qu’elle sente qu’elle est toujours aussi importante à nos yeux. Je me suis dit qu’un petit cadeau symbolique que je lui donnerais ce jour-là serait une bonne idée, mais je ne voulais pas que ce soit n’importe quelle peluche ou n’importe quel jouet acheté au hasard dans un magasin. C’était trop impersonnel à mon goût. Comment je me suis mise à la couture depuis quelques mois (plutôt quelques semaines en réalité), j’ai eu envie de lui faire quelque chose avec mes petites mains, mais surtout avec tout mon coeur.

J’ai donc farfouillé sur Internet à la recherche d’une idée sympa pour lui faire un joli doudou et j’ai trouvé une énorme quantité de choses toutes plus adorables les unes que les autres, mais c’est sur le site Créenfantin que j’ai trouvé mon bonheur avec ce tutoriel pour fabriquer d’adorables hérissons.

J’ai craqué immédiatement, et il était marqué que c’était facile. Parfait non ? Bon en réalité, ce n’était pas si facile que ça. Je n’avais jamais cousu d’appliqué, ni brodé au point bourdon et je n’ai jamais rien fait d’autre en réalité qu’une gigoteuse, une housse de coussin et une Bai Jia Bei toujours en cours.

Le résultat est très loin d’être à la hauteur de l’original, évidemment. Il est plein de défauts, les appliqués sont cousus de façon hyper anarchique, les deux côtés de la bouche de chaque côté du visage ne sont pas alignés et le rembourrage n’est pas parfait au niveau des pics. Mais finalement, ces défauts font partie intégrante de cette peluche. Ils racontent une histoire : l’histoire d’une maman pas très bonne couturière mais qui avait vraiment envie de faire plaisir à sa fille et de lui offrir plus qu’un doudou fabriqué en série. Et puis il a une bonne bouille ce hérisson, non ?

hérisson1

hérisson2

hérisson3

hérisson4