Une journée dans la peau d’une maman 24h/24

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C’est le nom de mon blog et finalement, je ne vous ai pas si souvent que ça parlé de ce que ça faisait vraiment d’être une maman à plein temps. Avant tout, je voudrais préciser ma pensée quand je parle de Maman 24h/24. Evidemment, toutes les mamans sont mamans à plein temps, qu’elles travaillent ou pas, je ne voudrais pas que le terme soit mal interprété. Ce que je voulais dire par Maman 24h/24, c’était plutôt dans le sens « humoristique » (mais je ne suis pas toujours très drôle, je vous l’accorde) : je suis un peu comme une station essence H24, quelle que soit l’heure, c’est moi qui change les couches, donne le biberon ou sèche les larmes. Mais mon rôle est loin de s’arrêter là. Quand on a décidé avec mon mari que j’arrêterais mon activité professionnelle, le but était aussi que chacun puisse profiter de ce choix, y compris lui. Alors chaque soir, j’essaye de faire en sorte qu’il trouve une maison en bon état quand il rentre, qu’il ait un repas digne de ce nom (bon ça c’est pas tous les soirs évidemment…), qu’il n’ait pas besoin de repasser ses chemises, etc… Certaines trouveront peut-être que c’est anti-féministe ou dépassé, mais je trouve ça normal étant donné mon statut actuel, tout comme je trouvais normal qu’il repasse lui-même ses chemises et qu’on partage les tâches ménagères lorsque je travaillais encore. On n’a pas trouvé tout de suite le bon équilibre, mais aujourd’hui je trouve qu’on ne s’en sort pas trop mal, et je suis plutôt fière de l’état de ma maison au quotidien, même si elle est loin d’être nickel (je ne suis pas Superwoman non plus).

Ce n’est pas tous les jours facile d’être cantonnée à ce rôle de mère au foyer, surtout après une période d’activité professionnelle (très) intensive. Malgré tout, je goûte chaque jour au plaisir de voir ma fille grandir et il n’y a pas une journée qui passe sans que je me réjouisse de ce choix qu’on a fait. Ca vous dit que je vous raconte un peu comment se passent mes journées ?

En général, je me lève en même temps que Coquillette, parfois plus tôt si on a rendez-vous tôt quelque part, histoire d’avoir le temps de me préparer. Je commence par m’occuper d’elle (habillage+petit dej), puis de moi (programme identique). Là, j’avoue, souvent je prends mon petit déjeuner en me baladant sur le net, du coup de traîne… Ensuite, ça dépend, je lance une lessive, je range s’il y a besoin, etc… et vers 9h30, je mets Coquillette à la sieste. Là, je suis plus libre puisque maintenant, tenez-vous bien, elle dort pendant environ 2 heures chaque matin ! En fonction du temps et de ce que j’ai à faire, je jardine (j’ai un petit potager que j’essaye d’entretenir au mieux), je repasse, je prépare les affaires du futur bébé, je fais la vaisselle, etc… Parfois, comme aujourd’hui où je me suis bloqué le cou, je me mets dans le canapé et j’en profite pour bloguer. Quand Coquillette se lève, je joue un peu avec elle, puis arrive très vite l’heure de manger pour elle. Quand elle a fini, c’est à mon tour. Bien sûr, je fais plein de pauses pour jouer un peu avec elle, lui mettre de la musique, la consoler parce qu’elle est tombée. Je continue à jouer avec elle jusqu’à l’heure de sa sieste (vers 13h30) puis je retourne à mes occupations. Quand elle se lève, j’essaye de continuer mais ça devient compliqué parce qu’à la fin de la journée, Coquillette est de mauvaise humeur et demande plus d’attention. S’il fait beau, on profite en général de la fin d’après-midi pour aller se promener, histoire de prendre un peu l’air. Vers 18h, je la laisse jouer dans son parc le temps de remettre la maison en ordre (jusque cette heure là, c’est le royaume des jouets dans le salon), puis je prépare son bain et sa soupe avant de me consacrer exclusivement à elle jusqu’à son coucher. Souvent, son papa essaye de rentrer vers 19h, heure à laquelle Coquillette prend son biberon de soupe, déjà à moitié endormie. Mais cela arrive régulièrement qu’il ne rentre que plus tard, voire bien plus tard (il termine parfois à 22h30). Une fois qu’il est rentré, on se pose ensemble dans le canapé, on regarde les infos et Le Petit Journal de Canal+, parfois en grignotant des cochonneries, ou en mangeant si je me suis bien débrouillée (mais c’est plutôt rare). En général, le soir, à part la cuisine et éventuellement un peu de vaisselle, je ne fais plus rien. Je me plante devant la télé, je prends un bain, je blogue ou tout simplement, je profite de la présence de mon homme.

Parce que tout une semaine « seule » du matin jusqu’au soir, ce n’est pas toujours évident, et pourtant je suis d’une nature plutôt solitaire. Il y a des jours où je guette le moindre appel sur mon téléphone, le moindre mail, tout simplement parce que j’ai envie (besoin ?) d’un minimum de vie sociale. Je redoute un peu cet été : mon homme ne prend pas de vacances en juillet et août mais aura plus de boulot à cause des vacances de ses collègues, famille et amis partent en vacances à droite à gauche, et la chaleur me poussera certainement à rester au frais chez moi, enceinte jusqu’aux yeux que je serai !

Hormis cette solitude, il y a aussi des jours plus difficiles que d’autres : soit Coquillette fait ses dents et donc refuse de manger, râle et pleure pour un rien, soit c’est moi qui suis fatiguée (bizarrement, ça tombe souvent en même temps…). Là, la journée passe trèèès lentement et j’attends le retour du papa de Coquillette avec une grande impatience.

Mais le plus souvent, les journées se passent bien, Coquillette est de plus en plus sage avec le temps et ses progrès sont sidérants. On se tape des fous rires à deux, on se fait des câlins, on joue à se poursuivre dans le salon à quatre pattes (de moins en moins parce que mon bidon est de plus en plus imposant…), on danse le rock’n’roll (c’est bien ma fille pour adorer ça !). C’est à peine si on se rend compte que la journée est déjà terminée, et je me couche heureuse de passer du temps avec ma fille et satisfaite d’avoir pu autant avancer dans ce que je voulais faire. Si j’avais continué à travailler, j’aurais été éreintée le soir, j’aurais vu ma fille une ou deux heures à tout casser dans la journée, on n’aurait jamais pu manger fraises, framboises, oignons ou courges du jardin et je n’ose même pas imaginer dans quel état aurait été la maison… Bref, avoir pris ce congé parental est sans doute une des meilleures décisions que j’ai prise de toute ma vie !

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Une réflexion sur “Une journée dans la peau d’une maman 24h/24

  1. Je me reconnais là !
    Il est parfois dur de n’avoir à faire qu’avec une enfant de longues journées durant…
    Mais la satisfaction de la voir grandir est si douce, que le mal s’oublie souvent bien vite en journée (à mort les « instants creux!!).
    Nos enfants n’ont pas exactement le même écart, mais je te comprends et je suis de ton avis ! M’occuper des minus a été une des meilleure décision que j’ai/nous avons pris(e).
    Oui, c’est un travail H24, et non, par essence, il ne peut pas être anti féministe qu’une femme fasse SON choix ! (N’est-ce pas le but même du féminisme ? Permettre à la femme de choisir ?)

    Je te lis et me retrouve, et t’envoie un brin de courage, mais surtout toute ma considération !

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