Quand elle est née… Episode 1 : le paradis

Et voilà, Noël est derrière nous, et il est né le divin enfant ! Et vous savez quoi ? Et bien ça me donne envie de vous raconter la naissance de mon divin enfant à moi (bon ok mon entrée en matière est archi-nulle mais tant pis, je plaide coupable)

J’étais archi-préparée à la naissance de Coquillette, non seulement parce que j’avais suivi les cours de préparation à l’accouchement avec ma super sage-femme, mais aussi parce que ma gynéco m’avait prédit un accouchement en avance, voire prématuré (rappelez-vous)… Et puis en fait rien du tout, Coquillette a tenu jusqu’à 8 jours avant le terme et encore, je suis sûre que c’est la faute de la Lune (ou de tout le ménage que j’avais fait la veille peut-être…)

Le bon côté, c’est que mes valises étaient bien prêtes, avec mes petites listes de ce que j’avais à rajouter dans les sacs au dernier moment, et que j’étais aussi prête dans ma tête. Tous les jours, je me levais en me demandant si c’était le bon jour, et je me couchais en me disant que ce serait pour le lendemain. Alors quand c’est arrivé, j’étais plutôt cool.

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Le 10 avril, vers 9h (mon homme était en vacances, alors grasse mat’ tranquillou), une envie de faire pipi (encore) me réveille (comme d’hab). Je descends et là oulalala je perds du liquide avec un peu de sang dedans. Bon ok, c’est comme ça que ça va se passer alors, je perds les eaux. En fait, ce n’étaient que les prémices ! Je mets une serviette, je remonte et je réveille doucement mon mari : « mon Amour ? tu vas pouvoir te lever, on va déjeuner et puis on ira à la maternité ». Je vois qu’il prend sur lui pour réagir sur le mode cool même si je me doute qu’à l’intérieur ça doit être le branle-bas de combat ! On déjeune (pas trop mais quand même, je me doute que c’est tout ce que j’aurai dans le ventre pour le restant de la journée). On a fini, il est 9h30, je me lève de ma chaise et là, SPLASH. Ah oui d’accord, c’est ça en fait les eaux. « Une serviette de toilette, viiiite ! Non pas celle-là, une vieille pourrie plutôt !! »

Ceci dit je reste cool, aucun signe de contractions donc tout va bien. Je sais qu’une fois les eaux perdues il faut aller à la maternité parce qu’il y a risque d’infection mais je ne m’affole pas trop quand même. En fait, je prends même le temps de me raser les jambes et de me lisser les cheveux. Bah oui quoi tout le monde va me voir à poils et je veux ressembler à quelque chose sur les photos hein !! Je finis les sacs, mon homme charge la voiture et mets des serviettes sur le siège de la voiture. Quant à moi, je m’habille en mettant un gant de toilette dans ma culotte, ça devrait suffire pour tenir jusqu’à la maternité.

Il est 11h, j’arrive à l’accueil du bloc. « Bonjour, voilà, je viens parce que je suis enceinte « comme si ça ne se voyait pas » et que j’ai perdu les eaux ». Et là, étrange, on me met direct en salle de travail mais on m’explique : il n’y a plus de place ailleurs, il y a déjà plein de femmes sur le point d’accoucher. Un coup du changement de lune pendant la nuit ? Je me pose la question mais honnêtement, je pense que ça joue. On me pose le monito et on me demande d’attendre. Au bout d’un moment, je vois que le papier ne sort plus de la machine mais je n’ose pas biper quelqu’un pour ça alors qu’ils sont déjà très occupés. Pendant ce temps-là, on parle, on rigole, on fait des photos. Bref tout va bien quoi. La sage-femme arrive une heure plus tard et m’examine : je suis déjà ouverte à 3 cm mais surprise, la poche des eaux n’est pas tout à fait rompue (punaise ! qu’est-ce que ça aurait été si ça avait été le cas !) La machine s’était en effet bloquée alors on doit continuer le monito (rhaa j’en ai marre d’être coincée !) Au bout d’un quart d’heure j’ai trop mal au dos et je demande à l’aide-soignante si on peut me retirer ce truc pour que je puisse me lever. Elle va se renseigner et revient en m’annonçant que oui, c’est bon, je peux. Ouf ! J’en profite pour aller faire un petit pipi (et pour errer dans les couloirs à la recherche des toilettes). Mon homme, lui, commence à avoir faim et je l’encourage à aller manger, même s’il n’a pas trop envie de me laisser. En plus, il reste du rôti dans le frigo, ce serait bête de le jeter. La sage-femme revient un peu plus tard (il est 13h30 si mes souvenirs sont bons), me ré-examine et m’annonce que ça avance normalement puisque je suis à 4cm. Je commence à avoir des contractions, mais rien d’insupportable alors pour l’instant, je reste sur mon idée d’essayer d’accoucher sans péridurale. La sage-femme repart donc s’occuper des autres et moi, je sors mon mp4 pour écouter ma play-list d’accouchement. Je reçois aussi la visite d’une amie (future marraine du bébé) qui est puéricultrice dans la clinique et qui vient de finir. Pendant qu’on bavarde, les contractions deviennent beaucoup plus intenses et j’ai parfois du mal à finir mes phrases. C’est que ça fait mal ces cochonneries. Je commence aussi à envisager l’idée d’accepter la péridurale mais je peux encore attendre. J’essaye de me mettre sur le ballon pour supporter plus facilement la douleur mais ça marche pas du tout ce machin là, au contraire, c’est pire quand je m’assieds ! Je commence à râler parce que mon homme ne revient pas. Il finit par arriver, mon amie est encore là et on discute un peu à trois. De temps en temps, je me pends à son cou parce que j’ai trooop mal et il se permet de dire aïe, le malheureux ! « et tu crois que moi ça me fait pas mal ?? » Mon amie rigole mais à dire vrai, je suis pressée qu’elle parte parce que je sens que la situation est en train de tourner et que bientôt, je ne serai peut-être plus en état d’assurer une conversation polie et logique. Elle s’en va, j’attends encore 10 minutes pendant lesquelles j’essaye comme je peux de gérer la douleur et puis zut, en fait, je veux la périduraleeeeeuuuh !! Je bipe l’aide-soignante et là, l’enfer commence. Mais la suite de l’histoire est pour un autre jour ! (promis ça ne tardera pas !)

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3 réflexions sur “Quand elle est née… Episode 1 : le paradis

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