Le chat, la tourterelle, Coquillette et moi

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Non je ne vais pas vous raconter une fable de La Fontaine mais une histoire qui m’est arrivée il y a deux semaines. Ca commence mal, mais ça finit bien (oh zut, je vous ai cassé le suspens là…)

Un de mes chats est très chasseur, à mon grand désespoir. Il passe une grande partie de ses journées dehors et on retrouve très régulièrement sur notre terrasse des cadavres d’oiseaux ou de rongeurs. Moi la grande amie des animaux, ça me rend toujours triste mais voilà, ça s’arrête là, j’ai dépassé le stade de mon enfance où il fallait que j’enterre tous les animaux morts que je trouvais. Mais ça, c’était avant d’être de nouveau enceinte.

Pendant ma première grossesse, je n’ai pas trop souffert de ces fameuses sautes d’humeur dont on parle tant. Mais cette fois-ci, c’est une autre histoire. C’est une chose qui m’énerve passablement parce que je déteste pleurer en public. L’autre jour, donc, mon chat chasseur (sachant chasser) arrive à la fenêtre de mon salon avec un gros truc dans la gueule. Ca, c’est ce que je vois en tant que myope qui en plus regarde une scène à contre-jour. Je m’approche en commençant déjà à crier pour appeler mon mari qui est sous la douche et là, je vois que c’est une tourterelle morte qui pend entre ses dents. J’ouvre la fenêtre, toujours en criant mais après mon chat cette fois-ci, je chope le chat par la peau du cou, je l’oblige à lâcher le pauvre oiseau et je recommence à appeler mon homme parce que maintenant, il y a des plumes qui volent partout dans la maison. Le temps qu’il arrive, le chat s’est sauvé et j’ai eu tout le temps de « contempler » le cadavre de la tourterelle. « C’est la nature on peut pas lui en vouloir », me dit-il en prenant l’essuie-tout pour ramasser l’oiseau. « Mais si parce que c’était un couple ces tourterelles », que je lui explique. « Et puis maintenant, et ben l’autre il va être tououout seueueul ». La voix qui se met à trembler et bam, je me mets à pleurer comme une madeleine, à ne plus pouvoir m’arrêter. Interloqué, voilà mon mari qui me demande : « c’est quoi, c’est tes hormones ou quoi ? Arrête de pleurer » (vive la psychologie masculine). Et voilà que je repars de plus belle. Mais la plus interloquée dans tout ça était sûrement Coquillette qui observait la scène depuis le début au milieu de son tapis de jeu. Je vois qu’elle me regarde, l’air vaguement inquiet, et je m’oblige à me maîtriser, puis je vais la voir pour la rassurer. Et là, voilà qu’elle m’attrape le cou et se serre contre moi pour me faire un gros câlin. Vous savez, de ceux qui réchauffent le coeur et vous font tout oublier. Du haut de ses 10 mois, elle a su exactement quoi faire pour me consoler et ça a très bien fonctionné même si deux semaines après, je suis toujours un peu triste pour cette tourterelle (je ne suis pas en train de pleurer devant mon écran, je vous rassure).

Morale de cette histoire : donner tout son amour à ses enfants n’est pas vain, parce qu’ils vous le rendent à la puissance 10. Et quand je pense que bientôt, ils seront deux à la maison, je me dis que ma vie sera décidément très très belle.

PS : on est bien d’accord, il ne s’agit pas d’une tourterelle sur la photo mais d’un pigeon. (pas n’importe lequel ceci dit, c’était un pigeon qu’on avait recueilli tombé du nid il y a quelques années et qui s’était attaché à nous) Je n’ai pas pris de photo du cadavre quand même et je n’avais pas de photo de tourterelle en stock…

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