Les pour et contre du cododo

Très longtemps avant d’avoir Coquillette, très longtemps avant même de concevoir le projet d’avoir un enfant, j’avais des idées très arrêtées sur le cododo. Pour moi c’était non, un point c’est tout. Je ne voulais même pas que mon éventuel bébé dorme dans ma chambre pendant les premières semaines. Peut-être parce que c’est comme ça que j’ai été élevée : jamais je n’ai dormi dans le lit de mes parents, même malade, même après un cauchemar. Je me souviens d’y être allée une seule et unique fois pour partager un petite déjeuner au lit avec ma mère pour je ne sais plus quelle occasion. Et de ce que je m’en souviens, ça m’allait très bien comme ça.

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Mes idées n’ont pas changé quand je suis tombée enceinte, ni même quand j’ai accouché. Sauf que quand je suis rentrée à la maison avec mon minuscule bébé et qu’il a fallu le laisser tout seul dans sa chambre, mes belles idées m’ont fait bien mal au coeur. Et m’ont bien stressée aussi ! Il fallait me voir, le premier soir, avec le son du baby-phone au maximum, à le porter à mon oreille toutes les cinq minutes au cas où il ne marcherait pas bien, en train de demander à mon homme de baisser le son de la télé parce que ça risquait de couvrir ses pleurs, hum… (Maintenant, le baby-phone est à l’autre bout du salon, avec le son au minimum, et je ne loupe jamais un appel pour autant). Bref, c’était dur, mais j’ai tenu le coup. L’allaitement la nuit ne m’a pas fait changer d’avis non plus. J’allais dans sa chambre et je m’installais dans un fauteuil inconfortable pour lui donner le sein, et j’avais froid, mais c’était comme ça.

Je rajoute en passant que mon mari, lui, ça ne l’aurait pas dérangé du tout d’avoir Coquillette dans notre lit. En fait, il le demandait même à demi-mots. Les rôles sont inversés chez nous !

Mais un jour, j’ai quand même craqué. J’ai craqué parce que j’étais épuisée, que Coquillette ne faisait pas de sieste ailleurs que dans mes bras et que j’avais vraiment, mais vraiment, besoin de dormir. Alors j’ai pris toutes les précautions possibles (parce que le cododo me faisait peur aussi, à cause des risques d’étouffement), j’ai placé ma Coquillette sur mon torse, à plat ventre, parce que c’était comme ça qu’elle était bien, et on s’est endormies toutes les deux. C’est sûrement une des meilleurs décisions que j’ai prises en tant que jeune maman. Cette sieste est devenue notre petite habitude du matin et j’ai retrouvé mes forces petit à petit.

Pour autant, le cododo la nuit n’était toujours pas à l’ordre du jour pour moi, d’autant qu’à 6 semaines, Coquillette s’est mise à faire des nuits de 11 heures d’affilée toute seule dans son lit. Un vrai petit ange. Le hic, c’est que ça n’a pas duré. A partir de 3 mois, probablement à cause de la chaleur de l’été, les nuits sont devenues un enfer. Et au bout d’un moment, j’ai à nouveau craqué, cette fois pour le cododo de nuit. La lecture du livre d’Elisabeth Pantley « Un sommeil paisible et sans pleurs » n’a probablement pas été étranger à cette décision, d’ailleurs. Pas dès le soir, mais à partir de 2 ou 3 heures du matin, quand on n’en pouvait plus de faire des allers-retours. Coquillette étant plus grande à ce moment là, je ne la mettais plus sur moi bien entendu, mais elle dormait entre nous. Je retirais mon oreiller pour qu’elle ne risque pas de se retrouver avec le nez collé dessus.

Je vais vous livrer mon bilan de ces expériences de cododo sous forme de pour et de contre, parce qu’aujourd’hui, je ne suis plus totalement contre, mais pas totalement pour non plus.

Pour :

– le cododo permet au bébé et à ses parents épuisés de dormir et de se reposer, et c’est le début d’un cercle vertueux qui peut mener à un endormissement plus facile du bébé

– je ne connais rien de plus agréable ni de plus mignon que de voir son bébé s’endormir juste à côté de soi (ou sur soi) et de s’abandonner complètement. c’est encore plus adorable quand il prend votre tête entre ses petites mains

– les adeptes du cododo lui trouvent beaucoup de vertus et je pense qu’ils n’ont pas tort. J’aime assez l’idée de favoriser le maintien du lien mère-enfant, mais pas tout le temps

– ce n’est pas parce qu’on utilise le cododo de temps en temps qu’il deviendra nécessairement une habitude dont le bébé ne pourra plus se défaire. J’en suis la preuve vivante

Contre :

– j’aime mon confort pour dormir et avec un bébé, le confort n’est pas le même. Pas d’oreiller, pas de couette, pas de place (je me suis déjà retrouvée coincée tout au bord du lit), courbatures au réveil, pas génial. Le cododo permanent ne me conviendrait donc pas du tout

– les dangers du cododo ne sont pas à négliger quand même : l’écrasement ou l’étouffement me faisaient bien flipper au début

– le stress qui découle de ces dangers. Je me réveillais au moindre bruit, je guettais les mouvements mon mari, n’hésitant pas à le taper sèchement s’il avait l’air de se rapprocher trop de Coquillette en se retournant. Et quand Coquillette ne dormait pas avec nous, je me révaillais parfois en panique en la cherchant dans le lit (alors qu’elle n’y était pas), persuadée qu’elle était enfouie sous les couvertures (et c’est arrivé aussi à mon homme, alors on ne se moque pas !)

Il existe certainement bien d’autres arguments pour et contre, mais vous connaissez en tout cas les miens. Si c’était à refaire, j’utiliserais certainement le cododo un peu plus tôt avant d’être totalement épuisée. Aujourd’hui, il m’arrive encore de faire des siestes avec Coquillette parce qu’ainsi, elle dort généralement plus longtemps. La nuit, elle dort généralement de 19h20 à 6h30/7h dans son lit, comme quoi le fait d’avoir cododoté pendant une période ne l’a pas empêchée de « prendre son indépendance ». Parfois, quand elle fait ses dents ou simplement qu’elle dort mal, on la prend avec nous dans le lit vers 3 ou 4h du matin pour finir la nuit paisiblement. C’est une formule qui semble nous convenir à tous.

Et vous, adeptes du cododo ou pas ?

 

Mamie aux doigts de fée

Coquillette a de la chance : sa maman n’est pas très douée pour la couture et le tricot mais ce n’est pas le cas de sa grand-mère maternelle !

Elle lui a déjà tricoté des pulls et des petits chaussons depuis sa naissance mais dernièrement, je dois dire qu’elle s’est dépassée avec un adorable « doudou étiquettes » (Coquillette a une passion pour les étiquettes) et en décorant un chemisier de façon très originale…

Je vous montre ?

Voici le doudou à étiquettes avec la chouette qu’elle a brodée dessus à la machine à coudre :

Et voici comment elle a customisé un chemisier blanc tout simple acheté en grande surface :

Elle a cousu des petits chats en feutrine prêts à utiliser et a ensuite utilisé de la laine pour réaliser la petite pelote. C’est pas trop mignon ?

Merci Mamie !

Je veux chat !

Je suis désolée pour ce jeu de mots pourri mais je pense que c’est pourtant ce que dirait ma fille si elle savait parler. Je ne sais plus si je vous en ai déjà parlé mais chez moi, il y a trois chats, alors forcément, Coquillette les côtoie depuis sa naissance.

J’avoue qu’au moment de rentrer de la maternité, on appréhendait la rencontre. On s’interrogeait sur la réaction de nos chats, sur une éventuelle agressivité… Surtout qu’ils ont tous des caractères… spéciaux dirons-nous.

Il y a le mâle indépendant qui ne supporte ni les câlins ni les caresses, qui distribue des coups de griffe à la pelle et qui sait ouvrir les portes (il saute sur les poignées), la femelle trouillarde que personne en dehors de nous n’a jamais vue parce qu’elle part se planquer derrière notre lit dès qu’elle entend quelqu’un arriver, et puis il y a la demi-portion folle-dingue qui passe la grande majorité de son temps à dormir mais qui quand elle est réveillée : joue à la kamikaze en tombant du 2e étage ou en provoquant les autres chats deux fois plus gros qu’elle, va manger dans la poêlependant la cuisson, attaque nos pieds parce qu’on marche… Vous imaginez un peu le cirque à la maison avant même l’arrivée de Coquillette, hein…

Et bien on a été très surpris de constater que finalement, les chats n’étaient pas si perturbés que ça par l’arrivée de ce mini-humain. L’avaient-ils senti venir ? Ils ne se sont montrés ni agressifs ni effrayés, tout au plus un peu curieux (ils sont venus renifler ses affaires et se sont approchés d’elle pendant qu’elle était dans mes bras). Bon, évidemment, quand elle s’est mise à pleurer, il y en a deux qui ont détalé comme des lapins. Je vous laisse imaginer qui est resté ? Ben oui, la folle-dingue, forcément. En fait, elle est tellement folle qu’elle est devenue fan de Coquillette, toujours à vouloir s’installer contre elle pendant qu’elle tétait. Ca ne lui est pas passé avec le temps, bien au contraire. Quand ma fille joue sur son tapis, par terre, elle vient s’installer juste à côté, au milieu des jouets. Oui, kamikaze je vous dit. Coquillette est, elle aussi, devenue fan de la folle-dingue, elle adore s’en servir comme d’un jouet. Elle lui tire les poils, les moustaches, les attrape la queue, les pattes et les yeux. On ne la laisse pas faire bien sûr, mais c’est qu’elle est rapide la coquine. Et la folle-dingue, pendant ce temps-là, ne dit rien. Jamais un coup de dent ou un coup de griffe (OUF!), et elle reste là…

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Les deux autres chats, eux, continuent leur vie comme si de rien était. Depuis que Coquillette a l’air plus « dangereuse », ils ont pris le pli de la contourner soigneusement quand ils la voient. Je vous avoue que ça nous rassure : pas de contact, pas de bagarre ! Ma fille, elle, voudrait bien les voir un peu plus souvent. Quand elle les voit passer, elle leur fait coucou de la main maintenant, le regard plein d’espoir, attendant qu’ils fassent demi-tour pour venir la voir. Parfois elle les appelle en cirant « eeeeeeeh! », ce qui les fait fuir encore plus, évidemment.

Mais bientôt, les choses vont se compliquer pour les chats (et pour nous). Et oui car bientôt, Coquillette va se mettre à marcher à quatre pattes et donc à pouvoir les poursuivre…

La place du père

Ce n’est pas toujours facile pour un père de trouver sa place entre une mère et son jeune bébé. Ce n’est pas toujours facile non plus pour une maman de comprendre les réactions un peu déroutantes du jeune papa.

Il m’a fallu du temps pour comprendre ce qui se passait après la naissance de Coquillette, et il nous a fallu du temps pour retrouver un équilibre. Je n’ai rien à reprocher à mon mari qui s’est montré très attentif envers sa fille et moi. A la maternité, il a tenu à s’impliquer pour donner le bain, être présent à mes côtés même la nuit. De retour à la maison, pendant le premier mois, il s’occupait des repas, du ménage, ce qui m’a permis de me consacrer à 100% à notre bébé et de l’allaiter à la demande. Il prenait Coquillette dans les bras, il la laissait s’endormir sur son ventre, il aimait aller la promener. Mais… il ne la changeait jamais, ne l’habillait pas, ne lui donnait pas son bain, ne se levait pas la nuit (évidemment il ne pouvait pas allaiter à ma place mais j’aurais parfois aimé qu’il me l’apporte au lit pour que ce ne soit pas toujours moi qui me lève).

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Pourtant, au début, il était en congé. Il me disait que c’était mieux de me laisser tout faire pour que je m’habitue pour ne pas être perdue le jour où il reprendrait le boulot. J’ai entendu son argument et j’ai effectivement bien pris mes marques avec la nouvelle venue. Il m’avait dit qu’il s’y mettrait quand il reprendrait le travail, mais ce ne fut pas le cas. Je lui disais pourtant que c’était un moment où on pouvait vraiment profiter de notre fille. Son premier sourire fut en effet pour moi le jour où elle a eu un mois, sur sa table à langer, pendant que je la changeais. Quand je lui demandais pourquoi il ne s’occupait pas d’elle, il me disait qu’il ne savait pas et coupait court à la conversation. Je ne comprenais pas, ça ne lui ressemblait pas.

Alors j’ai commencé à m’interroger sur cette attitude et à formuler des hypothèses en moi-même. Est-ce qu’il n’aimait pas s’occuper d’elle ? Est-ce qu’il n’avait juste pas envie de se fouler ? Est-ce que puisque j’avais pris un congé parental, il considérait que c’était mon travail, un point c’est tout ? J’étais fatiguée et je commançais à être un peu en colère qu’il ne s’implique pas plus. J’ai commencé à lui en vouloir, à lui faire des reproches. Je pense qu’il a dû vouloir réagir alors, il s’est mis à la changer de temps en temps. Les choses ont commencé à aller en s’améliorant et c’est en l’observant s’occuper de Coquillette que j’ai compris ce qui s’était passé. Il avait peur, tout simplement. Peur de cette petite choses toute fragile, peur de faire une erreur, de ne pas faire comme il fallait, de lui faire mal. Peut-être aussi que c’est un peu de ma faute, parce que je suis du genre exigeante, du genre « il-faut-faire-exactement-comme-je-dis » (du genre chiante, ok). Peut-être aussi qu’il s’est senti exclu, du moins au début, de notre relation mère-fille.

Jeunes mamans, gardez à l’esprit que vous avez portez votre bébé pendant 9 mois ou presque. Vous l’avez senti bouger, vous avez senti tout le poids de votre responsabilité dès le début de votre grossesse avec des interdictions alimentaires ou des restrictions de mouvements par exemple. Les hormones vous aident dans votre rôle de maman. Personnellement, elles m’ont rendu hyper protectrice envers mon bébé. Je ne voulais le laisser dans les bras de personne en dehors de mon mari au début. Si vous allaitez, ça renforce encore un peu plus le phénomène. Pour les papas, c’est différent. Leur vie ne change quasiment pas pendant 9 mois. Ils savent qu’il va y avoir du changement mais ça ne reste qu’un concept dans leur esprit. Un beau jour, c’est la naissance, et il faudrait qu’ils se sentent pères en un claquement de doigt. C’est sûrement le cas de certains, mais il ne faut pas en vouloir à ceux à qui ça prend un peu plus de temps. Et ça finit par arriver.

Aujourd’hui, mon mari est le meilleur des papas pour notre fille. Il s’occupe d’elle dès qu’il le peut, il l’adore et Coquillette le lui rend bien ! Et quand j’y réfléchis bien, je m’aperçois qu’il a toujours été le meilleur papa possible pour elle. Car s’il ne s’est pas occupé directement d’elle au début, il s’est occupé de moi pour me permettre de m’occuper d’elle. Et je ne vous raconte pas comme il a bien pris soin de moi pendant la grossesse !

L’astuce du dimanche #9

Je ne sais pas pour vous, mais nous, quand on a choisi des vêtements pour Coquillette avant sa naissance, on a pris des trucs tout mignons, avec des petits lapins dessus, tout doux, etc… Mais en future-maman-complètement-inexpérimentée-qui-ne-s’est-jamais-occupée-d’un-bébé-avant, je n’ai pas du tout fait attention aux systèmes d’attaches des bodys, pyjamas et autres vêtements.

Or, un bébé de quelques heures, quelques jours ou même quelques semaines, ça n’aime pas être manipulé dans tous les sens, ça n’aime pas les vêtements qu’il faut faire passer par la tête ni ceux qui sont trop longs à enfiler. Côté bodys, j’ai très vite abandonné l’idée de lui faire porter ceux qui devaient forcément passer par la tête. Côté pyjamas, il m’a fallu du temps pour m’habituer à certains systèmes d’attaches et encore aujourd’hui, je n’aime pas trop ceux qui s’ouvrent dans le sens de la hauteur, du cou jusqu’à un des deux pieds. Personnellement, j’ai choisi de ne quasiment jamais faire porter de vêtement à ma Coquillette les premières semaine. Certes, c’était plus simple pour moi de ne lui mettre que des pyjamas, mais je pense honnêtement que c’était aussi beaucoup plus confortable pour elle. Je lui mettais une tenue simple à enfiler quand on avait de la visite, c’est tout (en plus elle régurgitait tout le temps et je n’avais pas non plus 36 000 tenues…).

Si vous préparez la garde-robe des premières semaines de votre premier bébé, je ne peux que vous conseiller de choisir :

– des bodies qui s’ouvrent entièrement

– des pyjamas avec une ouverture en forme de T à l’envers, dans le dos (le plus souvent) ou sur le ventre (je n’en ai trouvé que de la marque P’tit Bisou)

– peu de vrais vêtements et privilégiez des pantalons avec pieds et des pulls qui s’ouvrent entièrement dans le dos ou des gilets

Et surtout, n’hésitez pas à passer à la taille au-dessus si vous avez un peu de mal à enfiler les pyjamas ou les bodies. A priori, ça ne dérange pas les tout petits bébés d’être un peu serrés dans leurs vêtements mais c’est au moment de l’enfilage que les choses vont se compliquer. Et si ça dure trop longtemps, c’est la crise assurée !

Bonne soirée à tous !

Les vergetures, ces sal… etés

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Je savais bien qu’il fallait faire attention à son corps pendant la grossesse pour éviter ces fameuses vergetures. Dès que j’ai su que j’étais enceinte de Coquillette, j’ai donc acheté un tube de crème Double Action Vergetures de la gamme 9 mois de Mustela et j’ai commencé à me tartiner le ventre et la poitrine. Au début je n’étais pas très régulière, c’était une fois tous les 2 ou 3 jours, et puis après j’oubliais toujours de racheter un nouveau tube alors je restais un moment sans rien me mettre. Quand j’ai commencé à bien grossir, je me suis dit « ouhla, faut arrêter de rigoler là, un peu d’assiduité que diable ! ».

Et j’ai continué à me tartiner le ventre et la poitrine, tous les soirs avant d’aller me coucher. Quand j’ai suivi les cours de préparation à l’accouchement, ma sage-femme m’a appris qu’on pouvait tout aussi bien utiliser simplement de l’huile d’amande douce. Au moins, ça, ça ne coûte pas un bras… J’ai donc fini ma grossesse à l’huile d’amande douce.

Mais au cours du dernier mois, en sortant de mon bain, voilà que je me retrouve face à mon miroir et que j’aperçois… d’horribles traînées violettes sur mes fesses. Sur mes fesses ? Oui, et sur mes cuisses aussi… A force de regarder mon ventre et mes seins, je ne m’étais pas aperçu que j’avais aussi grossi du bas du corps et voilà, le mal était fait…

A toutes les femmes enceintes, pensez à vous mettre de la crème partout !! Ca vaut le coup, croyez-moi, car je n’ai pas une seule trace sur le ventre et les seins (il faut continuer après l’accouchement aussi).

En revanche, je ne suis pas très fière de l’état de mes jambes. Le temps qui passe (même si je suis passée à la crème Mustela Action Intensive) n’estompe pas (encore) les traces mais en revanche, je m’habitue à les voir. Et je me dis que finalement, si c’est le prix à payer pour avoir un si merveilleux bébé, ce n’est pas si terrible.

Cette autre maman

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Cette autre maman, je la croise une fois par semaine aux bébés nageurs.

Elle vient avec son compagnon et leur petite fille, à peu près de l’âge de la mienne.

Elle est un peu stressée en arrivant par toute l’organisation que nécessite un bébé qu’on emmène à la piscine.

Le stress la fait d’ailleurs devenir autoritaire avec son compagnon. Elle lui réclame sèchement la couche, puis les chaussettes. Le papa ne bronche pas et reste cool, il doit savoir que c’est le stress qui la rend comme ça.

Elle est à l’affût du matelas à langer dès qu’il se libère et saute dessus comme sur une proie.

Dans l’eau, elle cherche à croiser le regard des autres mamans pour y trouver de la sympathie et leur adresse parfois un sourire timide.

Quand elle retourne aux vestiaires avec sa fille dans les bras, elle s’occupe d’abord de la rhabiller avant de penser ne serait-ce qu’à s’emballer dans une serviette pour se sécher.

Elle m’a avoué que la première fois qu’ils sont venus aux bébés nageurs, ça a été une catastrophe et qu’il leur a fallu du temps aant de réitérer l’expérience.

Cette autre maman, c’est moi. Nous sommes pareilles.

Evidemment, nous ne nous ressemblons pas et nos vies sont probablement radicalement différentes. Mais tous les samedis matins, en maillot de bain, avec notre petite fille dans les bras qui nous épate un peu plus à chaque séance, nous sommes les mêmes : des mamans un peu stressées, un peu (trop) exigeantes avec leurs hommes, très fières de leur bébé et finalement heureuses de cette parenthèse dans le quotidien au rythme effréné, malgré toute l’organisation que ça demande.

Nous sommes probablement des dizaines, des centaines de mamans exactement comme ça, ou à peu près. Nous nous croisons, nous échangeons quelques mots et nous reprenons notre route.

Cette autre maman, je ne connais même pas son nom, mais je suis contente de la croiser chaque semaine, d’échanger avec elle un bref regard complice dans lequel passe tout ce que nous partageons.

PS : Je suis désolée d’être un peu moins présente sur le blog en ce moment. Je vous rassure, ça ne va pas durer, mais je profite un peu de mon homme qui est en congés cette semaine. Bonne soirée à tous !

Ce soir, je regarde France 5

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J’avais l’intention d’écrire cet article bien plus tôt dans la journée mais j’ai été débordée… Alors forcément, maintenant, ça fait un peu tard pour vous prévenir du reportage à ne pas rater qui passe ce soir sur France 5. Mais vous en avez peut-être déjà entendu parler car ce documentaire réalisé par l’animatrice de télévision et maman Eglantine Emeyé fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Il s’agit de « Mon fils, un si long combat ».

Je vous colle le résumé sans plus attendre : « Samy, 8 ans, communique peu, marche avec difficulté et n’est toujours pas propre. Il est également atteint d’autisme et d’épilepsie. Eglantine Eméyé, sa maman, s’est rendu compte que la société, frileuse et souvent peureuse, n’était pas adaptée aux besoins de son enfant. Certains professionnels de la santé refusent de le soigner et les écoles ne le prennent pas en charge. Aujourd’hui, Eglantine se bat quotidiennement pour que son fils ait droit au bonheur. Elle est épuisée et a le sentiment de délaisser Marco, son fils aîné. A Hyères, elle a trouvé une structure qui pourrait la soulager. »

Pour avoir vu quelques extraits, je crois bien que les mamans qui regarderont ce reportage ce soir ne pourront pas retenir quelques larmes (cela m’inclut, évidemment…) Mais au-delà de l’aspect touchant de ce film, je pense qu’il est important de le regarder pour se rendre compte du mur auquel se heurtent les familles d’enfants comme Samy. Le mur de la société. Dans le cadre de mon travail, j’ai parfois rencontré des parents d’enfants autistes ou porteurs d’un handicap ou d’une maladie méconnus. A chaque fois, j’ai été retournée par cette vie si injuste pour eux bien sûr, mais aussi et surtout par le courage de leurs parents, par le dévouement dont ils font preuve envers leur enfant, par l’oubli d’eux-mêmes dont ils sont capables pour permettre à leur enfant de mener une vie la plus normale possible, et la plus heureuse. Parmi les parents que j’ai vus, certains savaient que leur enfant de 5 ans allait mourir dans quelques années, voire quelques mois, mais je ne les ai jamais vus pleurer (par contre moi je devais me retenir). Au lieu de ça, je les ai vus se battre pour obtenir un traitement, un espoir, une place à l’école, une assistante de vie scolaire individuelle (AVSI) et pour faire entendre leur cause à l’échelle locale ou nationale.

Regarder ce reportage, c’est se rendre compte de ce qu’ils vivent au quotidien. C’est se rendre compte de l’état d’épuisement physique et mental dans lequel ils doivent se trouver et de leur lassitude face aux incompréhensions et face à une société inadaptée. Regarder ce reportage, c’est un peu leur rendre hommage. Et plus il sera regardé, plus la société réalisera ce que c’est réellement que d’élever un enfant handicapé. Regarder ce reportage, c’est ouvrir un peu plus la porte à la tolérance.

Alors ne le loupez pas, c’est ce mardi soir sur France 5 à 20h40 et ça ne dure que 50 minutes ! Et si vous êtes déjà pris, n’oubliez pas qu’il y a le replay !

Un bain en toute sérénité

Avant la naissance de Coquillette, j’ai récupéré la baignoire de quand j’étais bébé. C’était une baignoire Bébé Confort bleue, toute simple, et j’étais persuadée que ça ferait très bien l’affaire. Après tout, une baignoire, c’est une baignoire, non ?

C’était sans compter sur le stress que j’ai connu en tant que jeune maman. J’avais terriblement peur de mal tenir Coquillette, qu’elle glisse et que sa tête se retrouve sous l’eau. J’en faisais même des cauchemars dans lesquels elle tombait dans l’eau sans que je puisse l’en sortir, tellement mes mains glissaient (oui, j’étais une jeune maman très stressée…).

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J’avais entendu parler de la baignoire Shantala, en forme de seau, mais je ne me sentais pas convaincue par cette forme un peu inhabituelle. En cherchant bien, je suis tombée sur la baignoire avec transat intégré dBb Remond. Les avis sur Internet étaient bons, son prix était raisonnable, je me suis donc décidée pour ce modèle, alors que Coquillette avait 1 mois. J’avais hâte de le recevoir et je n’ai pas été déçue.

La baignoire est confortable pour Coquillette avec son petit coussin en mousse pour la tête et son repose-fesses qui n’entrave pas ses mouvements. Pour moi, elle est sécurisante. Bien sûr, elle n’empêche pas la vigilance d’être de mise. Mais elle permet d’avoir les deux mains libres pour s’occuper de son bébé et elle maintient sa tête hors de l’eau de façon sûre. Ma fille et sa baignoire, c’est devenu une grande histoire d’amour. Elle adore prendre son bain et j’ai bien du mal à la faire quitter sa baignoire à présent… Car oui, elle a bien grandi et la jolie baignoire devient trop petite. Il lui faut maintenant passer à l’anneau de bain mais cela lui plaît nettement moins. C’était plus rigolo quand elle pouvait éclabousser maman avec l’eau du bain ! (ceci dit, je lui fais confiance pour trouver d’ici peu le moyen de le faire avec l’anneau de bain)

L’astuce du dimanche #8

Une petite astuce qui concerne la diversification aujourd’hui !

Si vous êtes en plein dedans ou si vous en approchez, vous savez sans doute qu’il faut peser la quantité de viande que mange bébé (10g pendant les premiers mois). C’est très important pour ne pas endommager ses reins. Mais bon, c’est un peu fastidieux et la viande ne s’achète pas par si petites quantités !

La solution est toute bête. Achetez par exemple deux filets de poulet, coupez-les en dés et cuisez-les à la vapeur. Mixez-les avec un peu d’eau de cuisson et faites-en ensuite des glaçons. Si vous avez 200g de viande, il suffit de remplir 20 compartiments du bac à glaçon de façon égale, puis de compléter avec un peu d’eau. Vous placez le bac au congélateur le temps que les glaçons prennent bien, puis vous les récupérez avant de les mettre dans un sac de congélation et de les remettre au congélateur. Quand vous faites un petit pot, il suffit ensuite de prendre un glaçon et de le rajouter dans la purée.

Vous pouvez le faire pour la viande mais aussi pour le poisson. Attention par contre à vous en occuper le plus rapidement possible après achat et à consommer la viande ou le poisson dès qu’ils ont été décongelés.

Bon appétit à bébé et bon dimanche à vous !