Crapulette et sa petite fossette

crapulette

Aujourd’hui, Crapulette a 3 mois, déjà, et j’ai finalement si peu parlé d’elle ici. Voici venu le temps de me rattraper…

Crapulette est un bébé discret, on ne l’entend pas souvent pleurer et elle n’est pas très exigeante, à croire qu’en arrivant parmi nous, elle n’a pas voulu trop bousculer les habitudes de sa grande soeur.

Elle ne fait pas encore ses nuits (on en a eu une quand même  il y a quelques jours !) mais quand elle se réveille, c’est seulement pour téter. Je sais que je me lève pour 30 minutes maximum et je n’ai ensuite qu’à la reposer dans son petit lit pour qu’elle continue sa nuit.

Quand un sourire illumine sa petite bouille toute ronde, c’est-à-dire dès qu’elle nous aperçoit le matin, une petite fossette vient creuser sa joue droite, mais seulement celle-là. C’est tellement adorable que je ne peux pas m’empêcher d’y passer doucement mon doigt ou d’y déposer un bisou.

Ses yeux sont encore bleus et on commence sérieusement à penser qu’ils le resteront. Ils ne sont pas bleus-gris comme les miens, ils sont d’un bleu intense, lumineux, presque électrique. Je les ai pris en photo sous tous les angles, au cas où la couleur s’estomperait avec le temps, car je ne veux sous aucun prétexte oublier cette magnifique teinte.

Ces mêmes yeux nous suivent à longueur de journée. Comme sa grande soeur, elle aime tout observer et quand quelque chose l’intrigue, elle fronce les sourcils avec un air tellement sérieux qu’on ne peut s’empêcher de rire en la voyant.

Elle commence à tenter d’attraper ce qui l’intéresse mais ses gestes sont imprécis et le plus souvent, elle nous met de petites claques en voulant toucher notre visage.

Elle grandit, grandit, grandit tellement qu’elle met déjà des vêtements taille 6 mois… Il me reste des couches taille 2 que je n’utiliserai jamais parce qu’elle a largement passé les 6 kilos et qu’elle ne rentre plus dedans… Elle aura vite fait de rattraper sa grande soeur à ce train là et je ne serai pas surprise que dans 2 ans, on les prenne pour des jumelles !

Elle a des ongles acérés et j’ai mal au coeur chaque matin quand je découvre une nouvelle griffe sur son nez, son front ou ses joues… Et à ce train là, j’aurai bientôt les seins en lambeaux !

Elle adore que je lui dise Arrheu, elle pousse alors de petits cris qui ne sont pas encore tout à fait des arrheu mais qui s’en rapprochent de plus en plus !

Son papa l’appelle « mon petit ouistiti », on ne sait pas vraiment pourquoi, c’est venu comme ça, mais c’est resté. En tout cas, notre petit ouistiti nous comble de bonheur, ça, c’est une certitude…

L’astuce du dimanche #43 : un sac à langer plus léger et toujours prêt

Vous l’aurez remarqué, je ne suis plus très présente sur le blog ces derniers temps… J’ai pourtant beaucoup de choses à vous raconter mais les préparatifs de Noël, entre la déco DIY, la dînette en feutrine de Coquillette que je fabrique et les  cadeaux à acheter et emballer, me prennent beaucoup (trop) de temps. Je vous rassure, ça devrait aller mieux dès que les fêtes seront passées (mais comment font les blogueuses qui organisent un calendrier de l’Avent ? Je les admire… J’espère pouvoir en faire autant l’année prochaine pour vous gâter mais cette année, NO WAY !)

Voici quand même une petite astuce par ce dimanche de décembre. Avec les fêtes qui approchent, j’imagine que vous serez nombreux à vous déplacer dans la famille, chez les amis, etc… Et bien, sûr, avec vos bébés ! Et qui dit bébé dit tout le tralala, y compris le fameux sac à langer. Pour ceux qui ont des bébés aux fesse fragiles, cela signifie embarquer aussi tout le nécessaire, Bepanthen, liniment et/ou Mitosyl. Non seulement ça prend de la place dans le sac à langer, mais en plus, une fois rentrés à la maison, il faut penser à tout de suite vider le sac sans quoi on se retrouve en  panne au moment du change.

J’ai donc pris l’habitude, à chaque fois que j’arrive à la fin d’un tube ou d’une bouteille, de le glisser dans le sac à langer au lieu de le finir. Comme ça, ça ne prend pas trop de place, ce n’est pas trop lourd, et le sac à langer est toujours prêt ainsi que l’espace de change à la maison.

Bon dimanche à tous !

Mamans au foyer, soyez fières de vous !

bonneige

Hier, j’aurais dû reprendre mon travail, laisser ma fille de même pas 3 mois à quelqu’un que je connais pas, ainsi que mon autre fille de 19 mois. Au lieu de ça, au lieu de littéralement m’arracher le coeur, j’ai choisi de prendre un nouveau congé parental, comme je l’avais fait après la naissance de Coquillette. Dans ce billet, je vous parlais à l’époque de ce choix et de ses conséquences financières. Aujourd’hui, après avoir passé près de 2 ans en tant que mère au foyer, je voudrais revenir sur un autre aspect du congé parental : ce que je ressens au quotidien.

Etre mère au foyer, c’est plus qu’un métier, parce que ça ne s’arrête jamais. On donne le sein, on cuisine, on change des couches, on passe l’aspirateur, on fait les vaisselles, on gronde, on câline, on se bat pour faire dormir un bébé pendant 30 malheureuses minutes, on essuie des larmes, on mouche des nez, on étale de l’Arnica sur les petits bobos, on se réveille la nuit pour un cauchemar, une dent qui pousse, une tétée, on va chez le pédiatre, on se promène avec une poussette, un porte-bébé ou une écharpe de portage, on fait des lessives, beaucoup, on se fait vomir dessus, on oublie parfois de penser à soi et par penser à soi j’entends : manger, faire pipi, s’habiller autrement qu’en pyjama. Bref, ce n’est certainement pas la première fois que vous lisez ça, que vous soyez concernés ou non par le congé parental.

Mais en fait, je ne me plains pas du tout. C’est vrai, si j’avais repris le travail, je pourrais prendre une heure pour manger le midi, je pourrais aller aux toilettes, porte fermée, quand j’en ai envie, je pourrais passer environ deux heures par jour, tranquillou dans ma voiture, à écouter de la musique (de la vraie, pas des comptines), sans avoir à me retourner toutes les 30 secondes parce qu’un doudou est tombé ou que la route est trop longue, je pourrais parler à des adultes autrement qu’au téléphone, j’aurais une bonne raison de mettre des vêtements convenables chaque jour. Mais j’aurais aussi une énorme boule au ventre de devoir laisser mes filles. Je leur imposerais des horaires absurdes, déjà difficiles pour un adulte alors pour un enfant, n’en parlons même pas. Je ne pourrais pas cuisiner des petits plats maison pour Coquillette, et je ne pourrais plus allaiter Crapulette parce que je sais que tirer mon lait au bureau, je n’aurais pas pu tenir le rythme. Je raterais des étapes importantes de leur développement, je raterais peut-être la première phrase de Coquillette ou le premier fou rire de Crapulette. Elles passeraient plus de temps avec une assistante maternelle ou du personnel de crèche qu’avec leur propre mère. Et ça, je ne peux vraiment pas l’envisager. Le rythme infernal de ce métier à temps plein, je m’y suis habituée, et si mes journées sont fatigantes, elles sont tout de même agréables. J’aime être une maman 24h/24.

Il n’y a finalement qu’une seule chose qui soit vraiment difficile, en tout cas pour moi, c’est le manque de reconnaissance. Il n’y a pas de collègues ou de supérieur pour te dire que tu as bien fait ton job, on ne te remercie pas pour quelque chose que tu as particulièrement bien fait. Quand tu te surpasses, que tu accomplis des petits actes d’héroïsme au quotidien (si si je vous assure, il y a des moments où ça se rapproche de l’héroïsme), il n’y a personne pour le voir, personne pour le dire. Et quand on retrouve des amis pour une soirée, quand on aborde le sujet « boulot » et que chacun y va de sa petite histoire méga intéressante, à toi, on te demande plutôt « tu ne t’ennuies pas trop ? ». Je ne vous dis pas si par malheur, on se met à raconter des anecdotes sur nos journées. En quelques secondes, on s’aperçoit que les autres n’écoutent plus que par politesse, d’une oreille, sans voir quoi que ce soit d’intéressant à ce qu’on raconte. Quand mon homme rentre du travail le soir et que la maison est rangée, propre, les filles couchées, le repas préparé (évidemment, ce n’est pas le cas chaque soir hein), j’aimerais parfois qu’il remarque tout le bon boulot que j’ai fait, tout ce que ça m’a demandé comme énergie. Je ne lui en veux pas, il a eu une dure journée, il est content de rentrer et tout ça lui semble finalement naturel. Je sais que quelque part, il est quand même conscient du travail que je fais à la maison, j’aimerais simplement l’entendre de temps en temps…

J’ai fini par comprendre que cette reconnaissance que j’attendais ne viendrait pas forcément et qu’il valait mieux que ça vienne de moi, finalement. Alors aujourd’hui, je le proclame, et j’invite toutes les mamans au foyer à faire de même : je suis une bonne maman, une maman qui déchire ! Je sais que je peux être fière de moi et de tout ce que j’accomplis au quotidien, même si je ne fais pas toujours tout ce que je voudrais. Après tout, je ne peux quand même pas rallonger les journées ! Et mes deux filles qui progressent chaque jour, mes deux filles si adorables qui me remplissent de fierté plus que tout, sont le plus beau reflet de ma réussite.

PS : j’ai hésité avant d’opter pour ce titre, parce que j’ai eu peur qu’il soit mal interprété. Je voudrais donc préciser que toutes les mamans peuvent être fières d’elles et de leur choix, qu’elle aient repris une activité professionnelle ou non. Simplement, je voulais envoyer un petit message de sympathie aux mères au foyer qui, comme moi, manqueraient parfois un peu de reconnaissance.