L’astuce du dimanche #30

Une petite astuce tout à fait de saison en ce dimanche de vacances d’été ! Les vacances, le beau temps, c’est l’occasion de bouger à droite à gauche avec bébé, que ce soit à l’autre bout du pays ou simplement dans le zoo d’à côté. Je ne vais pas vous dresser la liste des indispensables à emporter parce que beaucoup d’autres blogs de mamans le font déjà très bien (même qu’elles m’ont parfois filé de bonnes idées !), mais je vais me contenter d’y rajouter un petit objet, qui ne prend pas de place à glisser dans un sac ou sous la poussette, auquel on ne pense pas du tout et qui n’a a priori rien à voir avec un bébé : un anti-vol de vélo.

Je me suis rendu compte de l’utilité que pouvait avoir cet objet en allant au Cerza de Lisieux. Au moment de monter dans le petit train qui parcourt le parc, on s’aperçoit qu’on ne peut pas y mettre la poussette. On peut la laisser sur les lieux de l’embarquement mais ce n’est pas surveillé et le seul moyen est donc de leur louer un anti-vol de vélo. On l’a donc loué mais depuis, je glisse toujours un anti-vol dans le sac à langer. Ça peut servir dans plein d’occasions, et ça permet de laisser la poussette sans surveillance en toute tranquillité (si elle ne contient pas votre sac évidemment…), même pour pas longtemps. Choisissez-en un à code plutôt qu’à clef, ça vous évitera de la perdre ! (Coucou ! C’est la femme enceinte sans neurones mais prévoyante qui vous parle !)

Bon dimanche à tous !

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Le cas du soutien-gorge d’allaitement

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Je vous ai déjà pas mal parlé de mon allaitement, notamment ICI, et ceux qui m’ont lue à cette époque savent que j’ai beaucoup aimé allaiter Coquillette pendant six mois. Je compte bien recommencer pour Crapulette en espérant que tout se passe aussi bien mais il y a une chose que je ne suis pas pressée de retrouver : le soutien-gorge d’allaitement.

Enfin, je devrais plutôt dire mes soutien-gorges, puisque j’en ai quatre, et je voue à chacun la même haine…

Il faut savoir que quand on allaite, en tout cas ça a été mon cas, on est obligée de porter un soutien-gorge 24h/24, sous peine de sévères inondations. La journée, ça ne pose pas vraiment de problème, mais la nuit, moi, ça m’a carrément saoulée ! On ne peut pas non plus porter n’importe quel soutif, ce serait trop facile sinon. D’abord, mes seins avaient triplé de volume et il était tout bonnement impossible que je rentre dans ce que je portais auparavant. Il faut aussi quelque chose de pratique pour allaiter discrètement, que ce soit une ouverture au bas de la bretelle ou une brassière suffisamment souple pour être glissée sous le sein. Il est également recommandé de ne pas utiliser de soutien-gorge avec une armature, celle-ci pouvant couper un canal lactifère.

J’ai acheté un lot de deux soutien-gorges d’allaitement avant d’accoucher. Evidemment, elles avaient des armatures et j’ai dû d’abord les retirer. Au début, je me suis dit « super ! ils me vont parfaitement bien, ils sont confortables et pas trop moches ! » Mais j’ai vite déchanté… Très vite, entre les lessives et l’humidité due aux fuites de lait répétées, le tissu s’est distendu, devenant complètement informe et plus du tout seyant. La nuit, quand j’étais couchée sur le côté (c’est-à-dire tout le temps), j’avais toujours un de mes deux seins qui sortait et je me réveillais pleine de lait. C’est très désagréable… Et puis les fermetures aux bretelles, sous forme de petits clips en plastique, ont commencé à casser, je perdais donc régulièrement le tissu qui était censé recouvrir mon sein quand je n’allaitais pas. Bref, ils n’avaient plus aucun intérêt !

J’ai fini par en racheter un autre lot. Cette fois, j’ai fait bien attention à choisir un modèle sans baleines, qui ressemblait plus à une brassière et était donc plus couvrant. Je pensais régler ainsi le problème de la nuit. Ça a été très bien au début mais très vite, ça a recommencé. Les mêmes soucis : tissu qui se déforme, attache qui casse (et pourtant je suis pas violente mais quand on l’ouvre six fois par jours, inévitablement, si ce n’est pas du solide, ça ne tient pas la route…).

L’un comme l’autre n’étaient pas toujours pratiques non plus, le tissu avait tendance à glisser vers la bouche de Coquillette, la gênant donc pour téter. Et puis quelle idée de les avoir pris en blanc ! Le lait, en séchant, fait de magnifiques traces jaunes qui ont bien du mal à partir après…

Je ne vous ai pas encore parlé du prix de ces soutien-gorges : une vraie petite fortune quand on sait qu’on ne va pas s’en servir pendant très longtemps (et encore, j’ai allaité six mois, que doivent dire les femmes qui allaitent un mois ou deux ?). Du coup, j’avais un peu choisi aussi, il faut bien le dire, en fonction du prix, ce qui explique sans doute la qualité plus que médiocre des produits…

Cette fois-ci, je suis prête à investir dans un vrai bon soutien-gorge d’allaitement, qui ne va pas me lâcher au bout de deux semaines, mais voilà, je n’ose pas me lancer ! Les premiers que j’ai eus m »avaient semblé parfaits à l’achat. Si je paye 50 euros un soutien-gorge qui me semble parfait sur le coup mais qui ne fait plus l’affaire après trois lessives, je risque un peu de m’étrangler de rage.

Alors aujourd’hui, je lance un grand SOS à toutes les femmes qui ont allaité ou allaitent encore : avez-vous trouvé LE soutien-gorge miracle ? Si oui, je vous implore de me donner son nom, sa marque, le lieu où je peux le trouver (ou le site Internet c’est encore mieux). Bref, s’il-vous-plaît, ne me laissez pas sombrer dans le désespoir qui m’envahit quand j’ouvre mon tiroir à sous-vêtements, que je vois ces soutiens-gorges et que je me dis que je vais encore devoir les porter jour et nuit pendant six mois…

Un si beau cadeau

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Aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Un quart de siècle déjà… Je sais que mon homme m’a prévu des petites surprises (ou des grosses qui sait ?) et vu qu’il a pris deux jours de congé pour l’occasion, je sais que je vais passer deux très bonnes journées. Il est toujours plein d’attentions pour moi mais le plus beau cadeau qu’il m’a fait, je crois qu’il n’a même pas eu conscience de le faire : c’est d’avoir envie d’un deuxième enfant avec moi.

Quand il m’a dit vouloir un enfant de moi, ça a déjà été un moment magnifique. Mais entre vouloir un premier enfant et en vouloir un deuxième avec la même personne, il y a un monde.

Il m’a subie enceinte une première fois pendant neuf mois, ce qui n’était déjà pas un cadeau, mais ça ne l’a pas découragé.

Il a vu mon corps changer, grossir, être déformé, défiguré pendant un temps mais son regard sur moi n’a pas changé.

Il a vécu l’épuisement des premières semaines avec un nourrisson, comme tout parent le vit, mais il est prêt à recommencer.

Il m’a vue épuisée, à bout de nerfs, il a vu le pire de moi pendant ces premières semaines, mais il n’a pas reculé.

Il a vécu aux côtés d’une femme qui ne prenait plus le temps de se coiffer, de s’épiler ou parfois même de s’habiller, qui sentait le vomi et le lait caillé, mais il a continué à me prendre dans ses bras.

Il a vu mes priorités changer, il a été presque délaissé pour ce petit être, du moins le temps qu’un équilibre s’installe, mais il l’a supporté.

Il a tout donné pendant ma grossesse et les premiers mois de Coquillette, mais il est quand même prêt à donner encore plus.

Combien d’hommes auraient flippé, combien auraient changé d’attitude, combien auraient tourné les talons, combien auraient cessé d’aimer cette femme qui n’était plus la même ? Pas lui, en tout cas.

Notre rencontre n’a tenu qu’à quelques secondes. Ma vie aurait pu être radicalement différente et je ne sais pas à quoi elle aurait ressemblé. Mais une chose est sûre, elle aurait été moins belle sans lui, et j’aurais été moins moi. Parce que c’est à ses côtés que je me sens à ma place. Alors savoir qu’il voulait un deuxième enfant avec moi, malgré tout ce que ça implique, c’est aussi savoir qu’il se sent autant à sa place que moi à la mienne. C’est savoir que notre amour, c’est du drôlement solide. Et ça, c’est un cadeau qui n’a pas de prix.

 

Sept mois tout en rondeurs

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Et voilà, sept mois, déjà ! L’occasion de donner quelques nouvelles en vrac de cette deuxième grossesse…

L’adorable crevette logée dans mon gros bidon me donne maintenant de grands coups dans les hanches et les côtes. Il ne doit pas y avoir assez d’espace à son goût. Du coup, elle m’élargit.

A ma dernière visite chez la gynéco, elle m’a dit que mon col était entrouvert, mais ça n’a pas eu l’air de l’inquiéter plus que ça. En revanche, j’ai toujours trop de contractions à son goût malgré le traitement.

Prochaine échographie jeudi, dans deux jours. Sûrement la dernière de la grossesse, peut-être la dernière de ma vie, comment savoir ? Je compte donc bien en profiter à fond !

Ma maladresse, loin de s’estomper, semble empirer chaque jour. Ce matin, j’ai secoué la bouteille de jus de fruits qui était ouverte…

Je commence à souffrir du syndrome de la tortue retournée sur le dos. En effet, quand je suis couchée dans le canapé, j’ai parfois bien du mal à me relever et je secoue inutilement mes bras et mes jambes au-dessus de moi pour essayer de trouver un moyen d’y arriver.

D’ailleurs, je ne peux quasiment plus dormir sur le dos ces derniers temps. Mon ventre est trop lourd, il m’étouffe !

J’ai l’impression que les vestiges de vergetures de ma première grossesse s’intensifient ces derniers jours, malgré mon tartinage de crème. C’est possible ça ? Snif…

La chaleur, avec laquelle je ne suis déjà pas très copine en temps normal, me rend carrément folle en pleine grossesse. Elle me fait gonfler des pieds et des mains, je dégouline en permanence et je ne supporte plus tous ces vêtements de grossesse avec des bandeaux qui tiennent chaud au ventre ! Du coup, ça me rend irritable et c’est mon homme qui s’en prend plein la tronche… Le pauvre fait preuve de beaucoup de patience pour me supporter…

Plus la grossesse avance, plus je redoute l’accouchement et surtout les douleurs post-accouchement… Trouillarde que je suis !

J’ai repéré des tas de jolis doudous à coudre pour Crapulette et ça tombe bien, j’ai profité des soldes pour acheter plein de jolis tissus ! Etant donné qu’il devient difficile de me mouvoir, la machine à coudre semble être une bonne solution de repli ! Mais je vais déjà commencer par coudre sa Bai Jia Bei… D’ailleurs, je recherche toujours des coupons de tissu, si quelques amatrices de couture ont des coupons ou des chutes qui ne leur servent à rien, je suis preneuse !

Tous les matins, c’est mon envie de faire pipi qui me réveille, entre 5h et 6h en général. Rhhaaaaa !!!!!

Coquillette s’intéresse de plus en plus à mon ventre. Sans comprendre vraiment de quoi il s’agit, je crois qu’elle comprend qu’il s’y passe quelque chose. Je me demande quelle sera sa réaction à sa première rencontre avec sa petite sœur…

Et sinon, je mange comme quatre en ce moment, en particulier le soir. Et mes préférences se tournent vers tout ce qui contient de la crème fraîche. Plus il y en a, mieux c’est ! Je me demande ce qui dira la balance la prochaine fois que je monterai dessus…

Une soirée les pieds dans l’eau

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On le voit souvent aux informations, ces gens qui sont inondés et qui témoignent : « l’eau est montée d’un seul coup, on n’a rien pu faire ». Ils ont des balais à la main, des bottes en caoutchouc aux pieds et constatent petit à petit, dépités, les dégâts dans leur maison. On compatit mais est-ce qu’on comprend vraiment ? Pas jusqu’à ce que ça nous arrive à notre tour…

Samedi soir, j’étais seule chez moi avec Coquillette puisque mon mari travaillait jusque 21h30. Il avait fait super chaud toute la journée, il faisait 30°C dans les chambres et j’attendais avec impatience les orages prévus dans la nuit et la chute des températures qui irait avec. En attendant, ma fille dormant à poings fermés, c’était l’occasion d’avancer un peu dans tout le repassage que j’avais en retard. Je m’installe donc dans la buanderie, au rez-de-chaussée. Chez nous, les pièces de vie se trouvent au premier étage, le rez-de-chaussée n’accueillant que la buanderie, le garage, le sas d’entrée et l’entrée en elle-même.

L’orage commence, de plus en plus fort, et je me dis qu’il vaut peut-être mieux de pas utiliser le fer à repasser en plein orage, comme la télé. La vérité, c’est que j’ai aussi envie d’aller regarder l’orage par la fenêtre du séjour pour avoir une belle vue. Je prends donc mon linge repassé et je monte. Là, je me rends compte que la pluie tombe vraiment très très fort et qu’en plus, le vent ramène tout vers l’intérieur de la maison alors que j’avais laissé des fenêtres ouvertes pour faire un courant d’air. J’ai carrément une mare dans la salle à manger… Je ferme et je commence à éponger quand j’entends un drôle de bruit en provenance des toilettes. GlbbGGlbbbGGGLLBBB

Je m’approche avec angoisse, j’ouvre la cuvette des toilettes et je me rends compte que l’eau est en train de remonter par là, accompagnée d’une odeur d’égouts écœurante. BlobBlobBLobBLObBLOB Aïe aïe aïe… Heureusement, ça n’a pas l’air de monter vite mais une idée me passe soudain par la tête : la buanderie. De temps en temps, genre une fois tous les deux ans, quand il y a un gros orage, il arrive qu’on ait un peu d’eau dans la buanderie, pas énormément mais j’ai quand même laissé ma bassine de linge à repasser posée par terre. Je descends l’escalier le plus vite que je peux (pour rappel, mon bidon de femme enceinte commence à devenir un peu encombrant !) et à nouveau, j’entends un drôle de bruit, cette fois en provenance du sas d’entrée. Sur le coup je ne comprends pas et je continue à descendre, quand je vois de l’eau sur le paillasson en bas de l’escalier. Je tourne donc mon regard vers le sas et l’extérieur et là, c’est la panique. Devant ma maison, il y a une pente, qui descend évidemment, sinon c’est pas drôle, et devant ma porte vitrée, il doit y avoir pas loin de 30 cm d’eau qui forme une sorte de lac devant chez moi. Et l’eau est en train d’entrer dans la maison en passant sous la porte. Le sas est déjà inondé, et l’eau franchit la deuxième porte et commence à envahir mon entrée. Je cours vers la buanderie qui se situe deux marches plus bas que l’entrée, elle est déjà remplie d’eau. (Vous vous souvenez que je viens de la quitter. Trois minutes plus tôt, je repassais encore)

J’attrape mon téléphone, j’appelle mon mari (il est 21h35 donc il devrait avoir quasiment fini). Pas de réponse sur son portable. J’essaye le numéro de son travail, je réussis à l’avoir mais il m’explique que là-bas aussi ils sont inondés et me dit d’appeler les pompiers. L’idée m’avait bien traversé l’esprit mais je ne savais pas du tout si je pouvais les appeler pour ça ou pas… J’appelle les pompiers. Une fois, deux fois, trois fois : leur réseau est saturé, pas moyen ne serait-ce que d’obtenir une tonalité.

Là, je comprends que je vais devoir me débrouiller toute seule et je me souviens que j’ai des bottes en caoutchouc dans le garage, qui deviennent absolument nécessaire puisque maintenant, mon paillasson flotte quasiment. J’ouvre la porte du garage pour me retrouver face à une rivière, je cherche du regard mes bottes qui sont de l’autre côté bien sûr, je traverse tout pieds nus, j’attrape les bottes et dans ma précipitation, j’en fais tomber une, couchée, dans la flotte. Ben tiens ! Comme ça c’est encore plus drôle.

Et voilà comment je me suis retrouvée à 22h, en bottes, en train de caser dans l’escalier tout ce qui pouvait être sauvé : paquets de croquettes pour chats de 15 kilos, bassine de linge à repasser bien lourde aussi (oui j’ai réussi à le sauver !!), aspirateur, une table basse… Bref, un bazar monstre… Quand mon homme est arrivé très peu de temps après (je ne l’ai jamais vu arriver à une telle vitesse devant la maison !), il n’y avait déjà plus de lac devant la maison, j’avais déjà pu ouvrir la grande porte du garage et je balançais toute l’eau dans l’égout devant la maison, armée d’un vieux balai. Voilà, c’était fini.

L’orage était fini, mais notre travail à nous ne faisait que commencer… Les voisins ont commencé à sortir de chez eux, tous ayant subi les mêmes dégâts. La solidarité s’est mise en place d’elle-même, très rapidement, tout le monde s’est entraidé. On en a eu jusque minuit et demi. Après quoi on a pu enfin manger et aller se coucher, épuisés. Deux jours de nettoyage et de lessive ont encore été nécessaires pour que le rez-de-chaussée retrouve son allure normale (en fin de compte il est même plus propre qu’avant je dirais !), d’où la baisse d’activité sur le blog, vous ne m’en voudrez pas. Et moi, il va me falloir quelques jours supplémentaires pour récupérer parce que depuis, les contractions et le mal de dos se sont intensifiés.

Ce qui nous est arrivé n’était pas agréable mais ce n’était finalement rien : nous ne vivons pas au rez-de-chaussée, nous n’avons pas de gros dégâts, que de petites choses facilement nettoyables. L’eau n’est pas montée tant que ça, comparé aux énormes crues qui balaient régulièrement certaines villes. Et pourtant, j’ai eu une sacrée peur, alors j’ose à peine imaginer ce que doivent ressentir les gens qui vivent des situations quasi-apocalyptiques, comme dans l’Ardèche ces derniers jours, ou en Bretagne cet hiver (et tant d’autres endroits encore). Aujourd’hui, j’ai une grosse pensée pour eux et je leur envoie tous mes encouragements…

PS : j’ai oublié d’en reparler mais en fin de compte, l’eau des toilettes n’a pas débordé. OUF !!

L’astuce du dimanche #29

En fin de compte, aujourd’hui, c’est plutôt une acrobatie que je vais partager avec vous.

Depuis que j’ai commencé à bien grossir (du fait de ma grossesse je précise pour ceux qui ne suivraient pas), le plus dur à gérer, c’est de me pencher sans cesse. Ma fragilité, c’est le dos et il me le fait bien savoir quand je ne le ménage pas assez. Et puis se pencher, c’est une chose, mais se pencher alors qu’on porte déjà son premier bébé dans les bras, c’en est encore une autre ! En fin de compte, le plus dur, c’est de se relever.

Mais pas de bol, Coquillette, elle aime bien faire tomber toutes sortes d’objets alors qu’elle est dans mes bras et par dessus tout, son doudou, sa chouette adorée. Alors quand je suis à la maison, j’ai adopté un nouveau mode de vie : le pieds-nus. Et c’est avec mes petits orteils que je rattrape pas mal de choses tombées par terre (non ce n’est pas dégoûtant je me lave les pieds je vous rassure). Il me suffit ensuite de tenir sur une jambe pendant que l’autre se plie pour me ramener l’objet en question et le tour est joué ! Ça peut paraître acrobatique, dit comme ça, mais je vous assure que c’est bien moins compliqué que de me pencher et de me relever ensuite (je vous autorise à imaginer la scène pour les besoins d »illustration de cet article).

Evidemment, à l’extérieur, je ne peux pas me promener pieds nus (à mon grand désarroi, parce que j’adore ça en fait). Mais je ne me penche pas pour autant (là ce n’est pas une astuce perso que je partage mais un vrai conseil médical), je me baisse. Mieux vaut plier les genoux en gardant le dos droit, plutôt que de se « casser » en deux, pour ramasser ce qui traîne par terre ! Votre dos vous remerciera… On oublie pas non plus, chères femmes enceintes mais ça vaut aussi pour les autres, de « bloquer » son périnée en faisant ce genre d’efforts pour éviter toute déconvenue… (rappelez-vous mon article sur le périnée, ce muscle oublié !)

Bon dimanche à tous !

 

Une gigoteuse intelligente pour vous faciliter la vie

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Vous souvenez-vous ? Il y a quelques mois, je vous parlais du porte-tétines Asleep de Bbnove qui a sauvé mes nuits littéralement du jour au lendemain. Cette jeune marque de puériculture a depuis créé de nouveaux produits astucieux et m’a fait gentiment fait parvenir sa gigoteuse Mellow en taille L/XL pour Coquillette. J’ai traîné un peu avant de publier cet article mais avec l’été et la chaleur qu’il fait dans la maison, Coquillette n’a pas souvent dormi en gigoteuse ces dernières semaines, il m’a donc fallu un peu de temps pour la tester. Mais voilà, c’est chose faite et je vous raconte tout, mais avant, je dois vous raconter un petit morceau de ma vie.

Quand j’étais enceinte de Coquillette, j’ai fait beaucoup d’achats pour elle puisque je partais de zéro. Ma grande folie, c’étaient alors les gigoteuses. Elles étaient toutes plus mignonnes les unes que les autres et souvent, je me suis arrêtée à ça sans plus réfléchir à ce que j’achetais. Et puis à chaque fois, il y avait des supers promos,etc, etc… Bref, je me suis retrouvée avec un placard plein de gigoteuses et à chaque fois que je montrais ma collection à quelqu’un, il manquait de s’étouffer. « Tu n’auras jamais besoin de tout ça », m’affirmait-on avec aplomb. Je me suis souvent traitée d’idiote de m’être ruinée en gigoteuses…

Et puis Coquillette est née, et elle régurgitait tout le temps, que ce soit le jour ou la nuit. Attention, quand je vous parle de régurgitations, je vous parle de litres de régurgitations. Ses gigoteuses se retrouvaient trempées et je n’avais plus qu’à la changer. Il est arrivé que j’utilise jusqu’à quatre gigoteuses par nuit. Puis il fallait que je les lave, que je les fasse sécher, et ça prenait beaucoup de temps. J’avais une tonne de gigoteuses, mais je n’ai jamais eu l’impression d’en avoir trop, au contraire.

A vrai dire, ces gigoteuses que je trouvais trop mignonnes, il m’est arrivé de les détester, pour plein de raisons :

– elles mettaient un temps fou à sécher

– elles prenaient un aspect froissé à chaque lavage mais je n’avais pas le temps de les repasser, du coup elles devenaient nettement moins mignonnes

– elles étaient bruyantes : que ce soit une fermeture éclair qui fasse un gros ziiiiip alors que j’essayais d’emballer une Coquillette endormie, une pression qui claque, ou une matière qui bruisse au moindre mouvement de ma fille qui avait un sommeil si léger

– elles n’étaient pas toujours pratiques : il fallait que j’attrape en douceur le bras de Coquillette, que je le contorsionne pour le passer dans la bretelle (toujours sans la réveiller). Et quand ce n’était pas ça, c’était la fermeture éclair qui se coinçait…

– avec le temps, beaucoup ont perdu de leur douceur et donc de leur confort

Ces constats, je ne pense pas être la seule à les avoir faits. En tout cas, chez Bbnove, une marque française dont l’équipe se compose uniquement de parents, ils se sont faits eux aussi ces réflexions et à partir de là, ils ont créé une gigoteuse qui répondait à toutes ces problématiques. Et là, j’ai juste envie de hurler : « mais pourquoiiii ça n’existait pas quand Coquillette est née ?? »

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Le tissu de la gigoteuse Mellow de Bbnove est juste parfait : vraiment très doux et confortable pour les bébés, il sèche en un temps record après lavage et en plus, sans se froisser ! Et surtout, il a une propriété presque magique : celle de repousser l’humidité vers l’extérieur. Coquillette ne régurgitant plus, j’ai décidé d’en faire l’expérience moi-même pour voir si c’était vrai. J’ai donc volontairement renversé de l’eau sur la gigoteuse. Je l’ai d’abord fait sur l’extérieur : l’eau a bien sûr traversé un peu le tissu mais très peu par rapport à la quantité versée (je n’y suis pas allée de main morte), puis j’en ai renversé sur la partie intérieure et c’est là que c’est le plus bluffant. Evidemment ce n’est pas devenu sec mais c’était moins humide du côté où j’avais versé l’eau qu’à l’extérieur. Promesse tenue donc et je n’ai qu’un mot à dire : bravo à Bbnove pour y avoir pensé !

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Reste le problème de la fermeture et de la praticité. Là encore, ils ont fait fort chez Bbnove avec du jamais vu (en tout cas perso je ne l’ai jamais vu ailleurs). Je vous peins le tableau. Votre bébé de 2 mois vient de s’endormir après avoir tété 3 heures (hourra !) et il s’agit maintenant de le mettre au lit en l’emballant auparavant dans sa gigoteuse. Galère me direz-vous ? Et ben non ! Pas avec une gigoteuse Mellow ! Il suffit d’avoir préparé le terrain avant en l’étalant dans le lit (voire ma photo) puis de poser votre bébé dedans. La gigoteuse se ferme ensuite en se rabattant par le haut, ce qui signifie qu’il n’y a plus besoin de toucher au bébé, c’est aussi facile que de poser une couverture sur lui. L’encolure est suffisamment large pour ne même pas effleurer son visage. Pour ce qui est de la fermeture, il est fort probable que ça se soit fermé tout seul sans que vous ayez seulement eu le temps d’y penser puisque la gigoteuse est aimantée ! Aucun risque que ça se coince et les aimants sont recouverts par le tissu, le claquement des aimants qui se captent est donc très discret.

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(Pour la petite anecdote, parce que je sais que vous aimez bien rire de moi et de mon absence de neurones pendant la grossesse, quand j’ai reçu la gigoteuse bien emballée dans son papier de soie et que je l’ai découverte, je portais un bracelet métallique et je n’ai pas compris pourquoi mon bras s’était accroché au tissu, j’ai cru que j’avais accroché un fil ou je ne sais quoi et il m’a fallu un petit moment pour tilter que c’était aimanté…)

Côté design, c’est sobre mais les couleurs sont très jolies. Coquillette a reçu une gigoteuse au liseré parme (lilas) et ça tombe bien parce c’est la couleur préférée de sa maman. Vous pouvez découvrir les autres coloris sur la boutique en ligne de Bbnove.

J’ai quand même un bémol à apporter, mais bon, là, je pense que ça dépend des bébés et quoi qu’il arrive, ça ne concerne pas les bébés les plus jeunes. En effet, à chaque fois que Coquillette a passé la nuit avec sa gigoteuse Mellow, je l’ai retrouvée à moitié à l’air le lendemain puisqu’elle avait trouvé le moyen d’ouvrir les aimants. En même temps, elle a aussi trouvé le moyen d’ouvrir les pressions et les fermetures éclair, elle est donc toujours à moitié sortie de sa gigoteuse quand je vais la chercher le matin. La seule différence c’est que là, ce sont ses jambes qui sortent en premier au lieu des bras.

Mais le meilleur moyen d’être convaincu, c’est de tester non ? Bbnove propose donc une super opération : l’offre « emballé-remballer », vous avez 20 jours après l’achat de votre gigoteuse Mellow pour la renvoyer gratuitement si elle ne vous plaît pas.

Alors, vous en pensez quoi ? En tout cas, personnellement, elle va rejoindre la liste de naissance que je prépare pour Crapulette !

PS : à votre avis, combien de fois croyez-vous que j’ai écrit gogoteuse au lieu de gigoteuse en rédigeant cet article ?

PS2 : et on remercie Coquillette qui a bien voulu poser pour la photo dans sa gigoteuse alors qu’il fait 28°C dans la pièce ! (oui, j’avais un peu oublié de les faire avant…) D’où les couleurs de ses vêtements, elle n’est pas du tout du tout en pyjama !

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L’instinct du nid douillet

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Après avoir expérimenté personnellement ce phénomène deux fois, je ne vois pas comme l’appeler autrement. Il y a un moment dans la grossesse où ressent comme une urgence au fond de nous, un véritable besoin de créer du confort. Pour nous-même, un peu, pour notre bébé, beaucoup.

On a beau être fatiguée, avoir pris dix kilos et être fatiguée rien qu’à l’idée de faire la vaisselle, on trouve alors une énergie qui jusque là était bien cachée, et qui nous donne la force du faire des trucs de fou chez nous pour que tout soit parfait à la naissance de notre enfant. La veille de la naissance de Coquillette, après avoir fini l’intégralité du repassage (fait extrêmement rare chez moi), je m’étais mise à nettoyer les vitres en montant sur les chaises mais pas seulement ! J’avais aussi récuré tout le tour des fenêtres en PVC, bien que ce ne soit pas spécialement sale. Je voulais simplement que tout soit parfait pour quand Coquillette arriverait. Et peut-être que mon instinct, lui, savait que la naissance était imminente… (ou alors j’ai tellement fait de ménage que j’ai moi-même déclenché l’accouchement, allez savoir !)

J’ai l’impression que ce besoin de tout ranger, de tout nettoyer, est encore plus fort cette fois-ci, et qu’il commence plus tôt. Peut-être parce que je sais qu’après la naissance de Crapulette, je n’aurai plus une minute à moi et que si j’ai des choses à faire, c’est maintenant ou dans deux ans (j’exagère à peine), peut-être aussi parce qu’après avoir expérimenté le système d’organisation actuel de la maison, je connais ses failles quand on a un bébé en bas âge.

Je vous en avais déjà parlé un peu à propos de la future chambre de Crapulette, mais plus j’avance, plus les choses prennent de l’ampleur. Je suis en train de revoir intégralement l’aménagement de la maison, du meuble à chaussures aux placards de la cuisine, en passant par le jardin, le garage et j’en passe et des meilleures !

J’ai fait une to-do list énorme, le but étant d’en faire un peu tous les jours. J’avance plutôt bien, mais le problème, c’est que j’en rajoute tous les jours…

Et vous, avez-vous aussi connu ou connaissez-vous actuellement cet instinct du nid douillet ?

Le fameux test du sucre (beurk inside)

sucre

Du sucre, a priori, ça fait rêver, à plus forte raison quand on est enceinte. Mais soyons clairs, le sucre, pur, c’est pas bon, du tout, du tout.

Si vous n’êtes pas encore passée par là, ou que vous ne savez tout simplement pas ce que c’est, je vous explique. Ce test n’est normalement pas systématique et ne devrait concerner que les femmes qui ont des risques de développer un diabète gestationnel, c’est-à-dire pendant la grossesse. Mais ma gynéco, et je suis sûre qu’elle n’est pas la seule, le prescrit à tous les coups à toutes ses patientes enceintes. Sans facteur de risque pourtant, j’y ai donc eu droit deux fois, pour chacune de mes grossesses.

Ce test, au nom scientifique de test HGPO, doit être réalisé vers 28 semaines d’aménorrhée et consiste à ingérer à jeun du glucose liquide (l’équivalent d’un grand verre). Une première prise de sang doit être réalisée avant, une deuxième une heure après l’ingestion, et une troisième deux heures après l’ingestion. Il s’agit de vérifier que le taux de sucre dans le sang évolue convenablement face à cet afflux de glucose.

Cela signifie donc 2 heures à attendre au labo, trois prises de sang pour seulement deux bras (c’est là qu’on prie pour que celui qui nous pique nous épargne, sinon bonjour les bleus) et… un verre de glucose à avaler. Quand j’étais enceinte de Coquillette, on m’avait prévenue : c’est pas très bon. Alors j’étais prête avec une technique infaillible pour réussir à tout boire. La technique de « je ferme les yeux, j’imagine que je bois un jus de pomme et j’avale tout d’un seul trait sans respirer ». C’est comme ça que j’ai procédé pour les deux fois et à mon avis, c’est la bonne option parce que si on s’arrête deux secondes pour réfléchir à ce qu’on est en train de boire, on n’a plus envie d’y tremper les lèvres…

Le sirop de glucose est très épais, un peu comme si on buvait de la grenadine nature, couleur jus de pomme, et tellement sucré que ça donne très très soif. Le deuxième labo où j’ai passé ce test m’a donné une bouteille d’eau mais on a beau boire, ça ne change pas grand chose. On a toujours aussi soif, et la gorge qui brûle. Pour moi, ce n’est donc pas tant de boire le glucose qui a été pénible mais l’après-glucose. J’avais l’impression que je ne pourrais jamais plus manger ou boire quoi que ce soit de sucré (bon je vous rassure, ça passe vite).

Conclusion : le test du sucre est un moment pas très agréable à passer, qui vous sera peut-être épargné si votre gynéco ou votre sage-femme ne le juge pas nécessaire, mais ce n’est pas non plus la fin du monde. On dit beeeerk, on fait la grimace, on s’ennuie toute seule dans une salle d’attente pendant deux heures (prévoyez de la lecture !) mais finalement, ça passe vite et on en sort rassurée, en tout cas je vous le souhaite ! Bon courage si vous y passez prochainement !

PS : je n’ai pas été concernée mais apparemment, dans certains laboratoires, il faut ramener son glucose soi-même. Prenez donc soin de vérifier en leur passant un petit coup de fil avant pour ne pas avoir l’air bête le jour même !

Ma fontaine miraculeuse

fontaine

Ce genre de choses, on y croit, ou on n’y croit pas. Moi-même, je ne suis pas très sûre de mon opinion sur le sujet mais je vais quand même vous raconter l’histoire de ma petite fontaine miraculeuse. Souvenez-vous, il y a quelques jours, je vous racontais comment des vacances avaient été bénéfiques pour la conception de Coquillette. Et bien justement, pendant ces vacances, nous étions installés dans un petit camping dans un village de la Drôme appelé Marsanne. Et à Marsanne, il y a une fontaine où l’on peut venir se servir tant qu’on veut. Pendant nos quelques jours sur place, nous y sommes passés plusieurs fois, pour se désaltérer juste comme ça au détour d’une balade ou pour remplir des bouteilles vides.

Avant de partir, j’avais lu que l’eau de cette fontaine était réputée pour améliorer la fécondité. La chapelle Notre-Dame de Fresneau y a été construite, à l’emplacement d’un ancien temple dédié à une déesse celte de la fécondité.  Alors évidemment, vues nos difficultés à concevoir, j’en ai bu beaucoup de cette eau. Si je n’étais pas sûre d’y croire, ça ne pouvait de toute façon pas me faire de mal !

Moins d’une semaine après je tombais enceinte. Coïncidence, effet psychologique, ou uniquement effet des vacances ? Allez savoir ! Mais si vous passez dans le coin de Marsanne et que vous voulez un enfant, allez donc remplir quelques bouteilles ! (en plus cette eau est excellente !)