Extrémismes

Je vous rassure, je ne vais pas me mettre à parler politique sur le blog, mais plutôt principes d’éducation. A force de lire des articles sur des blogs, dans des magazines, de feuilleter des livres, d’entendre des émissions ou de discuter avec des parents (de toutes générations d’ailleurs), j’ai découvert qu’il existait de nombreux courants en matière d’éducation, tous défendus par des experts bien que très différents. Personnellement, je ne me range dans aucune case, même si je pense me rapprocher de ce qu’on appelle l’éducation non violente ou parentalité positive. Pour autant, je n’ai pas forcément envie d’appliquer tous les principes prônés par ce courant. En fait, je pique des idées par ci par là, j’écoute mon instinct aussi, surtout même. Je ne pense pas qu’il n’y ait qu’une seule bonne façon d’éduquer son enfant et en plus, les erreurs sont forcément inévitables. On fait de son mieux, voilà tout.

Mais certaines idées sont effrayantes il faut bien le dire, que ce soit du côté de la parentalité positive ou du côté d’une éducation plus « stricte ». J’ai lu des choses qui m’ont fait peur, j’ai lu des choses qui m’ont mise en colère, j’ai lu des choses culpabilisantes pour des jeunes parents qui font pourtant de leur mieux.

J’ai lu par exemple qu’il ne fallait plus laisser un doudou à son enfant dès ses 2 ans,dixit Aldo Naouri, un pédiatre dont j’ai d’emblée détesté les idées. Nos enfants sont euh… ben… des enfants, en fait ! Pas des petits soldats ! A savoir que ce même pédiatre a été critiqué pour avoir plus ou moins fait l’apologie du viol conjugal, ça donne une idée du personnage… D’un autre côté, j’ai lu des propos émanant d’un blog sur le maternage proximal et la parentalité proximale qui disaient, grosso modo, qu’aucune erreur d’éducation n’était irrattrapable (jusque là tout va bien), et qu’il ne fallait pas s’inquiéter si on avait lu des histoires avec des ours qui parlaient à notre bébé. Ouhlala ben j’ai sacrément maltraité mes filles moi ! D’abord c’est culpabilisant, parce que si ça pour eux c’est une erreur d’éducation, comment appeler les vraies erreurs ? Et d’autre part, évidemment chacun en pensera ce qu’il voudra, mais je ne considère pas que ma fille risque d’être perturbée par ses lectures parce qu’il y a des animaux qui parlent dedans.

Voici typiquement deux exemples extrêmes qui m’ont choquée.

Parfois aussi, je lis une idée qui me semble bonne mais un peu exagérée. Alors je l’adapte, de façon à ce qu’elle corresponde plus à la vision que j’ai de l’éducation.

En fin de compte, l’éducation c’est un peu comme la politique ! Il y a du bon et du mauvais de tous les côtés et quand on s’approche des extrêmes, il est temps de sortir les pincettes ! (Oups, et moi qui avais dit que je ne parlerais pas politique…)

Conclusion : si vous vous sentez de la sympathie pour une méthode d’éducation, n’hésitez pas à vous en inspirer, mais n’hésitez pas non plus à faire le tri et à ne pas prendre tout pour argent comptant. Si une petite voix en vous vous dit que ce n’est pas une bonne idée, elle a probablement raison !

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Faire le bon choix

Prenoms_tendances_2014_visuel

Aujourd’hui, c’est ma fête ! Mes parents m’ont appelée Hélène et je suis très contente de porter ce prénom. Une chance, parce qu’autour de moi, tout le monde n’apprécie pas forcément son prénom… Et au moment de choisir un prénom pour la deuxième fois, ce constat me met encore plus la pression !

Il y a des parents pour qui le choix est une évidence. Ils l’ont dans la tête depuis toujours et n’en démordent pas. Mais chez nous, aussi bien pour Coquillette que pour Crapulette, le choix a à chaque fois fait l’objet de discussions, recherches, changements d’avis et j’en passe. 

Quand je propose un prénom que j’aime bien, mon homme trouve toujours un moyen de s’en servir dans un jeu de mot pourri, résultat il en devient inutilisable. Quand c’est lui qui propose, je trouve toujours quelque chose à redire aussi. Soit je connais quelqu’un que je n’apprécie pas qui s’appelle comme ça, soit c’est un prénom trop commun, soit ça ne sonne pas bien avec le nom de famille, soit tout simplement je n’aime pas. Je suis très très difficile, et je passe mon temps à changer d’avis et à douter. 

Pour Coquillette, j’avais trouvé LE prénom parfait (du moins je le croyais), et on était même d’accord. Voilà là-dessus qu’un cousin de mon mari donne le même prénom à sa fille qui naît deux semaines avant la nôtre… Du coup, ce n’était plus possible, je ne pouvais plus… Je me souviens en avoir pleuré (la faute aux hormones, bien sûr !) Nous avons changé et finalement, je suis contente de notre choix final : moins répandu d’une part, mais surtout c’est SON prénom. Quand je la vois aujourd’hui, je ne l’imagine pas porter un autre prénom. J’espère qu’elle aimera le porter tout au long de sa vie mais j’ai quand même l’impression que nous avons réussi dans cette première mission !

Pour Crapulette, nous avons mis beaucoup de temps à nous décider, et même ne serait-ce qu’à en discuter. Peut-être que nous nous sommes dit que ça ne servait à rien de choisir trop tôt, vu qu’on avait changé d’avis quasiment à la dernière minute la première fois. Aujourd’hui, nous avons a priori choisi, mais je précise bien « a priori », parce qu’on ne sait jamais ! Notre technique est toujours la même : on fait des listes, on raye des prénoms au fur et à mesure, on les répète, on les retourne dans notre tête, on va fouiller des sites Internet pour trouver leur origine, leur signification, le nombre de personnes qui les portent. L’autre jour, je suis tombée sur un site qui donne la personnalité associée au prénom. Je n’y crois qu’à moitié, voire pas du tout, mais il faut bien avouer qu’il y a des choses troublantes quand on lit ce qui correspond à notre propre prénom ou à ceux de nos proches ! Pour le prénom de Crapulette, la description commençait par « très colérique et capricieuse »… Génial, ça promet ! Mais même pas peur, j’ai trop associé ce prénom et ce petit être qui grandit en moi pour être découragée par ça !

Pour la petite anecdote, j’ai failli découper mon homme à la tronçonneuse il y a quelques jours, quand il est rentré du boulot et qu’il m’a dit : « en fait, ça me fait un peu bizarre quand même ce prénom ». Evidemment, il avait choisi LE jour où j’avais passé trois heures à fabriquer des lettres en 3D pour décorer les murs de la chambre (avec ce super printable trouvé sur le blog de Mr. Printables, un site que j’aime beaucoup !). Heureusement, le doute était passager… 

Des ours à adopter : vos enfants vont adorer !

paddington

Il y a quelques jours, je découvrais l’opération Paddington and Friends. Aujourd’hui, un petit ours mignon à croquer tout juste arrivé par la Poste attend sur la table basse du salon que Coquillette se réveille de sa sieste pour rencontrer sa nouvelle amie.

Vous aussi, vous voulez offrir un nouveau petit compagnon à votre bébé ou à votre enfant ? Allez, je vous explique tout ça parce que ce n’est pas bien compliqué et que j’ai complètement craqué pour cet ours (mettons donc ça sur le dos des hormones !).

Commençons par le commencement. Paddington and Friends, c’est le nom d’un nouveau film qui sortira en décembre 2014 et qui raconte l’histoire d’un ours qui débarque à Londres après un long voyage depuis le Pérou. Un peu perdu, il se fait adopter par la famille Brown qui l’appelle aussitôt Paddington, du nom de la gare où elle le trouve. C’est le genre d’histoire qui me plaît bien, moi qui ai toujours adoré les peluches et qui suis aussi du genre à récupérer ceux qui ont été abandonnés.

Il se trouve que toute une opération est actuellement organisée autour du synopsis de ce film. Le principe : d’autres ours cherchent une nouvelle famille, comme Paddington ! Vous pouvez au choix, déposer une demande d’adoption pour accueillir chez vous un de ces ours, ou à l’inverse donner un ours qui traîne chez vous dans votre grenier alors qu’il pourrait vivre une autre vie.

Que vous souhaitiez adopter ou donner un ours en peluche, toute la marche à suivre (très simple) est expliqué sur le site www.paddington.com. Pour ma part, tous les ours en peluches à la maison sont actuellement ultra choyés par Coquillette qui les câline à tour de bras et j’ai donc choisi de déposer une demande d’adoption. J’ai juste eu à remplir un petit formulaire en expliquant ma demande et dès le lendemain, je recevais un mail m’annonçant que ma demande avait été acceptée et me demandant mon adresse. La suite, vous la connaissez : le facteur a sonné ce matin avec un gros carton dans les bras. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi rapide et je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre en ouvrant le colis. Apercevoir la petite bouille de cet ours a été une très bonne surprise ! Une belle affiche du film l’accompagnait et ira certainement décorer la porte de la chambre de l’une ou l’autre de mes filles.

Maintenant, Paddington (son nom était tout trouvé non ?) attend sagement que Coquillette le trouve et le prenne dans ses bras. Je ne m’inquiète pas pour ça, son succès est couru d’avance !

Mon seul regret : je ne pourrai même pas aller voir le film quand il sortira au cinéma puisque je serai probablement en pleine période d’allaitement…

Ce n’est pas que du bonheur

bonheur

« Depuis qu’il est né, ce n’est que du bonheur ! ». Tout le monde a déjà entendu cette phrase venant de jeunes parents avec des cernes jusqu’au milieu des joues, des tâches de lait/vomi/pipi/caca plein leurs vêtements, en train de boire une tasse de café froid, non ? Ou alors, si vous-mêmes êtes futurs parents, vous avez dû entendre à maintes reprises : « tu verras, ce n’est que du bonheur ! »
Soyons clairs, c’est un mensonge ! Voire du déni ou de l’auto-persuasion dans le cas des jeunes parents.
Evidemment, un bébé apporte plein de bonheur, ce n’est pas moi qui dirai le contraire vu que j’ai décidé de remettre ça 6 mois après l’arrivée de Coquillette. Mais de là à dire que ce n’est QUE du bonheur ?
Je voudrais bien voir une jeune maman ou un jeune papa me dire ça alors qu’il se lève pour la vingtième fois de la nuit, ou alors pendant que son charmant bébé qui n’apporte que du bonheur vomit sur son dernier T-shirt propre, ou même en essayant de mastiquer son steak qui a totalement refroidi pendant qu’il berçait son bambin en faisant le tour de sa chambre en se balançant pendant 3/4 d’heure.
Un bébé, ce n’est pas que du bonheur. C’est aussi beaucoup de fatigue, de moments où on se sent dépassé, de doutes, d’inquiétudes, de difficultés. Ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas avoir d’enfants, je suis la première à dire que c’est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie. Mais cette toute petite phrase peut faire beaucoup de dégâts.
Imaginez un peu de futurs parents à qui on bassine cette rengaine pendant neuf mois. La retombée sur terre risque d’être un peu dure pour eux là où ils pensaient atteindre le Nirvana.
Et pensez un peu à ces jeunes parents qui rencontrent des difficultés avec leur enfant, que ce soit des problèmes de santé, de sommeil ou simplement les premiers doutes que connaissent tous les jeunes parents. A force d’entendre leurs amis déclamer à tout bout de champ que ce n’est que du bonheur alors que ce n’est pas ce qu’ils ressentent, ne risquent-ils pas de se dire qu’ils ont un problème ? Qu’ils sont de mauvais parents ?
Alors oui, on est d’accord, la naissance d’un enfant est un moment heureux et oui, le capital bonheur de la famille va en être décuplé mais, de grâce, arrêtons de dire que ce n’est QUE du bonheur…

PS : Oui, je sais, la photo n’a rien à voir avec le sujet mais allez donc illustrer ça…

Ce soir, je regarde France 5

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J’avais l’intention d’écrire cet article bien plus tôt dans la journée mais j’ai été débordée… Alors forcément, maintenant, ça fait un peu tard pour vous prévenir du reportage à ne pas rater qui passe ce soir sur France 5. Mais vous en avez peut-être déjà entendu parler car ce documentaire réalisé par l’animatrice de télévision et maman Eglantine Emeyé fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Il s’agit de « Mon fils, un si long combat ».

Je vous colle le résumé sans plus attendre : « Samy, 8 ans, communique peu, marche avec difficulté et n’est toujours pas propre. Il est également atteint d’autisme et d’épilepsie. Eglantine Eméyé, sa maman, s’est rendu compte que la société, frileuse et souvent peureuse, n’était pas adaptée aux besoins de son enfant. Certains professionnels de la santé refusent de le soigner et les écoles ne le prennent pas en charge. Aujourd’hui, Eglantine se bat quotidiennement pour que son fils ait droit au bonheur. Elle est épuisée et a le sentiment de délaisser Marco, son fils aîné. A Hyères, elle a trouvé une structure qui pourrait la soulager. »

Pour avoir vu quelques extraits, je crois bien que les mamans qui regarderont ce reportage ce soir ne pourront pas retenir quelques larmes (cela m’inclut, évidemment…) Mais au-delà de l’aspect touchant de ce film, je pense qu’il est important de le regarder pour se rendre compte du mur auquel se heurtent les familles d’enfants comme Samy. Le mur de la société. Dans le cadre de mon travail, j’ai parfois rencontré des parents d’enfants autistes ou porteurs d’un handicap ou d’une maladie méconnus. A chaque fois, j’ai été retournée par cette vie si injuste pour eux bien sûr, mais aussi et surtout par le courage de leurs parents, par le dévouement dont ils font preuve envers leur enfant, par l’oubli d’eux-mêmes dont ils sont capables pour permettre à leur enfant de mener une vie la plus normale possible, et la plus heureuse. Parmi les parents que j’ai vus, certains savaient que leur enfant de 5 ans allait mourir dans quelques années, voire quelques mois, mais je ne les ai jamais vus pleurer (par contre moi je devais me retenir). Au lieu de ça, je les ai vus se battre pour obtenir un traitement, un espoir, une place à l’école, une assistante de vie scolaire individuelle (AVSI) et pour faire entendre leur cause à l’échelle locale ou nationale.

Regarder ce reportage, c’est se rendre compte de ce qu’ils vivent au quotidien. C’est se rendre compte de l’état d’épuisement physique et mental dans lequel ils doivent se trouver et de leur lassitude face aux incompréhensions et face à une société inadaptée. Regarder ce reportage, c’est un peu leur rendre hommage. Et plus il sera regardé, plus la société réalisera ce que c’est réellement que d’élever un enfant handicapé. Regarder ce reportage, c’est ouvrir un peu plus la porte à la tolérance.

Alors ne le loupez pas, c’est ce mardi soir sur France 5 à 20h40 et ça ne dure que 50 minutes ! Et si vous êtes déjà pris, n’oubliez pas qu’il y a le replay !

La télévision, pas mummyfriendly

Je ne regarde pas énormément la télévision, mais cela fait plusieurs fois que je tombe sur des émissions et que je sens un fossé entre elles et moi.

Tout a commencé quand j’étais enceinte et que je regardais parfois « Un dîner presque parfait ». Il n’y avait pas un jour sans qu’ils me fassent baver sur un aliment auquel je n’avais pas droit : foie gras, saumon fumé, viande crue, fromage au lait cru… A quand « Un dîner presque parfait » pour les femmes enceintes ? Sérieusement, je suis sûre que ça aurait beaucoup de succès. Sans compter que ça n’empêche pas les autres de regarder. On y ferait des plats équilibrés, pleins de bonnes choses et de vitamines, avec des légumes et des fruits bien nettoyés et de la viande mijotée. Evidemment, ça vaut aussi pour Top Chef ou Masterchef, hein. « Préparez un repas pour 10 femmes enceintes affamées et aux envies étranges ». En voilà un défi pas banal et pas facile à relever !

Je continue sur ma lancée avec les émissions culinaires, mais cette fois-ci, côté jeune maman. Le meilleur pâtissier. Rhhaaa que j’ai aimé cette émission, mais maintenant je la hais ! Aurais-je un jour le temps dans ma vie pour fabriquer ces magnifiques macarons ou ces gâteaux cachés et autres pièces montées ? J’en doute sérieusement, ou alors quand je serai grand-mère, voire arrière-grand-mère…

Bon et puis il n’y a pas très longtemps, on a eu le droit à l’élection de Miss France. J’ai souvent regardé quelques passages pour rire mais pour la première fois cette année, je l’ai vue à travers mes yeux de jeune maman au corps qui a pris un sérieux coup de vieux. Et pourquoi pas élire la plus belle jeune maman de l’année ? Mais avec un minimum de conditions, hein, pour éliminer d’office les mummyrexiques, genre : avoir au moins 5% de son corps abîmé par les vergetures, avoir encore au moins 3 kilos à perdre, avoir la carte du réseau autoroutier sur sa poitrine et des tâches de vomi sur les vêtements. Je lance l’idée à mon homme qui rigole et qui me répond : « et ça s’appellera Miss Vergetures ! ». Et ben POURQUOI PAS d’abord ? HEIN ??!

Et les informations sont définitivement trop tristes. Pas bon pour les hormones des femmes enceintes ni pour celles des toutes jeunes maman en plein baby-blues. Et même des mamans un peu moins récentes. Je ne sais pas vous mais depuis que je suis maman, je n’arrive plus à entendre une actualité concernant un bébé ou un enfant maltraité ou tué sans avoir la gorge qui se serre et les entrailles qui se retournent…

Il y a quand même une exception (qui confirme la règle dirons-nous) : Desperate Housewives. Et ben elles, elles sont mummyfriendly pour le coup !

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Bonne soirée devant la télévision ou pas !

Qui devrait avoir honte ?

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Vous allez vous dire que je passe mon temps à pousser des coups de gueule mais celui-ci n’était pas prévu. Et pourtant, je ne peux pas m’empêcher de revenir sur une émission sur laquelle je suis tombée hier soir.

Je ne suis pas une fan de Confessions intimes et de ce genre de reportages voyeuristes, je sais que la réalité y est déformée, mais j’avoue que de temps en temps j’aime bien regarder pour rigoler, quand je fais autre chose en même temps. On y voit des couples qui se déchirent, des fans de Cloclo ou du King qui font passer leur idole avant leur femme, et puis à la fin, comme par magie, tout s’arrange. C’est complètement bidon évidemment mais en général, les personnes un peu folles ou qui négligent leur entourage promettent de faire des efforts.

Hier, le reportage sur lequel je suis tombée s’appelait « Tu m’épouses ou tu t’en vas ». En voici le résumé :

« A 20 et 25 ans, entre Mandy et Nicolas rien ne va plus. Car depuis la fin de sa grossesse, Mandy accuse encore 10 kg de trop sur la balance … Nicolas le lui reproche et a même honte de s’afficher avec la jeune femme dans la rue. Il ne comprend pas qu’elle se laisse aller. Elle ne se maquille plus, ne se coiffe pas vraiment, elle qui avant avait un look de petite poupée. Aujourd’hui le couple n’envisage pas du tout le quotidien et l’avenir de la même manière. Mandy, elle, rêve de mariage et Nicolas, lui, fuit constamment la maison. »

L’émission se passe 6 mois après la naissance de leur fille. J’ai envie de dire au mec : « ben oui, après une grossesse, tous les kilos ne s’évanouissent pas par magie! » Et avec un jeune bébé à la maison, difficile de trouver le temps de se maquiller et de se coiffer pour qu’elle ressemble à la « poupée » qu’elle était avant… Et franchement, elle est loin d’être laide ! Le mec se comporte comme un vrai salaud, n’hésitant pas à manger des chips devant elle pendant qu’il lui interdit d’en manger, refusant de l’embrasser ou de la câliner parce qu’elle est trop grosse, avouant même que s’il était avec elle, c’était pour son physique. Que l’émission soit vraie ou truquée ou ne serait-ce qu’exagérée, peu importe, j’étais persuadée que c’était le comportement du mec qu’ils allaient tenter de rectifier. Mais non ! C’est cette pauvre fille à qui sa propre mère conseille de se ressaisir ! Elle a le droit à un relooking de 2h (on a toutes 2 heures à passer le matin dans sa salle de bain, c’est évident) et là son homme accepte de l’épouser. Non mais ho, on est où là ?? Je faisais des bonds sur mon canapé ! Ben oui, parce que moi aussi, au début, après l’éccouchement, je ne me coiffais pas vraiment, je mettais un élastique (c’est pratique avec un bébé, mais ça, l’émission semble l’oublier), je portais aussi des joggings (les jeans serrés après l’accouchement c’est un peu dur de rentrer dedans quand même…) Mais si j’ai réussi à dépasser ce cap, si j’ai perdu mes kilos, c’est parce que mon homme m’a soutenue, a été compréhensif, m’a redonné confiance en moi, m’a fait à manger pendant que j’allaitais parce que sinon, vu le peu de temps que j’avais, moi aussi je n’aurais mangé que des cochonneries à longueur de journée !

Il y a beaucoup de choses à jeter dans ce qui passe à la télé, mais là, je crois que TF1 a touché le fond pour dénigrer des femmes qui accusent quelques kilos en trop parce qu’elles ont donné la vie et se consacrent corps et âmes à leur bébé.

Aviez-vous vu cette émission ? Qu’en pensez-vous ?