Ne pas compter

Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu. Et bien c’est excessivement vrai lorsqu’on a deux enfants en bas âge dont on s’occupe 24h/24. En tout cas, c’est que je vous conseille pour ne pas sombrer dans le plus grand désespoir !

Ne pas compter ses heures de sommeil pour commencer. On survit à un faible nombre d’heures de sommeil par nuit, on s’y fait (presque) et on arrive quand même à assurer pendant les journées. Mais si chaque matin, on commence à compter combien d’heures on a dormi, si chaque nuit on passe son temps à zieuter le réveil en attendant que bébé finisse de téter, bonjour la déprime !

Ne pas compter le nombre de couches changées par jour ni le temps qu’on y passe. On sait que c’est beaucoup, ça ne sert à rien de tenir un livre de comptes.

De même, ne pas compter les tétées et les heures passées le sein à l’air.

Ne pas compter les litres de lait régurgité à éponger après ces mêmes tétées…

Ne pas compter le nombre de bodys, bavoirs et serviettes, lavés, pendus et rangés chaque jour, en particulier quand on a un bébé régurgiteur…

Ne pas compter le nombre de pas qu’on fait pendant la journée. Entre le bébé qui a besoin d’être en mouvement pour s’endormir, celui, plus âgé, après lequel il faut courir parce qu’il fait des bêtises dans tous les coins, les balades quand il fait beau, les allers-retours dans l’escalier, etc… les jeunes parents doivent en faire des kilomètres. Et dire que les mamans ne sont pas censées faire de sport avant d’avoir rééduqué leur périnée !

Ne pas compter les biberons, petites cuillères en plastique et autres tasses à bec qui viennent s’ajouter à la vaisselle quotidienne et qui ne restent jamais plus de cinq minutes sur l’égouttoir.

Ne pas compter le nombre de fois où l’on répète les mêmes choses (pas étonnant qu’on ait du mal à suivre une conversation normale entre adultes après).

Ne pas compter les larmes essuyées, ni les petits bobos à soigner.

Ne pas compter les décibels que nos bébés sont capables d’atteindre de jour comme de nuit (mais en vrai, ils font un concours ou quoi ??)

Tout ça, histoire de conserver votre intégrité mentale…

Mais mieux vaut ne pas compter non plus les centaines de bisous reçus, les dizaines de câlins distribués, les milliers de sourires avec ou sans dents, les innombrables instants de vie qu’on n’oubliera jamais, du premier « maman » aux premiers pas. Pourquoi ? Parce qu’on n’en viendrait jamais à bout, comme si on comptait les grains de sable d’une plage…

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Qu’est-ce qu’on riz avec maman !

OK je sors… Mais avant, laissez-moi quand même vous raconter ce qu’on a fait hier après-midi avec Coquillette.

Tout est parti d’une super idée de Maman Nougatine dont je vous ai déjà parlé pour toutes les activités qu’elle invente pour sa fille. J’ai voulu tester le riz coloré, très facile et rapide à préparer et j’avais tout ce qu’il fallait sous la main, c’est-à-dire du riz, du colorant alimentaire et des petits sachets. Maman Nougatine explique très bien tout cela ICI. J’ai mis le riz dans un plateau que j’ai placé par terre avec des bouchons, gobelets, pour que Coquillette s’amuse avec. Sauf que ma Coquillette, c’est une vraie sauvage. C’est à peine si elle a pris le temps de regarder, elle s’est directement jetée dessus et a envoyé valser le riz dans tout le salon. Pas grave, je me doutais bien que je devrais passer l’aspirateur dans la foulée. Voici les photos de l’avant et de l’après carnage…

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Elle s’est quand même bien amusée et je pense que ça l’a défoulée, même si elle n’a pas vraiment utilisé les récipients mis à sa disposition. Quant à moi, j’ai trouvé que le riz prenait de si jolies couleurs et que c’était si beau une fois mélangé, que je n’ai pas voulu gâcher le résultat ! Du coup on a enchaîné avec deux autres activités.

On a commencé par remplir une jolie bouteille en verre avec le riz coloré, à l’aide d’un entonnoir. Le résultat n’est pas transcendant mais c’est joli (et ultra facile à réaliser), et ça nous fait un souvenir d’une petite activité partagée à deux.

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Mais on ne s’est pas arrêtées là, et on a voulu que Papa en profite lui aussi même s’il travaillait. J’ai donc pris une feuille de papier sur laquelle j’ai tracé un coeur avec de la colle liquide, puis j’ai proposé à Coquillette de mettre des poignées de riz sur la feuille jusqu’à la recouvrir. Puis, on a secoué la feuille et le résultat, pour le coup, était vraiment super. On a donc continué sur notre lancée en écrivant PAPA sur le papier. Quand l’heureux concerné est rentré, il a trouvé son petit cadeau punaisé sur le mur du salon, entre deux cadres photos.

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J’ai récupéré le reste du riz et je l’ai stocké dans un sachet, je le ressortirai à l’occasion pour que Coquillette joue avec ou si une autre idée créative me vient ! D’ailleurs si vous avez des idées, je serais ravie de les lire !

Episio vs. déchirure : le bilan

Mes deux accouchements ont été très différents l’un de l’autre et si pour Coquillette, ma gynéco était présente et a pris le temps de me faire une épisiotomie, Crapulette est arrivée tellement vite que la sage-femme n’a quasiment eu le temps que de la réceptionner au vol (bon ok, j’exagère un tout petit peu).

Avant cela, j’en avais entendu des vertes et des pas mûres à propos de la déchirure comme à propos de l’épisiotomie. Ma grand-mère, qui a eu les deux aussi, m’avait dit que l’épisiotomie était préférable. Mais dans mes lectures, j’ai souvent noté qu’on considérait que l’épisiotomie était pratiquée de façon trop systématique et qu’une déchirure était de toute façon mieux. Je pense que dans tous les cas, ça dépend de l’importance de l’épisio ou de la déchirure et des soins qui sont pratiqués ensuite. Je vais quand même vous parler de mon expérience à ce propos.

D’abord, il faut savoir que si j’ai eu une déchirure la deuxième fois, c’était à cause de la précédente épisiotomie qui avait fragilisé la zone, c’est ce que m’a expliqué le gynéco qui m’a recousu. Sinon, Crapulette serait probablement passée sans difficulté. Contrairement à ce que je vous avais annoncé quelques semaines avant mon accouchement, je n’ai pourtant pas pratiqué le massage du périnée durant mon dernier mois de grossesse. Je me demande donc si la première épisiotomie était vraiment justifiée et surtout, je constate qu’elle a fait des dégâts en fragilisant la zone sur le long terme.

Pour ce qui est de la douleur sur le coup, je n’ai rien senti pour l’épisio puisque j’étais sous péridurale (voir le récit de mon premier accouchement ICI et ICI), mais je n’ai rien senti non plus au moment de la déchirure la deuxième fois, bien que mon anesthésie ait été inefficace (voir ICI pour ceux qui l’ont raté). En même temps on sent déjà tellement d’autres choses que je ne pouvais pas m’en rendre compte !

Les soins sont ensuite les mêmes dans les deux cas : se laver régulièrement avec du savon type Saforelle, bien sécher et appliquer généreusement de l’éosine avec une compresse. Seule différence pour moi : le fil utilisé pour me recoudre. Il a fallu couper le noeud à la sortie de la maternité après la déchirure et ce n’est franchement pas agréable, en plus d’être flippant (je revois l’infirmière rapprocher sa lame aiguisée et me dire : « surtout ne bougez pas hein ! » Gloups !). Mais ça n’a rien à voir avec épisio ou déchirure, je pense que c’était juste une préférence du gynéco. Au passage, ce petit point de suture, c’était un peu du luxe puisque le gynéco m’a expliqué qu’en réalité, j’aurais pu m’en passer, le  déchirure étant vraiment minime.

L’énorme différence entre les deux, finalement, ce sont les douleurs dans les jours/semaines d’après. Je me souviens qu’après avoir accouché de Coquillette, je disais souvent que j’avais mal à mon épisio. Quand je m’asseyais, quand je faisais certains mouvements, et évidemment, au moment des rapports… La douleur a persisté plusieurs semaines et même si ce n’était pas du tout insupportable, c’était quand même loin d’être agréable et quand on sait qu’on aurait peut-être pu faire sans, c’est rageant. Au contraire, après la déchirure, je n’ai quasiment pas eu mal, à peine quelques jours.

J’ai également l’espoir que mon périnée ait moins souffert en ayant pas eu à subir d’épisio et que la rééducation soit rapide.

Bref, vous l’aurez compris, pour moi, le choix entre les deux est évident et si je devais avoir un troisième enfant, je demanderais à ce qu’on ne me fasse pas automatiquement d’épisiotomie. En plus, l’épisiotomie n’évite pas forcément la déchirure, j’ai une amie qui a eu les deux en un seul accouchement…

PS : je suis désolée pour l’absence d’illustration mais là, je me suis sentie un peu à court d’idée ! 😉

L’astuce du dimanche #39

Pour clore cette semaine de l’allaitement, c’est tout naturellement que je vous propose une astuce en rapport avec ce thème.

Souvent, les mamans sont rebutées ou dégoûtées de l’allaitement parce qu’elles sont les seules à se lever la nuit pour nourrir le bébé. Pour Coquillette, les premiers jours ont ainsi été vraiment pénibles : quand je me levais la nuit pour allaiter, j’étais mal installée, j’avais froid, je trouvais le temps long. Petit à petit, j’ai appris à faire de ces réveils nocturnes des moments agréables et à présent, me lever la nuit ne me dérange plus tant que ça (même si j’ai hâte de retrouver mes nuits complètes, rapport à mes superbes cernes, entre autres).

D’abord au lieu d’un fauteuil, c’est carrément un clic-clac qui m’attend la nuit dans la chambre de Crapulette, avec plein de coussins et une couette. J’y suis bien installée, je n’ai pas froid, et je n’ai pas sans cesse à surveiller que la tête de Crapulette ne heurte pas un bras du fauteuil si je pique un peu du nez (ça me fichait une trouille bleue avec Coquillette). A portée de main, j’ai installé des langes, des mouchoirs et mon Kindle, qui me permet de lire ce que je veux quand je veux de manière très pratique puisqu’une main me suffit pour m’en servir. Sinon, un livre fait aussi l’affaire évidemment, ou une tablette, un ordinateur ou tout ce qui va vous permettre de passer le temps, de vous maintenir éveillée et de susciter chez vous suffisamment d’intérêt pour que vous soyez contente d’être réveillée. Attention, je ne suis pas en train de dire que le simple fait d’allaiter ma fille n’est pas une raison suffisante pour moi de me lever, ni que je m’ennuie en allaitant. J’apprécie aussi de temps en temps de seulement la regarder, caresser ses cheveux et profiter de ces beaux moments, mais parfois, j’ai aussi besoin de m’occuper l’esprit et comme j’adore lire, c’était tout trouvé pour moi. Parfois aussi, je m’endors. Mais ce n’est pas vraiment un problème puisque les lieux sont suffisamment sécurisés pour empêcher Crapulette de tomber de mes bras.

Bref, je recommande chaudement à toute maman allaitante qui, comme moi, ne pratique pas le cododo ou seulement de manière ponctuelle, de se créer dans la chambre de son bébé un vrai petit nid douillet pour ces réveils nocturnes, qu’elle retrouvera à chaque fois avec enthousiasme pour qu’allaiter ne devienne synonyme de corvée !

Bon dimanche à tous !

 

Les incontournables de la naissance #5 : une jolie déco pour la chambre de bébé

Chez moi, je n’ai pas mis un gros accent sur la déco. J’habite dans une maison qui avait à moitié été refaite par les anciens propriétaires, dans laquelle on a vaguement ajouté notre grain de sel aussi avec quelques coups de pinceaux et un parquet posé, mais c’est tout. Quant aux meubles, ce sont tous des pièces rapportées : certains viennent de mon premier appartement quand j’étais étudiante, d’autres viennent de la chambre de mon homme quand il habitait chez ses parents, la table à manger et le meuble TV ont été achetés sur Le bon coin, et puis on s’est quand même offert un canapé d’angle en emménageant. Tout a une histoire mais rien n’est assorti ! Je me sens bien chez moi mais parfois, je me dis qu’il serait peut-être temps de revoir notre déco intérieure malgré tout…

Alors quelle meilleure occasion pour commencer que l’arrivée d’un bébé dans notre foyer ? J’avais beaucoup aimé le faire pour Coquillette et j’ai réitéré pour Crapulette, en continuant de privilégier mes magasins fétiches en ce qui concerne l’ameublement et la décoration : Ikéa,Vertbaudet et Maisons du Monde. Je vous présente tout ça…

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Le lit, le plus important quand même, vient de chez Ikéa. C’est le même que celui de Coquillette car niveau rapport qualité/prix, je le trouve top ! Et puis le blanc dans une chambre, je trouve ça agréable. L’armoire, elle aussi, vient du géant suédois. Elle est exactement de la bonne taille et pour ceux que ça inquiéterait, elle n’est pas trop compliquée à monter (c’est moi qui l’ai fait, j’adore ça, alors que j’étais enceinte de 8 mois, avec un petit coup de main de l’homme pour la mettre debout à la fin quand même). Niveau solidité, c’est comme toujours pour les meubles Ikéa : largement suffisant pour l’usage qu’on en fait, mais à mon avis au bout de 2/3 démontages-remontages, ça se fragilise. Mais en l’occurrence, aucun déménagement à l’horizon donc ça nous convient ! Et j’ai décoré l’armoire en découpant un nounours dans une chute de la frise qu’on a collé au mur.

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La table à langer, par contre, je l’ai trouvée chez Vertbaudet. On a récupérée celle de Coquillette qui n’en avait plus besoin dans sa chambre, je l’ai donc achetée il y a un moment mais je pense que c’est un modèle qu’ils ont toujours. Je voulais qu’elle ait des rebords relativement hauts, c’est comme ça que je l’ai choisie. La bibliothèque vient aussi de chez Vertbaudet. Vous allez me dire, c’est un peu tôt pour une bibliothèque ! Sauf qu’en grande inconditionnelle de la lecture, je ne conçois pas une chambre sans bibliothèque. Alors pour l’instant, on y trouve des peluches mais dans très peu de temps, les livres en tissu commenceront à y faire leur apparition. J’ai craqué sur ce modèle assez original, pas trop rose mais parfait pour une chambre de fille. Seul inconvénient, je n’arrête pas de me cogner les orteils dans l’angle (en pleine nuit, mal réveillée, je ne vous raconte pas le bonheur…), mais je crois que c’est moi qui ai un souci avec tous les meubles en général…

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Deux autres meubles sont eux des pièces rapportées aussi pour le coup, mais s’intègrent plutôt bien : un clic-clac plein de coussins qui me sert pour allaiter la nuit (tellement confortable que je m’y endors souvent…) et une petite table de chevet. Le clic-clac détonne un peu dans le décor mais c’est parce qu’il attend encore sa Bai Jia Bei que je n’ai pas encore fini de coudre… Quant à la table de chevet, je l’ai recouverte avec les restes de la frise qui décore le mur pour qu’elle soit plus ou moins assortie.

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La frise justement, parlons-en ! Elle est trooop belle gnii !! Comme pour Coquillette, elle est de la marque Tartine et Chocolat (on les trouve chez Castorama et Leroy Merlin) : un abécédaire avec lapins, ours et hérissons. Elle est a priori facile à poser puisqu’adhésive sauf que chez nous, ça n’a pas collé, il a fallu rajouter de la colle, mais bon le résultat est très joli donc ça valait la peine !

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On a complété l’ensemble avec une suspension trouvée chez Maisons du Monde. J’adore ces petits oiseaux qui flottent dans l’air, c’est doux et poétique et j’aime penser qu’ils veillent sur ma Crapulette pendant son sommeil. Trouvée chez Maisons du Monde également, une adorable veilleuse lapin qui apporte à la chambre une note de tendresse supplémentaire.

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Et enfin, j’ai réalisé des lettres en 3D pour former le prénom de Crapulette sur le mur grâce au printable de Mr. Printable. Comme je n’arrivais pas à les coller au mur, je les ai accrochées au masking tape et le résultat me plaît beaucoup ! Je chercher encore un petit quelque chose pour décorer un des murs qui semble un peu vide, pourquoi pas une toile lumineuse ou un joli poster, j’attends le coup de coeur !

Alors, vous la trouvez comment la chambre de Crapulette ?

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Allaitement : les premiers jours

C’est la semaine mondiale de l’allaitement et comme je suis en plein dedans, je me voyais mal ne pas en profiter pour vous en parler à nouveau (d’ailleurs, j’écris cet article en pleine tétée !) J’ai plus particulièrement envie de vous parler de la mise en place de l’allaitement, de ces premiers jours pas toujours faciles, de ce qui peut surprendre ou encore de ce qu’on oublie d’une fois à l’autre.

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Les sensations

On a beau nous prévenir (ou pas d’ailleurs), les sensations ressenties pendant une tétée sont surprenantes. Quand j’ai commencé mon deuxième allaitement, j’ai été à nouveau surprise par cette soif intense qui s’empare de nous au début de chaque tétée. Il faut dire que le corps est bien fait, il sait qu’il va avoir besoin d’eau pour donner du lait et nous le fait savoir. A privilégier : l’eau plate (la pétillante pouvant causer des ballonnements douloureux chez le bébé). N’hésitez pas à profiter des gens autour de vous pour vous faire servir ! (Je ne sais pas combien de verres d’eau m’a apporté mon mari…) Le deuxième effet Kiss Cool, c’est la somnolence. Chez moi, ça agit vraiment comme un somnifère. D’un seul coup je me sens détendue, mes yeux se ferment, mes muscles se relâchent, mais c’est une sensation agréable, comme quand on rentre dans son lit tout propre après un bon bain. Il y a aussi une sensation qui persistera tout au long de votre allaitement, celle des montées de lait. Quelques secondes après que votre bébé ait commencé à téter, la machine se met en route et envoie du lait, et on le sent vraiment. C’est difficile à décrire, ça fait un peu mal mais c’est très court (quelques secondes), pas très agréable mais tout à fait supportable je vous rassure, un peu comme un pincement. Cela peut arriver aussi en dehors des tétées, souvent après que les mamelons aient été stimulés (et il ne leur faut parfois pas grand chose) attention alors parce que ça annonce l’arrivée du lait. Combien de fois me suis-je retrouvée à la sortie de la douche en train de goutter des seins ! Merci de ne pas imaginer cette scène…

Les douleurs

Généralement, on est prévenue : les tout premiers jours, chaque tétée provoque des contractions de l’utérus qui causent d’une part de grosses douleurs de règles, d’autre part des saignements. C’est normal, c’est l’utérus qui retrouve peu à peu sa taille normale, c’est le cas chez toutes les femmes qui viennent d’accoucher mais c’est amplifié par l’allaitement. Heureusement, ça ne dure pas longtemps et vous avez le droit aux anti-douleurs : le personnel soignant vous en fournira avant même que vous n’ayez besoin de le demander. Personnellement, au bout de 3 jours je n’avais plus mal. Vous avez sans doute aussi entendu parler des crevasses et autres accidents d’allaitement, auxquels il y a généralement toujours une solution. Sachez que même quand on fait tout bien, il est normal d’avoir des douleurs pendant la première semaine. Au risque de vous horrifier, mais je préfère être tout à fait honnête, je vais vous décrire la situation que j’ai connue pendant 5/6 jours : tétons hyper sensibles et douloureux en particulier au moment où ma fille s’emparait de mon sein mais surtout, bien abîmés. La cinquième nuit, je me suis mise à saigner si bien que Crapulette avait la bouche pleine de sang en tétant,pas très cool mais ça s’est aussitôt arrêtée. Pour soigner vos téton abîmés, vous pouvez d’emblée vous les tartiner de Lanoline pure (marque Lansinoh par exemple). Si vous n’en avez pas, il y a de fortes chances que la maternité puisse vous fournir des échantillons. Et il y a de fortes chances aussi pour qu’ensuite, vous n’ayez plus besoin d’en racheter : on n’en a vraiment pas besoin longtemps.

La première montée de lait

On nous dit que ça va arriver mais on se demande quand même à quoi ça va ressembler. Petit récapitulatif rapide : les premiers jours, nous ne produisons que du colostrum, en toute petite quantité. Puis, le vrai lait arrive : au bout de 3 jours en général, moins pour un deuxième allaitement. J’ai eu la mienne au bout de 36 heures. Mais même si c’est mon deuxième allaitement, je ne me souvenais pas de comment ça arrivait, à quelle vitesse etc… En fait, ce n’est pas soudain, ça se fait en quelques heures (une nuit environ) et ça se repère assez bien, pourvu qu’on soit attentif aux signes qui ne trompent pas : les seins grossissent, sont plus chauds et plus tendus, vous aurez aussi une sensation de lourdeur en retirant votre soutien-gorge et ça peut être douloureux, vous entendez désormais votre bébé déglutir goulûment quand il tète, et il se peut qu’il se mette à régurgiter un peu, quand vous donnez un sein, l’autre coule en même temps… C’est alors le moment de sortir vos coussinets d’allaitement pour éviter les mauvaises surprises et un conseil : ne quittez plus votre soutien-gorge pour dormir sous peine de fuites très désagréables.

Les premiers jours peuvent faire peur et décourager les mamans. Ce que je veux vous dire, après être passée deux fois par là, c’est de persévérer ! Ce serait dommage d’allaiter 3 jours pour vous arrêter car vous n’auriez eu que les mauvais aspects, sans pouvoir apprécier réellement ce qu’est l’allaitement et ses bons côtés. Bref,tenez le coup au moins dix jours pour avoir une vraie vision de l’allaitement avant de prendre la décision de vous arrêter, car ça vaut vraiment le coup !

L’astuce du dimanche #38

Dès la maternité, j’ai remarqué chez Crapulette que ses yeux coulaient énormément et que de grosses croûtes jaunes collaient ses paupières. J’ai suivi les recommandations de la puéricultrice, je lui ai nettoyé régulièrement les yeux avec du sérum physiologique et des compresses stériles, mais rien n’a changé… Deux semaines ont passé, et la situation ne s’améliorait toujours pas. J’essayais de ne pas trop m’inquiéter, mais je vous avoue que ça me stressait quand même. J’avais notamment peur qu’elle soit allergique aux poils de chat et je me demandais déjà comment on allait bien pouvoir faire avec nos trois chats à la maison.

J’ai profité de la venue de mon amie amie puéricultrice à la maison pour lui montrer et lui en parler. Pour elle, pas de sujet d’inquiétude mais elle m’a donné un autre conseil : nettoyer les yeux de Crapulette avec non pas du sérum physiologique mais avec du lait maternel sur une compresse, puisque celui-ci contient des anti-corps ! J’ai appliqué son conseil et quelques jours plus tard, les yeux de Crapulette étaient tout propres. Je ne peux pas garantir que ce soit grâce à cette astuce, c’est peut-être une coïncidence, et c’est peut-être aussi grâce à la visite chez l’ostéopathe quelques jours après, ou c’est peut-être un peu de tout ça.

Quoi qu’il en soit, le lait maternel ne risque pas de faire du mal aux yeux de votre bébé donc si vous avez ce souci aussi avec votre nouveau-né et que vous allaitez, n’hésitez pas !

Bon dimanche à tous !

Cette semaine sur la blogosphère #8

Si je n’écris plus autant qu’avant sur le blog en ce moment, je prends toujours beaucoup de plaisir à lire ce qui s’écrit sur d’autres blogs, notamment pendant les tétées, c’est ma façon à moi de me reposer un peu pendant la journée ! Et cette semaine, il y a quatre articles que j’ai eu envie de partager avec vous !

Les deux premiers, c’est chez La Mite Orange que je les ai lus.D’habitude, j’essaie de ne pas citer deux fois le même blog dans la même sélection d’articles mais là, les deux m’ont interpellée. Le premier raconte une histoire qui m’a choquée, à propos de la pilule du lendemain. Parce qu’elle se passe en 2014, qu’elle implique un médecin, et qu’elle incarne la bêtise. Et qu’en plus, tout cela a eu lieu devant une petite fille de 4 ans. Honteux est le mot qui me vient à l’esprit, mais je vous laisse juger par vous-même ICI. Le second parle du biberon, du point de vue d’une maman qui en donne à son bébé mais que ça barbe. Je ne saurais mieux dire qu’elle ! Un article pas du tout sectaire et qui revendique au contraire le libre choix de chaque maman de recourir soit à l’allaitement maternel, soit au biberon, mais qui fait la lumière sur les fausses excuses pour préférer donner des biberons (pas besoin d’excuse si c’est juste son choix, un point c’est tout !), ainsi que sur les idées reçues sur l’allaitement. Merci à La Mite Orange pour ces deux articles !

Le troisième article que je veux partager avec vous n’est pas des plus gais, bien au contraire. A vrai dire, j’ai même pleuré toutes les larmes de mon corps en le lisant, et pourtant je ne suis plus enceinte ! Son sujet : le deuil périnatal et son approche auprès des enfants. Un conseil : sortez vos mouchoirs pour aller le lire mais lisez cet article, très beau et très touchant. « Comment leur annoncer que leur petite soeur ne viendra pas », c’est chez Loumatmae.

Enfin, je suis tombée sur un article sur le portage d’un bébé RGO, très différent du portage classique. L’occasion de prendre conscience de l’ampleur des difficultés rencontrées par les parents d’un bébé RGO, mais aussi un rappel : avant de juger les autres, commencez par vous poser les bonnes questions. La blogueuse de J’voudrais juste dire un truc nous raconte sa difficile expérience et ses milliers d’heures de portage.

Bonne lecture et bon week-end !

Maman pieuvre

pieuvre

Si c’était aujourd’hui que je créais mon blog, je pense que je ne l’aurais pas appelé Maman 24h/24 (bien que ce soit toujours le cas) mais plutôt Maman Pieuvre. Je n’ai pourtant que deux bras, mais je me sens comme si j’en avais six. Bon en réalité, c’est surtout que j’en aurais bien besoin de six pour gérer mes deux crapules.

Je change une douzaine de couches par jour, je donne huit fois le sein (au bas mot), je prépare trois biberons, quatre repas pour Coquillette, deux pour nous, je donne un à deux bains, lance une lessive, range le linge, lis dix fois la même histoire, gère une petite dizaine de caprices et autres crises, éponge environ trois grosse flaques de régurgitations à des endroits divers, mais souvent en partie sur moi-même, ce qui m’amène à changer de vêtements trois fois également, et ce qui rend ma douche quotidienne non négociable. Je me lève minimum trois fois par nuit et Crapulette nous rejoint dans le lit vers 6h ou 7h, heure à laquelle je ne me sens plus capable d’allaiter en position assise dans sa chambre, parce que j’ai les jambes qui flageolent et la tête qui tourne. Une heure plus tard cependant, je suis sur le pont puisque Coquillette se lève et Crapulette ne veut de toute façon plus dormir. Bizarrement, je ne me sens pas vraiment fatiguée pendant la journée et même si je suis débordée, je me sens bien, plutôt cool (alors que j’étais totalement dépassée avec un seul bébé à la naissance de Coquillette, allez comprendre !) et surtout, très heureuse. J’aime notre vie à quatre.

Bon et puis pour l’instant, je triche un peu, puisque le papa des demoiselles est encore en congé et me file un sacré coup de main ! Mais lundi, c’est fini ! Il reprend le boulot et du coup moi aussi, j’appréhende un peu de devoir tout gérer en même temps à longueur de journée et je me doute qu’il va me falloir un peu de temps avant de trouver LA bonne organisation qui me permettra d’être une maman pieuvre digne de ce nom. Quelque chose me dit aussi que je vais sacrément me remuscler parce que porter mes deux bébés en même temps, dont un grand bébé de 9,5 kilos, c’est pas de la tarte ! Et Crapulette est en train d’attraper cette obsession qu’avait sa grande soeur de toujours vouloir être dans nos bras… Je vais donc sous peu ressortir l’écharpe de portage mais elle est pleine d’inconvénients aussi : trop chaude, trop longue et compliquée à mettre, trop salissante mais trop longue à sécher vue sa taille. Je me tâte donc à tenter le sling, mais sans savoir vers quelle marque me tourner : Ling Ling d’Amour ? Sukkiri ? La PESN de JPMBB ? Vous en avez à me conseiller ?

Je sollicite en tout cas votre indulgence : vu cet emploi du temps surchargé, j’ai parfois un peu de mal à trouver du temps pour le blog, et vous comprendrez que la priorité va à mes deux amours de filles ainsi qu’à mon homme. Malgré tout j’ai plein de choses en tête à vous raconter, donc vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement !