L’astuce du dimanche #39

Pour clore cette semaine de l’allaitement, c’est tout naturellement que je vous propose une astuce en rapport avec ce thème.

Souvent, les mamans sont rebutées ou dégoûtées de l’allaitement parce qu’elles sont les seules à se lever la nuit pour nourrir le bébé. Pour Coquillette, les premiers jours ont ainsi été vraiment pénibles : quand je me levais la nuit pour allaiter, j’étais mal installée, j’avais froid, je trouvais le temps long. Petit à petit, j’ai appris à faire de ces réveils nocturnes des moments agréables et à présent, me lever la nuit ne me dérange plus tant que ça (même si j’ai hâte de retrouver mes nuits complètes, rapport à mes superbes cernes, entre autres).

D’abord au lieu d’un fauteuil, c’est carrément un clic-clac qui m’attend la nuit dans la chambre de Crapulette, avec plein de coussins et une couette. J’y suis bien installée, je n’ai pas froid, et je n’ai pas sans cesse à surveiller que la tête de Crapulette ne heurte pas un bras du fauteuil si je pique un peu du nez (ça me fichait une trouille bleue avec Coquillette). A portée de main, j’ai installé des langes, des mouchoirs et mon Kindle, qui me permet de lire ce que je veux quand je veux de manière très pratique puisqu’une main me suffit pour m’en servir. Sinon, un livre fait aussi l’affaire évidemment, ou une tablette, un ordinateur ou tout ce qui va vous permettre de passer le temps, de vous maintenir éveillée et de susciter chez vous suffisamment d’intérêt pour que vous soyez contente d’être réveillée. Attention, je ne suis pas en train de dire que le simple fait d’allaiter ma fille n’est pas une raison suffisante pour moi de me lever, ni que je m’ennuie en allaitant. J’apprécie aussi de temps en temps de seulement la regarder, caresser ses cheveux et profiter de ces beaux moments, mais parfois, j’ai aussi besoin de m’occuper l’esprit et comme j’adore lire, c’était tout trouvé pour moi. Parfois aussi, je m’endors. Mais ce n’est pas vraiment un problème puisque les lieux sont suffisamment sécurisés pour empêcher Crapulette de tomber de mes bras.

Bref, je recommande chaudement à toute maman allaitante qui, comme moi, ne pratique pas le cododo ou seulement de manière ponctuelle, de se créer dans la chambre de son bébé un vrai petit nid douillet pour ces réveils nocturnes, qu’elle retrouvera à chaque fois avec enthousiasme pour qu’allaiter ne devienne synonyme de corvée !

Bon dimanche à tous !

 

Allaitement : les premiers jours

C’est la semaine mondiale de l’allaitement et comme je suis en plein dedans, je me voyais mal ne pas en profiter pour vous en parler à nouveau (d’ailleurs, j’écris cet article en pleine tétée !) J’ai plus particulièrement envie de vous parler de la mise en place de l’allaitement, de ces premiers jours pas toujours faciles, de ce qui peut surprendre ou encore de ce qu’on oublie d’une fois à l’autre.

tétée

Les sensations

On a beau nous prévenir (ou pas d’ailleurs), les sensations ressenties pendant une tétée sont surprenantes. Quand j’ai commencé mon deuxième allaitement, j’ai été à nouveau surprise par cette soif intense qui s’empare de nous au début de chaque tétée. Il faut dire que le corps est bien fait, il sait qu’il va avoir besoin d’eau pour donner du lait et nous le fait savoir. A privilégier : l’eau plate (la pétillante pouvant causer des ballonnements douloureux chez le bébé). N’hésitez pas à profiter des gens autour de vous pour vous faire servir ! (Je ne sais pas combien de verres d’eau m’a apporté mon mari…) Le deuxième effet Kiss Cool, c’est la somnolence. Chez moi, ça agit vraiment comme un somnifère. D’un seul coup je me sens détendue, mes yeux se ferment, mes muscles se relâchent, mais c’est une sensation agréable, comme quand on rentre dans son lit tout propre après un bon bain. Il y a aussi une sensation qui persistera tout au long de votre allaitement, celle des montées de lait. Quelques secondes après que votre bébé ait commencé à téter, la machine se met en route et envoie du lait, et on le sent vraiment. C’est difficile à décrire, ça fait un peu mal mais c’est très court (quelques secondes), pas très agréable mais tout à fait supportable je vous rassure, un peu comme un pincement. Cela peut arriver aussi en dehors des tétées, souvent après que les mamelons aient été stimulés (et il ne leur faut parfois pas grand chose) attention alors parce que ça annonce l’arrivée du lait. Combien de fois me suis-je retrouvée à la sortie de la douche en train de goutter des seins ! Merci de ne pas imaginer cette scène…

Les douleurs

Généralement, on est prévenue : les tout premiers jours, chaque tétée provoque des contractions de l’utérus qui causent d’une part de grosses douleurs de règles, d’autre part des saignements. C’est normal, c’est l’utérus qui retrouve peu à peu sa taille normale, c’est le cas chez toutes les femmes qui viennent d’accoucher mais c’est amplifié par l’allaitement. Heureusement, ça ne dure pas longtemps et vous avez le droit aux anti-douleurs : le personnel soignant vous en fournira avant même que vous n’ayez besoin de le demander. Personnellement, au bout de 3 jours je n’avais plus mal. Vous avez sans doute aussi entendu parler des crevasses et autres accidents d’allaitement, auxquels il y a généralement toujours une solution. Sachez que même quand on fait tout bien, il est normal d’avoir des douleurs pendant la première semaine. Au risque de vous horrifier, mais je préfère être tout à fait honnête, je vais vous décrire la situation que j’ai connue pendant 5/6 jours : tétons hyper sensibles et douloureux en particulier au moment où ma fille s’emparait de mon sein mais surtout, bien abîmés. La cinquième nuit, je me suis mise à saigner si bien que Crapulette avait la bouche pleine de sang en tétant,pas très cool mais ça s’est aussitôt arrêtée. Pour soigner vos téton abîmés, vous pouvez d’emblée vous les tartiner de Lanoline pure (marque Lansinoh par exemple). Si vous n’en avez pas, il y a de fortes chances que la maternité puisse vous fournir des échantillons. Et il y a de fortes chances aussi pour qu’ensuite, vous n’ayez plus besoin d’en racheter : on n’en a vraiment pas besoin longtemps.

La première montée de lait

On nous dit que ça va arriver mais on se demande quand même à quoi ça va ressembler. Petit récapitulatif rapide : les premiers jours, nous ne produisons que du colostrum, en toute petite quantité. Puis, le vrai lait arrive : au bout de 3 jours en général, moins pour un deuxième allaitement. J’ai eu la mienne au bout de 36 heures. Mais même si c’est mon deuxième allaitement, je ne me souvenais pas de comment ça arrivait, à quelle vitesse etc… En fait, ce n’est pas soudain, ça se fait en quelques heures (une nuit environ) et ça se repère assez bien, pourvu qu’on soit attentif aux signes qui ne trompent pas : les seins grossissent, sont plus chauds et plus tendus, vous aurez aussi une sensation de lourdeur en retirant votre soutien-gorge et ça peut être douloureux, vous entendez désormais votre bébé déglutir goulûment quand il tète, et il se peut qu’il se mette à régurgiter un peu, quand vous donnez un sein, l’autre coule en même temps… C’est alors le moment de sortir vos coussinets d’allaitement pour éviter les mauvaises surprises et un conseil : ne quittez plus votre soutien-gorge pour dormir sous peine de fuites très désagréables.

Les premiers jours peuvent faire peur et décourager les mamans. Ce que je veux vous dire, après être passée deux fois par là, c’est de persévérer ! Ce serait dommage d’allaiter 3 jours pour vous arrêter car vous n’auriez eu que les mauvais aspects, sans pouvoir apprécier réellement ce qu’est l’allaitement et ses bons côtés. Bref,tenez le coup au moins dix jours pour avoir une vraie vision de l’allaitement avant de prendre la décision de vous arrêter, car ça vaut vraiment le coup !

Les incontournables de la naissance #1 – Le tire-lait manuel Tommee Tippee

Comme vous le savez (ou pas si vous découvrez mon blog), j’accoucherai très prochainement de mon deuxième bébé (à moins que ce ne soit déjà fait au moment où vous lisez ces lignes !). Pendant quelques temps, je vais donc vous parler des articles, des marques et des enseignes de puériculture qui, après une première expérience, sont devenus pour moi des incontournables à la naissance d’un bébé.

Pour commencer, c’est une marque dont je ne vous ai jamais parlé que je vais évoquer : Tommee Tippee. J’avais lu un article élogieux sur son tire-lait manuel sur un blog et quand j’en ai eu besoin d’un, c’est tout naturellement vers cette marque que je me suis tournée.

Je dois d’abord vous parler du tire-lait de manière générale. A la naissance de Coquillette, une fois que j’ai eu ma montée de lait, j’ai eu vraiment VRAIMENT beaucoup de lait. J’avais emmené avec moi, comme indiqué sur la liste fournie par la maternité, des coques à glisser dans le soutien-gorge pour recueillir le lait du sein qui n’était pas tété. Systématiquement, la coque était remplie et débordait même, ce qui me valut quelques petits soucis techniques. Quand la puéricultrice est venue me donner les instructions avant de quitter la maternité, je lui en ai parlé et je lui ai demandé si elle pensait que c’était une bonne idée d’utiliser un tire-lait pour évacuer ce trop-plein de lait. En réalité, dans mon cas, ce n’était justement pas une bonne idée comme elle me l’a expliqué, puisque mes seins, plus sollicités, allaient produire encore plus ! Je n’ai donc pas eu besoin de tire-lait avant quelques mois, au bout desquels on s’est dit que ce serait pas mal de commencer à donner un petit biberon de mon lait par-ci par-là à Coquillette.

En fait, j’étais un peu horrifiée par l’idée du tire-lait. J’avais vu le film « Un heureux événement » et la scène où la jeune maman doit tirer son lait avec une véritable trayeuse m’avait traumatisée. Je ne voulais pas de ça, le tire-lait électrique était donc exclu d’office pour moi. En même temps, j’avais lu beaucoup d’avis de mamans qui avaient du mal avec le tire-lait manuel : pénible, inefficace, long, tels étaient les adjectifs qui le qualifiaient souvent. Celui de Tommee Tippee, en revanche, semblait sortir du lot, son prix était raisonnable, et j’ai décidé de tester.

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Premier avantage de l’objet d’après moi : son faible encombrement. Là, je pense notamment aux mamans qui reprennent le boulot mais qui souhaitent continuer à allaiter. Il est plutôt facile à glisser dans un sac, tant que celui-ci ne fait pas la taille d’un porte-monnaie évidemment ! Ensuite, son montage et démontage pour le nettoyer est simple. Avec un peu de pratique, ça va vraiment tout seul.

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En ce qui concerne son utilisation, je ne peux pas comparer avec d’autres tire-laits puisque c’est le seul que j’aie testé, mais j’en ai en tout cas été très contente. L’emplacement pour le sein est confortable, la prise en main est pratique, il n’y a pas besoin d’être Musclor pour actionner la pompe. J’ai eu un peu peur au début que la sensation d’aspiration du mamelon soit désagréable voire douloureuse, il n’en est rien. Le tire-lait se visse directement sur les biberons Tommee Tippee ce qui est un gain de temps, de vaisselle et d’hygiène puisqu’on n’a pas besoin de transférer le lait d’un récipient à un autre. Le seul aspect un peu gênant de ce tire-lait est le petit bruit qu’il produit au pompage. En réalité, ce n’est pas très gênant, et ça faisait bien marrer mon homme quand je m’attelais à la tache !

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Côté efficacité, je n’ai pas eu à me plaindre mais sur ce point, il faut dire que je n’avais pas de problèmes de production de lait, bien au contraire. A la fin de l’allaitement, quand j’ai commencé à avoir une baisse de production conséquente, je devais faire plusieurs séances de tirage de lait pour avoir un biberon complet, mais je pense que ça aurait été pareil avec n’importe quel tire-lait, même électrique.

Voilà en tout cas un produit que j’ai soigneusement rangé dans mon placard et que je ressortirai dès que nécessaire lors de mon allaitement avec Crapulette. Je le considère comme un des bons achats puériculture que j’ai réalisés et je ne peux que le conseiller à mon tour aux mamans allaitantes qui souhaitent introduire des biberons de lait maternel de temps à autre !

J’ai trouvé mon bonheur chez Maman Natur’elle

Il y a quelques jours, je vous parlais de ma difficulté à trouver un bon soutien-gorge d’allaitement et je vous appelais au secours. Vous avez été nombreuses à me parler de votre expérience et des marques que vous avez testées et pour cela, je vous adresse vraiment un grand merci ! J’ai lu tous vos témoignages et puis j’ai fouillé les sites pour trouver mon bonheur, sans oublier de lire des avis à droite à gauche, que ce soit sur des blogs ou des sites de consommateurs.

La marque Carriwell est celle qui m’a finalement convaincue, et j’ai jeté mon dévolu sur deux modèles trouvés chez Maman Natur’elle, une brassière noire toute simple pour la nuit et un soutien-gorge Gelwire pour un super soutien, indispensable vus les obus qu’étaient devenus mes seins après la montée de lait (et puis en plus j’ai fait une petite folie pour Coquillette avec les gourdes Squiz, mais ça je vous en parlerai une autre fois !).

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J’ai passé ma commande hier matin, pendant que Coquillette faisait sa sieste, et tenez-vous bien, le colis était chez moi moins de 24 heures après !! C’est donc en partie pour tirer mon chapeau à Maman Natur’elle que j’écris cet article parce que franchement, je n’ai jamais vu ça ailleurs. Et c’est parfait pour une grande impatiente comme moi, également une grande en retard qui stresse de ne pas avoir encore bouclé sa valise pour la maternité, avec les dits soutien-gorges. En plus, le site utilise un système de fidélité et après ma première commande, j’ai déjà une réduction valable sur ma prochaine !

Ce matin, je me suis donc précipitée pour essayer mes nouvelles acquisitions. Verdict : pas très glamours mais parfaites pour l’usage auquel elles sont destinés. La brassière est dans une matière hyper souple et extensible, je me sens très bien dedans et elle ne sera donc pas gênante la nuit. En plus, elle est suffisamment couvrante pour éviter les fuites quand je serai couchée sur le côté. Elle ne comporte pas de clips pour s’ouvrir au moment de la tétée, il faut juste la faire glisser sous le sein, mais ça me va très bien pour la nuit. Reste à voir maintenant si cette brassière survivra à minimum 6 mois d’allaitement et aux dizaines de lavages qui iront avec… J’ose l’espérer vue la réputation de la marque Carriwell. (Je précise que ce n’est pas moi sur la photo !)

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Le soutien-gorge Gelwire est lui un vrai soutien-gorge, où les armatures en métal et donc mauvaises pour la lactation ont été remplacées par des armatures en gel, permettant ainsi un bon maintien malgré tout. Il n’est pas très beau, c’est le reproche que je lui ferais (bretelles larges, très couvrant, forme pas très sexy), mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Il est pratique et il a l’air vraiment solide. Je pense que c’est exactement ce qu’il me faudra, au moins au début de l’allaitement. En plus, il est livré avec une rallonge (la partie avec les agrafes), bien pratique pour celles qui prennent deux tailles après l’accouchement ! Niveau confort, rien à dire non plus, je me sens très bien dedans. Son prix n’est pas négligeable donc j’espère qu’il ne me décevra pas !

gelwire

Maintenant, j’attends d’être en plein allaitement pour éventuellement compléter ma collection : peut-être une brassière Carriwell supplémentaire si je suis convaincue à l’usage, et surtout un modèle plus joli pour quand la lactation sera bien mise en place et que je n’aurai plus l’impression de me trimbaler avec deux boules de bowling accrochées à ma poitrine.

Voilà, j’espère que cet article pourra vous être utile ! Bon week-end à toutes !

 

Le cas du soutien-gorge d’allaitement

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Je vous ai déjà pas mal parlé de mon allaitement, notamment ICI, et ceux qui m’ont lue à cette époque savent que j’ai beaucoup aimé allaiter Coquillette pendant six mois. Je compte bien recommencer pour Crapulette en espérant que tout se passe aussi bien mais il y a une chose que je ne suis pas pressée de retrouver : le soutien-gorge d’allaitement.

Enfin, je devrais plutôt dire mes soutien-gorges, puisque j’en ai quatre, et je voue à chacun la même haine…

Il faut savoir que quand on allaite, en tout cas ça a été mon cas, on est obligée de porter un soutien-gorge 24h/24, sous peine de sévères inondations. La journée, ça ne pose pas vraiment de problème, mais la nuit, moi, ça m’a carrément saoulée ! On ne peut pas non plus porter n’importe quel soutif, ce serait trop facile sinon. D’abord, mes seins avaient triplé de volume et il était tout bonnement impossible que je rentre dans ce que je portais auparavant. Il faut aussi quelque chose de pratique pour allaiter discrètement, que ce soit une ouverture au bas de la bretelle ou une brassière suffisamment souple pour être glissée sous le sein. Il est également recommandé de ne pas utiliser de soutien-gorge avec une armature, celle-ci pouvant couper un canal lactifère.

J’ai acheté un lot de deux soutien-gorges d’allaitement avant d’accoucher. Evidemment, elles avaient des armatures et j’ai dû d’abord les retirer. Au début, je me suis dit « super ! ils me vont parfaitement bien, ils sont confortables et pas trop moches ! » Mais j’ai vite déchanté… Très vite, entre les lessives et l’humidité due aux fuites de lait répétées, le tissu s’est distendu, devenant complètement informe et plus du tout seyant. La nuit, quand j’étais couchée sur le côté (c’est-à-dire tout le temps), j’avais toujours un de mes deux seins qui sortait et je me réveillais pleine de lait. C’est très désagréable… Et puis les fermetures aux bretelles, sous forme de petits clips en plastique, ont commencé à casser, je perdais donc régulièrement le tissu qui était censé recouvrir mon sein quand je n’allaitais pas. Bref, ils n’avaient plus aucun intérêt !

J’ai fini par en racheter un autre lot. Cette fois, j’ai fait bien attention à choisir un modèle sans baleines, qui ressemblait plus à une brassière et était donc plus couvrant. Je pensais régler ainsi le problème de la nuit. Ça a été très bien au début mais très vite, ça a recommencé. Les mêmes soucis : tissu qui se déforme, attache qui casse (et pourtant je suis pas violente mais quand on l’ouvre six fois par jours, inévitablement, si ce n’est pas du solide, ça ne tient pas la route…).

L’un comme l’autre n’étaient pas toujours pratiques non plus, le tissu avait tendance à glisser vers la bouche de Coquillette, la gênant donc pour téter. Et puis quelle idée de les avoir pris en blanc ! Le lait, en séchant, fait de magnifiques traces jaunes qui ont bien du mal à partir après…

Je ne vous ai pas encore parlé du prix de ces soutien-gorges : une vraie petite fortune quand on sait qu’on ne va pas s’en servir pendant très longtemps (et encore, j’ai allaité six mois, que doivent dire les femmes qui allaitent un mois ou deux ?). Du coup, j’avais un peu choisi aussi, il faut bien le dire, en fonction du prix, ce qui explique sans doute la qualité plus que médiocre des produits…

Cette fois-ci, je suis prête à investir dans un vrai bon soutien-gorge d’allaitement, qui ne va pas me lâcher au bout de deux semaines, mais voilà, je n’ose pas me lancer ! Les premiers que j’ai eus m »avaient semblé parfaits à l’achat. Si je paye 50 euros un soutien-gorge qui me semble parfait sur le coup mais qui ne fait plus l’affaire après trois lessives, je risque un peu de m’étrangler de rage.

Alors aujourd’hui, je lance un grand SOS à toutes les femmes qui ont allaité ou allaitent encore : avez-vous trouvé LE soutien-gorge miracle ? Si oui, je vous implore de me donner son nom, sa marque, le lieu où je peux le trouver (ou le site Internet c’est encore mieux). Bref, s’il-vous-plaît, ne me laissez pas sombrer dans le désespoir qui m’envahit quand j’ouvre mon tiroir à sous-vêtements, que je vois ces soutiens-gorges et que je me dis que je vais encore devoir les porter jour et nuit pendant six mois…

Un déodorant sain pour un allaitement en toute sécurité

déo

En ce moment, je me suis un peu mise à la recherche du sein saint Graal : un déodorant approprié pour l’allaitement. Car comme vous l’avez sûrement déjà constaté, entre le sein et l’aisselle, il n’y a un long chemin, et je ne voudrais pas que des cochonneries chimiques puissent se retrouver dans la bouche de mon bébé. En tout cas, le moins possible. Ça ne m’empêche pas de vouloir un déo efficace car je voudrais éviter de puer la transpiration en plus du lait caillé…

Première chose : exit les pschiiitt, bien trop volatiles et dont on ne peut pas maîtriser la trajectoire, et direction les déodorants à bille qui sont de toute façon bien meilleurs pour la planète.
J’en ai pour l’instant essayé trois, de trois marques différentes et achetés à trois endroits différents : Natur Protect 48h de Sanex, acheté en grande surface, le Deo fraîcheur végétale à l’Aloe Vera de So Bio Etic, acheté sur le site Lea Nature et le stick pierre d’Alun Deoroche acheté en pharmacie.
Je les ai tous testés moi-même et même mon mari s’y est mis, voici donc nos conclusions :

Efficacité :
Ils protègent tous les trois contre les mauvaises odeurs, à égalité selon mon homme, mais je note quand même des différences. Le plus efficace sur moi est le déodorant So Bio Etic, suivi par le Sanex, suivi enfin de la pierre d’alun. Non pas qu’elle ne soit pas efficace du tout, mais elle n’est pas suffisante en cas de fortes chaleurs par exemple. Il faut dire que lorsque je suis enceinte, et après l’accouchement, j’ai tendance à vraiment beaucoup transpirer.

Respect des peaux sensibles :
Là encore, mon favori est le déo So Bio Etic. S’il ne s’agissait que de moi, je l’aurais mis à égalité avec le Sanex mais trois personnes dans mon entourage ont fait une énorme allergie au déo Natur Protect de Sanex, dont mon mari. D’énormes plaques rouges sont apparues sous ses bras et une amie, ayant continuer à en porter, s’est retrouvée avec des démangeaisons. Rien à signaler chez moi cependant. Quant à la pierre d’alun, pas vraiment de soucis au quotidien mais ça pique sur des aisselles fraîchement rasées ! D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi puisqu’il ne contient ni alcool ni parfum, mais les faits sont là !

Composition :
Là, je parle en non experte, mais ça me rassure quand je me dis que j’utilise un déo dont 98% du total des ingrédients sont d’origine naturelle et dont 42% sont issus de l’agriculture biologique (So Bio Etic, ou quand il se compose uniquement de potassium 100% d’origine naturelle (pierre d’alun). A savoir quand même qu’il existe une polémique sur la présence d’aluminium dans la pierre d’alun. Le mien précise qu’il ne contient pas d’aluminium hydroxyde mais comme je vous le disais, je ne suis pas experte, je ne peux donc pas me prononcer sur le sujet. Mais le « potassium alum » qui est son unique composant se retrouve également dans le déo So Bio Etic. Entre les deux donc, mon coeur balance. En revanche, Sanex perd puisque la marque se trouve sur la liste rouge du guide Cosmetox de Greenpeace (les deux autres marques n’y apparaissent pas du tout).

Odeur :
Là c’est en fonction des préférences de chacun. A noter que la pierre d’alun n’a pas du tout d’odeur, ce qui peut être un peu déstabilisant mais qui au final, peut aussi se révéler être un avantage. Les parfums des deux autres déodorants ne sont pas désagréables et peuvent être portés aussi bien par un homme que par une femme.

Praticité :
J’aime bien le principe de la bouteille Sanex, qui se trouve la tête en bas, donc pas de problème pour la mettre à l’envers quand on arrive à la fin. En revanche, il faut mouiller son aisselle avant de pouvoir utiliser la pierre d’alun, et ensuite laisser sécher avant de s’habiller. On s’y habitue assez vite cependant. Le So Bio Etic est un peu plus liquide que les autres déodorants à bille, mais ça ne me dérange pas vraiment. Mieux vaut ne pas enfiler ses vêtements immédiatement après l’application tout de même.

Prix :
Le grand gagnant est le stick à la pierre d’alun puisqu’il a une durée de vie très très longue. Je ne le teste pas depuis suffisamment longtemps pour vous le dire mais d’après ce qu’on m’a dit, il dure facilement une année entière alors qu’on peut le trouver à moins de 4 euros. Si ça, ce n’est pas une bonne affaire ! Le perdant est quant à lui le déodorant So Bio Etic. Et oui, comme toujours, malheureusement, le bio a un prix. S’il vous intéresse, je vous conseille donc d’attendre les soldes chez Lea Nature. La marque propose également d’autres très bon produits (je suis assez fan de So Bio Etic, mais aussi de Natessance pour les bébés) avec des remises intéressantes et à partir de 60 euros d’achat, la livraison est offerte. Il suffit d’en profiter pour faire le plein ! Le Sanex est quant à lui à un prix dans la moyenne des autres déodorants disponibles en grande surface.

Conclusion :
Je pense que vous avez tous les éléments pour tirer vos propres conclusions de ces tests, en fonction de ce qui est important à vos yeux. En ce qui me concerne, le So Bio Etic est mon chouchou pour l’instant, mais je pense continuer à utiliser la pierre d’alun avant d’aller me coucher par exemple, en guise de protection douce et neutre pour la nuit.

Et vous, prêtes-vous attention au déodorant (ou autres produits) que vous utilisez pendant l’allaitement ? Avez-vous trouvé des produits vraiment sains et sans danger qui restaient pour autant efficaces et abordables ?

A peine née, déjà à table !

Je ne suis plus aussi assidue qu’avant sur le blog depuis quelques semaines et j’en suis vraiment désolée. C’est une période chargée pour moi parce que j’ai beaucoup de choses à faire, je vous en toucherai un mot (ou plus d’ailleurs) prochainement… Mais je n’oublie pas ce blog et j’ai toujours plein de trucs à vous raconter !

Aujourd’hui c’est à nouveau d’allaitement dont je vais vous parler. En fait, je vais même vous parler de la première tétée de Coquillette. Si j’ai choisi de vous en parler maintenant, c’est parce que j’ai vu plusieurs articles sur d’autres blogs ces derniers temps, dans lesquels de jeunes mamans racontent à quel point elles se sont senties désemparées à la naissance de leur bébé alors qu’elles étaient si motivées pour allaiter.

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Je suis du genre à toujours chercher plein d’infos sur ce qui m’intéresse. Quand je suis tombée enceinte, je passais mon temps sur des sites Internet à découvrir à quoi ressemblait mon embryon de Coquillette, quels organes se développaient, si elle était capable de bouger, de voir, etc… Comme je voulais allaiter, c’est donc tout naturellement que je me suis mise à chercher des tas d’informations sur le sujet. Sur Internet, dans des brochures récoltées à la maternité, dans des livres. J’ai lu les avantages de l’allaitement, mais j’ai lu aussi ses maux. J’ai regardé des émissions, j’ai vu des témoignages de mères qui n’avaient jamais réussi à allaiter, j’ai écouté ce qui se disait autour de moi. J’en ai entendu des vertes et des pas mûres. Bref, je savais que ça risquait de ne pas être tout rose, je m’attendais à saigner, à avoir mal, à avoir un bébé qui allait peut-être refuser mon sein. Mais j’étais aussi persuadée que je pourrais passer au-dessus de tous ces maux et qu’il n’y aurait aucune raison qui pourrait m’empêcher d’allaiter. J’ai aussi une amie puéricultrice dont je vous ai souvent parlé qui m’a beaucoup conseillé sur le sujet et qui a répondu à toutes mes questions, je suis allée à la réunion d’allaitement proposée par la maternité. J’ai regardé les positions conseillées pour allaiter sous toutes les coutures pour savoir les reproduire moi-même.

Parce que c’est dans ma nature de vouloir me débrouiller moi-même, parce que quand j’ai une idée quelque part, je ne l’ai pas ailleurs, et parce que quand je me fixe un objectif, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’atteindre. Et après m’être renseignée, je savais précisément ce que je voulais : une première mise au sein dans les 30 minutes et un allaitement exclusif et à la demande.

Et j’ai bien fait d’être plus que prête et de n’attendre aucune aide extérieure d’une sage-femme, d’une aide-soignante ou d’une puéricultrice. Parce qu’aucune aide n’est venue. Comme je vous l’ai raconté quand j’ai évoqué mon accouchement, Coquillette a choisi de venir au monde le même jour que des tas d’autres bébés. Tout le personnel de la maternité était débordé ! On m’a mis mon bébé emballé dans les bras et hop, débrouillez-vous madame, on revient vous chercher plus tard pour vous emmener dans votre chambre. Je pense que j’ai un peu dépassé les 30 minutes, mais pas de beaucoup, et dès que j’ai pu j’ai mis Coquillette au sein. Ca a été plutôt timide au départ, tant de son côté que du mien. Le tout jeune papa était à côté et m’assistait mais bon, il ne pouvait pas faire grand chose évidemment. Elle a ouvert la bouche, a pris mon sein, a tétouillé un peu, pas longtemps, mais le premier contact avait été établi, c’était l’essentiel pour moi.

Et puis on m’a ramené dans ma chambre, on m’a rapporté mon plateau repas (il y avait une tarte aux poireaux, je m’en souviendrai toujours) sur lequel je me suis jetée comme une vorace (surtout sur la carafe d’eau !). Mon homme est parti chercher les valises dans la voiture et pendant que je mangeais, Coquillette s’est mise à pleurer. J’avais les jambes encore endormies, j’étais seule, mais je me voyais mal biper quelqu’un pour autant. J’avais envie de me débrouiller, de voir si je pouvais faire ça toute seule. J’ai tiré le berceau vers moi, j’ai attrapé ma Coquillette et j’ai essayé de la nourrir. Cette fois, ça a marché du premier coup. L’aide-soignante de nuit est arrivée pour se présenter quelques minutes plus tard et n’a pu que constater que tout marchait bien : bonne position, colostrum présent, bébé qui tète efficacement.

Je conçois que j’ai eu énormément de chance de n’avoir aucun souci (bon après j’ai saigné un peu, j’ai eu mal et j’ai eu un REF, mais ça peut quand même pas être parfait hein !) mais je crois qu’il n’y a pas que la chance qui joue. Je crois fermement que la première mise au sein dans les 30 minutes a une énorme importance et que le personnel soignant n’y accorde justement pas suffisamment d’importance, peut-être par manque de temps. Et évidemment, quand on est dans l’émotion de la naissance, on ne pense pas forcément à ça, surtout si son bébé s’est endormi tranquillement.

Avec le recul, je suis contente de m’être débrouillée sans aide extérieure. Ce moment est resté magique, sans que je me fasse tripatouiller les seins par une inconnue, et n’appartient qu’à nous deux. Si j’avais donc un conseil à donner aux futures mamans qui veulent allaiter, ce serait donc de se renseigner à fond, de ne pas lire que de beaux témoignages d’allaitements réussis, de se préparer au pire pour savoir comment réagir face à un bébé qui refuse le sein par exemple et de définir précisément quel genre d’allaitement elles veulent. Si vous voulez une première mise au sein dans les 30 minutes, n’attendez pas que quelqu’un vous le propose, exigez-le, prenez les devants. Vous en avez le droit, c’est VOTRE bébé.

REF ou comment redécorer son intérieur au lait maternel

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Quand on s’apprête à devenir maman et à allaiter, on ne sait pas réellement à quoi s’attendre. On se pose plein de questions, on essaye de s’imaginer la sensation que ça peut faire et ça nous cause parfois quelques rêves étranges. Un jour, quand j’étais enceinte, j’ai rêvé que je donnais le sein à mon bébé et que ça coulait partout. A mon réveil, j’ai trouvé ce rêve complètement stupide. J’étais loin de m’imaginer que oui, j’allais vraiment en mettre partout, mais qu’en plus, ça allait non pas couler mais jaillir !

La première fois que ça m’est arrivé, c’était en pleine nuit. J’étais en train d’allaiter Coquillette dans sa chambre, à moitié dans le gaz, quand tout à coup, elle lâcha mon sein et là SPLASHH ! Je vois un énorme jet qui éclabousse tout le bras du fauteuil et qui arrose le parquet. Et ça a recommencé régulièrement les jours suivants, jusqu’à devenir une habitude. Le canapé, les sols, les murs, les télécommandes et même mon homme et le bouquin qu’il était en train de lire, tout a été arrosé de lait pendant des semaines. Ca nous a causé des sacrées parties de fou rire et pourtant, ce n’était pas si drôle que ça.

Parce que ma Coquillette, ce jet de lait, elle se le prenait en plein dans le fond de la gorge, à pleine vitesse, et que ça ne lui plaisait pas tellement. Le fait qu’elle ait autant régurgité était, je pense, une conséquence cet afflux de lait trop abondant. Elle manifestait aussi son mécontentement quand le premier jet, très fort, arrivait. Je me suis donc renseignée sur Internet et j’ai vu que ce problème était courant et qu’il avait un nom : le réflexe d’éjection fort, ou REF. Cela peut causer des tas de problèmes. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour me concentrer plutôt sur mon expérience personnelle mais si vous êtes concernée ou simplement intéressée par le sujet, je vous conseille d’aller lire cet article de la Leche League.

J’ai essayé plusieurs des méthodes préconisées pour régler le problème mais à chaque fois, soit ça ne marchait pas, soit un autre problème apparaissait du côté de Coquillette (selles vertes…) ou du mien (seins trop pleins…). Finalement, c’est ma fille elle-même qui a trouvé la solution (elle est trop forte !). Elle commençait à téter mais quand le jet devenait trop fort, elle lâchait mon sein pour laisser le lait jaillir à l’extérieur. Quand le flux se calmait après quelques secondes, je lui donnais à nouveau le sein et elle pouvait tranquillement finir de manger. Bon évidemment, c’est là que je me suis mise à arroser tout ce qui se trouvait à moins d’un mètre de moi. Je vous assure que c’est vraiment impressionnant… Après un certain temps, j’avais pris l’habitude et le coup de main, il me fallait juste une feuille d’essuie-tout pliée plusieurs fois pour être bien épaisse, et je m’en servais pour absorber le trop-plein de lait.

En tout cas, si vous êtes dans ce cas, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seule et il existe des solutions. N’hésitez pas à vous rapprocher de la Leche League qui devrait être en mesure de vous informer sur le sujet pour que votre allaitement se passe au mieux.

Ce que je retiens de l’allaitement

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J’ai adoré allaité. Vraiment beaucoup. Et j’en ai profité à fond pendant six mois complets.

Bien avant d’accoucher, et même avant d’être enceinte si je ne me trompe, j’étais convaincue des bienfaits de l’allaitement pour lé bébé et pour la mère. Il y a quantité d’articles sur ce sujet que ce soit sur les blogs, dans des magazines, etc… C’est pourquoi je ne veux pas parler des bienfaits de l’allaitement. Vous les connaissez sûrement déjà tous et ça ne servirait à rien d’y revenir.

Alors pourquoi cet article ? Parce qu’autour de moi, beaucoup de femmes enceintes ou ayant accouché récemment font le choix de ne pas allaiter (attention je ne juge absolument pas, je pense que l’allaitement ne vaut pas le coup si on n’en a pas réellement envie). Et quand je leur demande pourquoi, elles me donnent souvent une réponse qui, quelle qu’elle soit, m’étonne, parce que je n’ai pas constaté ça dans mon expérience, et qui traduisent le plus souvent une peur ou une gêne. Je me dis que peut-être, à force de rabacher les bienfaits de l’allaitement au sein, on en oublie le sentiment des femmes qui ne ressentent plus que la pression qu’on leur met pour qu’elles acceptent de donner le sein.

Voici donc quelques peurs qu’on m’a citées et sur lesquelles je souhaiterais revenir.

La fatigue

On nous répète souvent qu’allaiter est fatigant et j’ai même lu qu’une journée d’allaitement équivalait en calories dépensées à la moitié d’un match de foot. Pendant les six mois durant lesquels j’ai allaité Coquillette, régulièrement ma propre grand-mère s’inquiétait : « tu dois être fatiguée ! »

Oui. Mais en réalité, ce n’est pas allaiter qui est fatigant, c’est avoir un bébé. Alors oui, quand on allaite, on ne peut pas passer le relais pour nourrir son bébé, on est obligée de se lever à chaque fois la nuit. Mais très franchement, ce n’était pas le plus désagréable : je lisais, j’allais sur Internet, parfois même je m’endormais (Coquillette pouvait téter pendant très, très longtemps). Le plus fatigant, c’est de changer les couches, de faire les lessives, le repassage, la cuisine, le ménage et pour ça, justement on peut vous aider, à commencer par le papa. En fait, je pense que j’aurais été bien plus fatiguée si j’avais dû me lever la nuit pour préparer un biberon, le faire chauffer, le laver, le stériliser, etc…

Le bébé ne fait pas ses nuits

Alors là, sauf exception, je dirais qu’aucun bébé ne fait ses nuits lors des premières semaines. Et si vous avez lu mon précédent article sur le sommeil, vous saurez que ma fille allaitée dormait dix à onze heures d’affilée par nuit à 6 semaines, toutes les nuits, alors que certains bébés nourris au biberon ne font leurs nuits que bien plus tard. Pour moi, tout dépend du bébé, pas de son mode d’alimentation.

J’ai de trop petits seins/tétons

Je mets du 85B et une fois, dans une boutique de lingerie, une vendeuse m’a dit que je devrais porter du 80A (je ne suis plus jamais retournée dans cette boutique…). Mes tétons sont eux aussi ridiculement petits. Mais le corps change avec la montée de lait, et vous n’imaginez même pas à quel point. Je ne croyais pas que ça puisse m’arriver à moi, malgré ce que m’avait expliqué une amie puéricultrice. Et ben si, j’ai pris deux tailles de poitrine en une nuit. Dans mon salon, j’ai encadré une photo de la Coquillette et moi ce jour-là, vous n’imaginez même pas comme je suis fière de ma poitrine sur cette photo… Et Coquillette a trouvé où mettre la bouche sans aucun souci.

C’est douloureux

Là je ne vous contredirai pas. La première tétée n’est pas douloureuse, mais dès le deuxième jour, j’ai commencé à avoir mal aux mamelons. J’ai saigné, un petit peu, et ça n’a pas duré très longtemps. Mais j’ai eu mal pendant deux semaines environ. Les premières nuits ont été les pires, à la maternité, quand Coquillette voulait téter tout le temps (avant la montée de lait). J’appréhendais à chaque fois que je voyais sa petite bouche s’approcher de mon sein, mais ça fait bien moins mal que d’accoucher, alors je pouvais le supporter. Et puis il y a la crème, la fameuse lanoline que l’on peut s’appliquer généreusement et qu’on n’est pas obligé d’enlever avant d’allaiter. Il n’y a pas que ça qui fait mal. On sent les montées de lait, c’est bref, mais ça surprend et il n’y a pas grand monde qui nous prévient. Et puis prendre deux tailles de poitrine en une nuit, ce n’est pas sans contrepartie… Prendre ma douche était un calvaire parce que je devais retirer mon soutien-gorge d’allaitement et j’avais l’impression d’avoir deux boules de bowling sous la peau des seins. Mais ça ne dure pas non plus. Après deux semaines environ, on ne sent plus de douleurs du tout.

On ne peut pas allaiter partout

En fait si. Ou pratiquement. On peut le faire très discrètement : il y a des vêtements d’allaitement qui sont très bien faits pour allaiter en toute discrétion, mais on peut aussi simplement mettre une chemise, ou un T-shirt suffisament décolleté pour qu’il se glisse sous le sein, et s’enrouler dans un foulard ou un châle quand le bébé est en place. Parfois les gens vous regardent bizarrement (mais ce n’est pas vous le problème, c’est eux), mais la plupart du temps on ne vous accorde même pas un regard. J’ai allaité dans un parc, sur des aires d’autoroute, au bord de la mer (magique). Et n’oubliez pas qu’il est possible de tirer son lait à l’avance si cela vous gêne d’allaiter en public.

Bien sûr il y a des inconvénients, des choses pas très agréables. En vrac : devoir porter un soutien-gorge la nuit, se réveiller trempée parce que son bébé fait ses premières nuits complètes et que nos seins n’ont pas encore pris l’habitude, devoir s’exiler d’un repas avec des amis le temps de nourrir son bébé (quoique rien ne vous empêche de faire ça à table, tout est une question de choix personnel)…

Mais à côté de ça, il y a tellement de trucs trop bien (sans parler des bienfaits, encore une fois). D’abord, c’est tellement pratique d’avoir le lait toujours prêt, à bonne température, en quantité adaptée, n’importe où, sans avoir besoin d’emmener quoi que ce soit comme matériel. Et puis c’est agréable : avoir son bébé tout contre soi, sentir ses toutes petites mains qui vous massent (un peu hard avec les mains froides, je vous l’accorde), le voir s’endormir en tétant et se mettre à sourire aux anges, là, tout contre vous. Enfin, ça vous donne une super occasion pour vous asseoir dans votre canapé, ou dans votre lit sous la couette si ça vous chante, pour vous reposer, pour lire. Je voyais les tétées comme les moments de pause dans la journée ! C’est encore mieux si pendant ce temps là, le papa prépare à manger et vous apporte votre assiette. Car comme me l’a dit une pédiatre : « les clefs d’un allaitement réussi, c’est l’accompagnement de l’entourage »

Juste pour vivre ces moments magiques, et sans prendre en compte les bienfaits pour le bébé encore une fois et pour votre organisme encore une fois, je ne peux que vous encourager à essayer au moins quelques jours ! Et ne vous arrêtez pas juste avant la montée de lait, ça arrive souvent mais c’est trop dommage ! Car vous n’aurez connu que le pire sans avoir le droit d’être récompensée pour vos efforts.

Bien sûr pour certaines femmes ça ne marche pas comme elles le voudraient. Ce n’est pas grave, il y a des tas d’autres moments magiques à vivre avec son bébé. Au bout d’un moment (3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois environ), il y a aussi des pics de croissance qui rendent les choses un peu plus compliquées, il faut quelques jours pour que votre production de lait s’adapte, pendant lesquels je vous conseille de ne plus vous consacrer qu’à votre bébé et à votre repos, dans la mesure du possible. Mais ce n’est pas toujours possible. Moi-même, j’ai arrêté à 6 mois, je n’avais plus assez de lait et je ne comptais pas continuer beaucoup plus longtemps de toute façon, je ne me suis donc pas acharnée et je suis passée au lait artificiel peu à peu. C’était le bon moment pour le sevrage, je crois. Je garderai un excellent souvenir de ces six mois en tout cas, avec le recul je me souviens à peine des moments difficiles, et je recommencerai sans aucun doute si j’ai un autre bébé un jour.

Si vous avez d’autres questions concernant l’allaitement, d’autres peurs, que vous soyez future ou jeune maman, n’hésitez surtout pas à m’en faire part dans vos commentaires. J’y répondrai avec plaisir ! Bonne journée !