Comment JPMBB m’a réconciliée avec le portage

Avec deux bébés à la maison, j’aimerais parfois (souvent) avoir une deuxième paire de bras, histoire de changer la couche de l’une pendant que je câline l’autre, de donner le sein à Crapulette pendant que je donne à manger à Coquillette de l’autre (et que je picore moi-même). Malheureusement, la pose d’une deuxième paire de bras n’est pas prévue à la naissance d’un deuxième enfant. J’espérais donc que le portage en écharpe pourrait répondre à ce besoin d’être partout à la fois, mais j’abordais cette solution avec un peu d’appréhension, après une première expérience pas concluante à 100%.

Quand j’étais enceinte de Coquillette, je me suis dit que le portage c’était trop bien, et que j’allais m’acheter une écharpe. J’ai fouillé un peu sur Internet, j’ai été un peu rebutée par les prix et j’ai fini par opter pour un modèle pas trop cher, en promo, mais sans me renseigner sur la marque. Je ne vais pas dire que je ne l’ai jamais utilisée, mais en tout cas pas souvent. L’écharpe tenait très chaud alors que Coquillette est née juste avant l’été, sa matière n’était pas suffisamment élastique si bien que j’avais peur d’écraser mon bébé à chaque fois que je l’y installais. Je me prenais une suée à chaque fois et une fois qu’on était « bien » installées je n’avais qu’une envie : me déshabiller parce que je crevais de chaud. Si j’ai mis « bien » entre guillemets, c’est parce qu’après plusieurs mois, j’ai découvert par hasard sur Facebook le statut d’une blogueuse qui parlait de la marque que j’utilisais et qui donnait de mauvaises instructions de portage, si bien que sans le savoir, j’installais Coquillette dans une position non physiologique. J’ai été sacrément refroidie… J’ai voulu retenter avec des vidéos présentant de bonnes techniques sur Internet mais l’écharpe n’était vraiment pas utilisable dans de bonnes conditions et elle a fini au placard.

Après ça, j’ai beaucoup lu sur le portage, sur les différentes techniques, etc… J’ai décidé de m’y remettre à l’arrivée de Crapulette et cette fois, je me suis tournée vers la marque Je Porte Mon Bébé, qui était pour moi une des marques emblématiques du portage, pour ne pas dire LA marque. Et j’ai été drôlement gâtée ! Non seulement ma famille m’a offert une très jolie Petite écharpe sans noeud (PESN) rouge et grise, mais JPMBB m’a également offert une écharpe Basic bleu rétro, non moins jolie !

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La PESN me faisait rêver depuis un moment, il faut dire qu’elle était prometteuse ! Il s’agit en fait d’un sling, c’est à dire d’une écharpe courte où aucun noeud n’est nécessaire puisque tout se joue autour de deux anneaux métalliques, protégés par un pad. Il suffit de faire glisser le tissu entre ces anneaux pour régler la PESN, l’ajuster, la desserrer… En gros, le bébé se retrouve confortablement installé en position physiologique en un clin d’oeil. Et la PESN a tenu ses promesses !

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Depuis que je l’ai, je l’utilise très régulièrement, notamment lorsque Crapulette est agitée parce qu’elle a du mal à s’endormir, ou parce qu’elle veut que je la porte alors que je dois faire autres chose, comme la vaisselle. J’ai un peu tâtonné au début, bien qu’il n’y ait pas de noeud à faire, mais j’ai très vite pris l’habitude, si bien qu’aujourd’hui, en à peine plus d’1 minute je peux installer Crapulette contre moi et avoir les mains libres pour autre chose. C’est parfait au quotidien et ça m’aide beaucoup. Récemment, j’ai pu aller coucher Coquillette avec sa petite soeur qui s’était endormie dans la PESN. C’est aussi parfois le seul moyen de la calmer, même s’il est rare qu’elle soit inconsolable. Bref, je suis ravie, mais je m’y attendais.

J’avais plus d’appréhension pour l’écharpe Basic puisque j’allais devoir me remettre au noeud. C’est là que la surprise a été totale. Non seulement les explications du livret sont claires, mais en plus le tissu est tellement agréable et élastique comme il faut que je n’ai eu aucun souci pour installer Crapulette. Du premier coup, en cinq minutes, elle était confortablement installée et s’est endormie dedans. Et là, le bonheur. L’écharpe est devenue comme une prolongation de moi-même, hyper confortable pour moi aussi. J’avais l’impression de porter Crapulette aussi facilement que si j’étais enceinte, les douleurs de dos en moins ! C’est là que j’ai vraiment saisi toute l’importance du choix de son écharpe à l’achat… En plus, avec la Basic, JPMBB a pensé aux gens comme moi rebutés par le prix des écharpes de qualité. Comme son nom l’indique, elle est la base du portage, elle ne permet pas le portage sur le dos ni le portage de bébés de plus de 14kg, mais le modèle que j’ai reçu n’est qu’à 39,90 euros, prix très raisonnable par rapport à ce qu’on voit ailleurs.

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Vous allez me dire : mais qu’est-ce que je fais avec deux écharpes ?? Et bien j’utilise la PESN quand je suis pressée, quand je suis à la maison et que je veux aider Crapulette à s’endormir tout en faisant autre chose. Comme le portage est asymétrique (comme avec n’importe quel sling), elle est moins agréable à porter que la Basic, que je préfère donc pour les plus longues durées, pour les balades.

Je terminerai par quelques conseils pour ceux ou celles qui, comme moi, partiraient avec une appréhension. Pour tester votre écharpe, choisissez un moment ou votre bébé est réveillé mais de bonne humeur. Attachez vos cheveux si vous les avez longs pour qu’ils ne vous gênent pas et découvrez-vous ! En intérieur particulièrement, on a très vite chaud avec une écharpe. Un débardeur me suffit amplement, même en hiver (bon c’est vrai que je ne suis pas frileuse non plus). N’oubliez pas que votre bébé aura encore plus chaud que vous et qu’il ne faut pas trop le couvrir non plus. Ne vous découragez pas si votre bébé râle un peu au début et bougez, dansez, marchez, il faut le temps qu’il s’habitue lui aussi ! Si vous avez quelque difficultés pour le noeud, des vidéos sont disponibles sur le site de JPMBB ou sur Youtube, ça aide aussi ! Et ensuite, enjoy !

 

L’astuce du dimanche #42 : s’assurer le calme d’un bébé pour quelques minutes

L’astuce du jour semble plutôt évidente mais ne l’est peut-être pas tant que ça quand on est débordé ou fatigué.

Quand on a deux enfants ou plus, il y a forcément un moment où l’on est obligée d’en laisser un seul le temps de s’occuper de l’autre, ne serait-ce que 5 minutes, alors que l’instant ne s’y prête pas vraiment. Au début je courais, je me retrouvais dans des situations improbables avec Crapulette dans le siège auto pendant que je couchais Coquillette ou au contraire la grande soeur enfermée avec moi dans notre mini salle de bain, en train de vider le contenu de la table à langer par terre, pendant que je donnais le bain de la petite soeur… Sans ça, c’étaient des hurlements garantis ! Bref je galérais, avant de finir par connecter mes neurones. Tzzziiiitt ! (quoi, vous n’avez jamais entendu des neurones se connecter ??)

En dehors des mesures de sécurité qui s’imposent quand on laisse un enfant seul dans une pièce, il y a des moyens de s’assurer son calme le temps de changer une couche ou d’assurer un coucher. Pour Coquillette, 19 mois, le meilleur moyen est de l’occuper avec quelque chose d’inhabituel. Voilà quelques idées pour vous : une boîte de coton-tiges pour bébés vide et débarrassée de son étiquette (montrez-lui qu’on peut l’ouvrir, y mettre des choses, la refermer, la secouer, etc…), une bouteille vide avec un gros bouchon pour s’entraîner à ouvrir et à fermer, des cartes type cartes à jouer ou cartes distribuées lors d’opérations commerciales (Looney Tunes à Auchan par exemple, il y en a plein mon salon !), des chutes de tissus colorés, des emballages en carton, un magazine ou catalogue si possible avec des photos de bébés ou d’animaux, un vieux téléphone en panne ou inutilisé, un chapeau, etc, etc… Les possibilités sont infinies ! Il faut juste garder à l’esprit que le bébé risque de porter les objets à la bouche. Laisser un crayon de couleur à un enfant seul est par exemple une très mauvaise idée : Coquillette veut toujours les mettre dans ses oreilles, dans le nez…

Il est plus difficile de s’assurer le calme d’un bébé de 2 mois mais ce n’est pas non plus impossible ! La musique peut aider, Crapulette aime beaucoup ce morceau par exemple. Mais le résultat n’est pas garanti, alors que je suis quasiment sûre de mon coup lorsque je mets en route l’aspirateur, le mixeur ou encore le sèche-cheveux ! Est-ce que je passerai pour une bad mother si je vous dis qu’il y a quelques jours, j’ai volontairement laissé tourner l’aspirateur alors que j’avais fini de le passer  pour pouvoir finir de me préparer avant l’arrivée de nos invités ? A vous de trouver LE truc qui fonctionnera avec votre bébé ! Evidemment, rien ne fonctionnera si votre bébé n’est pas préalablement rassasié, propre et confortablement installé.

J’espère que cette astuce vous sera utile !

Bon dimanche à tous !

Le piège des yaourts pour enfants (idées recettes inside)

Les enfants et les bébés sont une source inépuisable d’argent pour les marques. Il est trop facile de les tenter avec de jolis emballages, trop facile aussi de leurrer les parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants et font parfois, à leur insu, de mauvais choix. Ça vaut pour de nombreux domaines et je ne suis certainement pas la dernière à tomber dans le panneau à l’occasion. Mais il y a au moins un panneau dans lequel je ne suis pas tombé, c’est déjà ça, c’est celui des yaourts.

Quand j’étais petite, j’étais pourtant friande de ces desserts pour enfants : Petits Filous, Dany au chocolat, Flamby, etc… Et une fois qu’on en a pris l’habitude, il est difficile d’apprécier autre chose, de moins sucré, moins chimique. Une fois adultes, on croit faire plaisir à nos bébés en leur faisant goûter ces yaourts conçus spécialement pour eux, qui collent à l’idée qu’on se fait du bon goût. On oublie qu’un bébé n’a pas les mêmes goûts qu’un adulte (il suffit de goûter le lait de croissance pour s’en rendre compte, je ne connais personne qui aimerait ça et pourtant, les bébés s’en font un régal !) et que l’absence de sucre ou de sel ne les gêne pas du tout.

Ainsi, Coquillette, depuis qu’elle est en âge de manger des desserts, se régale de yaourts natures (les choisir au lait entier pour qu’ils aient un intérêt nutritionnel) et de petits suisses. Je les choisis bio, de marque distributeur. La qualité est au rendez-vous pour un prix tout ce qu’il y a de plus raisonnable.

Evidemment, ce n’est pas très varié, me direz-vous, mais il y a plein de moyen de transformer un yaourt. Il suffit d’y mélanger de la compote, d’y rajouter des fruits frais comme des groseilles ou même de le mélanger avec un carré de chocolat noir fondu. J’ai testé cette dernière recette tout récemment avec Coquillette et elle s’est régalée. En revanche, moi, j’ai trouvé ça vraiment pas bon, mais j’ai aussi horreur des yaourts natures sans sucre. Comme quoi il ne faut pas se fier à notre goût pour savoir ce qui plaît à un bébé.

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Une autre fois, je lui ai fabriqué un petit gâteau avec du petit suisse que j’ai mélangé à un biscuit Hipp pour bébé réduit en miettes, j’ai façonné une petite boule et je l’ai laissée durcir un peu au réfrigérateur avant de l’enrober de chocolat noir fondu. Une sorte de « baby pop cake » que Coquillette a a-do-ré !

En ce qui concerne les jolis emballages, pas la peine d’acheter des pots de yaourt tout colorés pour faire plaisir à bébé, Coquillette adore contempler les pots de yaourt Auchan, parce que dessus il y a un « ca-ca » (un canard dans sa langue, et oui je sais ce n’est pas un canard mais pour elle, tous les oiseaux sont des canards).

De temps en temps, je fais un petit écart et je lui prends des desserts lactés Hipp ou Babybio, mais elle ne se régale pas plus avec ça qu’avec ce que je lui prépare ou qu’avec un simple yaourt nature.

Bref, je ne vais pas me faire des amis parmi les fabricants de yaourts pour bébés et enfants mais leurs produits, je les fuis, parce qu’ils sont inutiles, chers, et souvent bourrés d’arômes, de sucre et, finalement, de pas grand chose de bon pour nos bébés.

Ma faiblesse de maman

Voilà, c’est dit, je suis faible !

Quand Coquillette était tout bébé, je la laissais téter des heures durant, je la laissais s’endormir au sein et je la gardais ensuite dans mes bras. Pas toujours mais souvent.

On m’a pas mal critiquée pour ça, j’ai aussi lu que ce n’était pas une bonne idée de laisser un bébé s’endormir au sein parce qu’il en prend l’habitude. C’est vrai, je me suis heurté à quelques difficultés par la suite : Coquillette avait besoin de mon sein pour s’endormir, y compris lorsqu’elle se réveillait la nuit.

Alors je m’étais dit que je ne recommencerai pas avec Crapulette, que je la poserais dans son lit/transat dès qu’elle commencerait à s’endormir, que je lui ferais lâcher le sein au moindre signe d’endormissement.

Mais en fait, je n’en suis tout simplement pas capable. Cet instant où elle s’endort paisiblement dans mes bras en tétant est trop parfait pour que j’y mette fin. J’aime trop garder son petit corps tout chaud contre moi après une tétée en lui laissant mon sein à disposition pour qu’elle le reprenne à sa guise sans même avoir besoin d’ouvrir les yeux ou de réclamer.

Evidemment, je ne peux pas toujours la garder deux heures contre moi, il faut bien que je m’occupe de Coquillette aussi. Mais lorsque Coquillette fait la sieste ou est couchée, je ne me prive pas. Ces instants sont du bonheur pur,pourquoi serais-je assez bête pour y renoncer ? La différence, c’est que cette fois-ci, j’assume complètement, les critiqueurs peuvent venir, je les attends de pied ferme. Je me sens sûre de mes choix de maman, peut-être parce que je passe par là pour la deuxième fois, ou peut-être parce que j’ai appris que je pouvais faire confiance à mon instinct.

Peut-être que je le regretterai après si Crapulette se met à avoir du mal à s’endormir seule mais finalement, les difficultés que j’ai rencontrées avec Coquillette n’ont été que temporaires. C’est aujourd’hui une petite fille qui s’endort seule le soir, à 19h30, sans pleurs, qui ne se réveille pas la nuit sauf rares cas de poussées dentaires particulièrement violentes et qui dort jusque 8h le matin. Sans tétine, sans sucer son pouce. S’endormir en tétant pendant les 6 premiers mois de sa vie ne lui a pas laissé de mauvaise habitude.

Alors Crapulette et moi, on va continuer à partager ces moments à nous, ces moments où nous ne sommes plus qu’un, ces moments où le maître mot est sérénité. Pour l’une comme pour l’autre. Je suis peut-être faible, mais pour notre plus grand bonheur.

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L’astuce du dimanche #41

Economie, écologie, gain de temps et santé. Quatre avantages en une seule astuce, ça vaut le coup non ? C’est en faisant votre vaisselle que vous pourrez appliquer cette astuce toute simple. Il suffit, après avoir lavé votre vaisselle comme d’habitude, de la rincer à l’eau froide au lieu de le faire à l’eau chaude. En effet, l’eau froide « tue » la mousse du produit vaisselle alors que l’eau chaude, au contraire, l’active. La vaisselle sera donc plus vite rincée et vous utiliserez moins d’eau, d’où l’économie, l’écologie et le gain de temps. Sans compter qu’en utilisant de l’eau froide, vous ne sollicitez pas votre chauffe-eau, double économie donc. Pour ce qui est de la santé, c’est quelque chose que j’ai découvert en ouvrant ma dernière facture d’eau, dans laquelle on me conseillait d’utiliser l’eau froide plutôt que l’eau chaude pour rincer les ustensiles de cuisine, puisque l’eau chaude transporte les métaux, mauvais pour la santé. Je suppose donc que ça vaut pour toute la vaisselle, à plus forte raison pour celle des bébés, comme les biberons.

Voilà en tout cas la nouvelle habitude que nous avons adoptée à la maison. Seul inconvénient, ce n’est pas très agréable de plonger les mains sous l’eau froide, surtout en plein hiver, mais c’est certainement moins mauvais aussi pour la peau !

Bon dimanche à tous !

L’épreuve du vaccin pour bébé

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S’il y a bien un moment qu’on appréhende tous, c’est le premier vaccin de bébé (ainsi que les suivants d’ailleurs). On vient d’y passer avec Crapulette et ça ne s’est pas trop mal passé. Car si on ne peut pas rendre ce moment agréable, on peut quand même limiter les désagréments pour le bébé. Pour ceux qui n’y sont pas encore passé, je vous livre mon expérience.

Les premiers vaccins doivent être faits chez le bébé vers l’âge de 2 mois. Ils sont au nombre de deux, injectés dans chaque cuisse du bébé, et l’un est beaucoup plus douloureux que l’autre, notamment parce que le produit fait mal. Il est possible de poser un patch anesthésiant une heure avant (pas plus, le calcul n’est donc pas forcément facile quand il faut aussi prendre en compte l’éventuel retard du médecin…), mais on ne peut en placer qu’un seul et il faut donc choisir sur quelle cuisse. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas pour le vaccin le plus douloureux qu’il faut utiliser le patch, car il ne serait pas suffisant pour neutraliser la douleur. Il vaut donc mieux anesthésier la cuisse où la vaccin le moins douloureux sera administré puisque pour le coup, il permettra de rendre la douleur quasiment nulle. Crapulette en a eu un alors que Coquillette n’en avait pas eu pour son premier vaccin, je dois dire que je n’ai pas noté une grande différence. Par contre, on voit bien qu’il y a un vaccin beaucoup plus douloureux que l’autre !

Votre pédiatre ou votre médecin vous conseillera peut-être de ramener un biberon d’eau sucrée qui va détourner l’attention du bébé de sa douleur au moment de la piqûre. Sachez que si vous allaitez, vous pouvez aussi donner le sein à votre bébé pendant la vaccination, c’est aussi efficace. C’est ce que j’ai fait pour mes deux filles. N’hésitez pas à le proposer de vous-même si votre médecin ne le fait pas. Ça ne les empêche pas d’avoir mal sur le coup quand même, elles ont toutes les deux lâché le sein pour hurler un bon coup mais l’envie de téter reprend vite le dessus (cinq secondes top chrono) et elles se sont toutes deux très vite calmées en tétant tranquillement. Bon après, il faut avoir le coeur de les décoller du sein après cette difficile épreuve… Perso, je ne l’ai pas eu. Je suis sortie du cabinet du médecin avec Crapulette en train de téter et je suis allée me poser dans la salle d’attente pour la laisser finir tranquillement. Heureusement que son papa était là pour s’occuper du reste (payer, donner la carte vitale, récupérer les affaires etc…)

Nombreux sont les adultes à redouter les piqûres, sachez toutefois que votre stress est communicatif, le mieux est donc d’être le plus détendu possible, pour que votre bébé ne panique pas encore plus. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je trouve qu’y aller en couple permet d’être plus détendu, ne serait-ce que parce que l’un des parents peut s’occuper exclusivement du bébé pendant que l’autre gère la logistique.

En ce qui concerne l’après-vaccin, j’ai constaté la même chose pour Coquillette et Crapulette après cette première vaccination : beaucoup de pleurs le soir. Par précaution, elles ont toutes deux eu une dose de Doliprane avant d’aller dormir (sirop ou suppo, peu importe tant que la dose est adaptée au poids de votre bébé). Elles ont ensuite toutes les deux fait la meilleure nuit depuis leur naissance ! Il faut bien se remettre de ses émotions… Par contre, les endroits correspondant aux piqûres restent sensibles pendant un moment (2 jours pour Crapulette), donc faites attention notamment au moment de l’habillage. Pour ne pas trop les embêter, je n’ai pas retiré les pansements tout de suite, j’ai attendu le deuxième soir et je l’ai fait dans le bain pour qu’ils partent plus facilement.

Voilà pour mon expérience, j’espère que ça pourra vous servir en temps voulu ! Et bon courage pour ce moment pas très agréable !

Tant de chemin parcouru

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Ça y est, j’ai recommencé à prendre des bains (enfin, j’ai trouvé le temps d’en prendre un, c’est déjà un bon début), et qui dit bain, dit souvent longues réflexions. Je me suis amusée à me souvenir de ce que j’étais il y a un an, deux ans, trois ans et vraiment, que le temps passe vite !

Il y a un an, j’étais maman d’un bébé tout juste sevré du lait maternel, qui commençait à trouver un rythme de sommeil correct, enfin. Nous avions trouvé notre équilibre, suffisamment en tout cas pour décider de mettre en route notre deuxième bébé. Nous ignorions alors que ça irait si vite et que moins d’un an après, je serai maman pour la seconde fois.

Il y a deux ans, j’étais une jeune femme enceinte qui venait d’avoir un accident de voiture (que je vous racontais ICI) et qui angoissait à l’idée que ça puisse avoir des répercussions sur son bébé. En attendant, je passais mes journées coincée dans le canapé avec une minerve, ignorant que ces moment d’oisiveté totale allaient bientôt disparaître totalement de mon quotidien !

Il y a trois ans, nous étions jeunes propriétaires de notre maison et j’enrichissais la pharmacie du coin en leur achetant tests de grossesse sur tests de grossesse. La projet bébé n’était lancé que depuis à peine plus d’un mois et je connaissais mes premiers déboires avec mes cycles irréguliers…

Il y a quatre ans, je venais à peine de terminer mes études, j’étais au chômage, installée officiellement avec mon homme depuis seulement quelques mois, dans un petit appartement dans une ville que je ne connaissais pas, dans un département que je ne connaissais pas. Quand j’étais fatiguée à l’époque, c’est parce que j’étais sortie en boîte la veille.

J’étais loin de me douter alors que quatre ans plus tard, nous aurions emménagé dans la maison en face de cet appartement, que nous aurions deux filles et que je serai en congé parental. Loin de me douter aussi que je passerais mes journées à faire des lessives, de la vaisselle, la cuisine, le ménage alors que j’étais à l’époque une si mauvaise femme d’intérieur ! (Alors que j’avais tant de temps !)

Evidemment, j’était encore plus loin de me douter de tout ça il y a dix ans, quand j’étais une adolescente rebelle qui jurait par ses grands dieux qu’elle ne se marierait jamais et n’aurait pas d’enfant, mais qu’elle ferait carrière comme musicienne dans un groupe de rock !

Je me demande quelle sera ma vie dans dix ans… Sera-t-elle telle que je me l’imagine ou totalement différente ? Mais je ne m’inquiète pas trop… Jusque ici, la vie m’a réservé tant de belles surprises !

 

Mon petit marmiton

Loin de m’éloigner de Coquillette, l’arrivée de Crapulette nous a contraire rapprochées toutes les deux. Simplement parce que je craignais qu’elle se sente abandonnée, je me suis appliquée à ce qu’on passe de chouettes moments à deux, notamment autour d’activités ludiques comme le jeu avec du riz coloré dont je vous parlais récemment ou de simples ateliers peinture.

Mais avec un petit bébé de bientôt deux mois qui tète très souvent et a lui aussi besoin de beaucoup d’attention et la quantité de tâches ménagères auxquelles tous les parents doivent faire face, je n’ai pas toujours le temps de dégager une ou deux heures pour faire des dessins ou disperser du riz dans tout le salon. En revanche, Coquillette a soif de découvrir, de faire des choses avec sa maman quand celle-ci n’est pas coincée dans le canapé, sa petite soeur greffée au sein. J’ai donc peu à peu pris le pli de l’associer à tout ce que je dois faire au quotidien. Elle pend le linge avec moi (comprendre elle vide le contenu de la machine à laver à sur le sol de la buanderie), elle essaye de passer l’aspirateur avec moi, à tel point que je songe à lui en acheter un petit pour elle (sa phobie de l’aspirateur d’il y a quelques mois a totalement disparu) et je la mets sur une chaise à côté de moi quand je fais la vaisselle (elle en profite pour jouer avec le goupillon qu’elle prend pour une brosse à cheveux).

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Depuis peu, j’ai décidé de l’associer aussi à la préparation des repas, que ce soit des pâtes, de la soupe ou un gâteau, je trouve toujours un petit quelque chose à lui faire faire : mettre un morceau de beurre dans le plat, « mélanger » une préparation (évidemment je repasse derrière sinon ça ne risque pas d’être homogène), goûter un bout de courgette crue (elle n’a pas aimé) ou se faire surprendre par le froid d’une rondelle de carotte surgelée. Hier, je lui ai montré comment écailler un oeuf dur et même si le résultat n’était pas là (faut pas pousser quand même elle n’a que 19 mois !), elle s’est appliquée et y a pris beaucoup de plaisir. Comme quoi, pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour amuser un enfant !

Pendant ce temps-là, Crapulette peut dormir tranquillement parce que sa soeur est calme et ne hurle pas dans le salon, et moi je suis plus zen parce que je ne dois pas toujours dit « non » parce qu’elle déchire la tapisserie ou monte sur le canapé. Et puis un petit coup de main en cuisine, ça ne se refuse pas !

L’astuce du dimanche #40

La nature est bien faite et il n’y a souvent pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour résoudre les petits problèmes qu’on rencontre avec son bébé. Je vous avais déjà expliqué comment soigner les yeux de votre nouveau-né avec du lait maternel, aujourd’hui je vais à nouveau vous parler de mon expérience avec Crapulette.

Si à sa naissance, elle affichait une température normale de 37°C, elle s’est très vite refroidie pour atteindre 36°C. Heureusement, à la maternité, plutôt que d’employer directement la solution « appareils », on m’a conseillée de faire du peau à peau. Vous en avez certainement déjà entendu parler, comme moi, mais je n’avais jamais testé. Au début, les aides-soignantes ont voulu la caler sous ma robe mais celle-ci était trop serrée, ce n’était pas confortable. Je me suis donc déshabillée, j’ai installé mon lit en position mi-allongée mi-assise, j’ai pris Crapulette, en couche, contre moi, ventre contre ventre, et je nous ai recouvertes avec la couverture.

Je n’avais accouché que depuis quelques heures, l’heureux papa était repassé à la maison, j’étais fatiguée et je me suis endormie, mon tout petit bébé contre moi. Je me suis réveillée plus reposée, détendue. J’étais bien et visiblement, Crapulette aussi. Quand les aides-soignantes ont repris sa température, elle était à 37,7°C. Je crois que c’est suffisant pour prouver l’efficacité de cette méthode !

Au-delà de son efficacité pour augmenter la température d’un jeune bébé qui s’est refroidi, le peau à peau est aussi un moment très agréable à partager avec son bébé, qui permet de se reposer et de retrouver un peu de la proximité qu’on avait avec son bébé avant l’accouchement. Bref, j’ai été conquise et je crois que si je devais avoir un troisième enfant, je pratiquerai le peau à peau même sans que cela soit nécessaire pour une question de température !

Bon dimanche à tous !