Comment le bio m’a convaincue

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Le respect de l’environnement, le développement durable, l’écologie… J’ai toujours été plus ou moins sensible à ces notions. J’ai toujours fait de mon mieux pour bien trier mes déchets, ne pas consommer trop d’énergie inutilement, ne pas abîmer la nature… Quand j’ai eu mon premier jardin, je me suis créé un coin compost et un petit potager où j’ai fait pousser des graines bio. Mais voilà, ça s’arrêtait là, comme de nombreuses personnes je pense.

Autour de moi, évidemment, j’entendais énormément parler du bio, je voyais pousser des magasins bio par ci par là mais je me disais : le bio, ce n’est pas pour moi, c’est définitivement trop cher.

Et puis j’ai eu Coquillette, je l’ai allaitée pendant 6 mois avec du bon lait fabrication maison et quand il a fallu la sevrer et attaquer la diversification, ma gorge s’est serrée. J’ai pensé à ces pesticides répandus dans les champs, à ces poulets élevés en batterie qu’on égorge à la chaîne, à ces vaches laitières nourries avec on-ne-sait-quoi. J’ai pensé aux cancers, à la multiplication des cas de stérilité, aux maladies neurologiques.

Je sais bien que je ne pourrai pas protéger ma fille éternellement, elle ne peut évidemment pas vivre dans une bulle stérile (et tant mieux) et manger bio n’apporte aucune garantie. Mais j’ai quand même décidé de prendre un engagement : celui de ne pas l’empoisonner sciemment. J’ai donc acheté du lait bio de la marque Hipp, et je lui fabrique moi-même purées et compotes avec des fruits et légumes bio achetés à la ferme pour ceux de saison, surgelés pour les autres. Aujourd’hui, il est très facile de trouver des produits bio puisque les hypermarchés comme Auchan proposent une gamme très étendue. Il n’y a que le poisson que je ne peux pas acheter bio : ben oui, on peut pas les empêcher de nager où ils veulent et la mer est loin d’être très propre…

Alors oui, les prix sont un peu plus élevés, mais pas tant que ça finalement et pour équilibrer, on a changé notre façon de manger. Nous mangeons plus sainement : un peu moins souvent de viande, plus de légumes. Car si au début nous n’achetions du bio que pour les petits pots de Coquillette, on s’est mis à en acheter pour nous. Bien souvent, les fruits et les légumes sont de meilleure qualité et se conservent plus longtemps. Au fil du temps, je me rends compte que je deviens accro au bio et que c’est devenu un vrai argument dans ma façon de consommer. Cela vaut aussi pour les textiles, les jouets en bois…

Nous avons aussi trouvé un petit magasin bio près de chez nous qui propose des produits que je ne trouve pas en hypermarché, que ce soit dans la gamme bio ou pas. Des épices par exemple, ou certains produits comme des falafels. Ce magasin possède aussi une large gamme de cosmétiques bio, pour enfants et adultes. Pour le coup, je trouve que les prix sont vraiment décourageants mais je m’interroge quand même, surtout pour Coquillette.

Et vous, vous en pensez quoi du bio ? Accros ou allergiques ?

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6 réflexions sur “Comment le bio m’a convaincue

  1. ton article est intéréssant.
    J’aimerai que l’on arrête de diaboliser l’agriculture conventionnelle.
    Je tiens à te préciser une chose, la production agricole conventionnelle FRANCAISE ne met pas « n’importe quoi » dans l’alimentation des animaux.
    Les vaches laitières consomment du maïs, du foin des céréales. Les vaches à viande consomment aussi ces aliments qui proviennent majoritairement de la ferme même ou elles sont élevées.
    Les pesticides répandus dans les champs ne sont pas « balancés » au hasard. ce sont des traitements de pointe, ciblés et pas versés n’importe comment (vu le prix du produit les agriculteurs n’aiment pas jeter le peu d’argent qu’ils gagnent par les fenetres).
    Et pour en revenir aux animaux, les poulets égorgés, même en bio il faut bien les tuer pour les manger 🙂
    Toujours est il que je trouve ta démarche respectable car Oui le bio a du bon , il permet de préserver un peu plus la planète, mais tous les producteurs Bio ne sont pas forcément de BONS éleveurs. Il y a ceux qui planent un peu sur leur nuage et qui font plus de la cueillette que de l’élevage.
    En fait tout n’est pas BLANC ou NOIR. Il y a du bon et du moins bon des deux côtés

    • Bonjour aeterna !
      Merci pour ton commentaire, tu n’as pas tort sur de nombreux points. D’ailleurs, je connais moi-même quelques agriculteurs traditionnels très sérieux et passionnés par leur métier et tout et tout. Je sais que les pesticides ne sont pas répandus au hasard mais quand même : si je me balade dans une vigne traditionnelle, je n’oserais par exemple jamais manger un grain de raisin sans l’avoir lavé avant. Si les populations d’abeilles se retrouvent décimées aujourd’hui, ce n’est pas non plus par hasard. Ce qui me fait peur en fait, c’est qu’on ne connaît pas précisément les effets de ces pesticides sur la santé humaine, (de nombreux agriculteurs développeraient par exemple la maladie de Parkinson, d’après ce que j’ai entendu), je préfère donc ne pas prendre de risques avec ma fille
      En revanche je sais qu’une agriculture uniquement bio ne serait pas possible aujourd’hui : ce sont souvent des trop petites exploitations, alors heureusement que l’agriculture conventionnelle existe (mon intention n’était pas de la diaboliser non plus, surtout qu’aujourd’hui, de plus en plus de normes sont imposées aux agriculteurs) ! Je sais aussi que l’agriculture bio n’a pas que du bon, notamment dans certains pays qui se sont emparés de l’opportunité financière. Je sais aussi que certains pesticides sont utilisés en agriculture bio. Mais mieux vaut 3 pesticides que je-ne-sais-pas-combien.
      Je n’en ai pas parlé dans mon article mais j’aime beaucoup le principe des AMAP : une agriculture raisonnée à plus petite échelle me fait moins peur, c’est ce que je voulais dire quand je parlais des poulets mais tu as raison, évidemment, il faut bien qu’ils soient égorgés partout.
      Merci pour ta réaction et au plaisir de te lire à nouveau !

    • Je précise aussi que je ne suis pas du tout une spécialiste en agriculture. Mon point de vue est celui d’une maman qui écoute les infos, qui regarde des documentaires, qui lit les journaux, qui discute avec d’autres consommateurs. Je suis tout à fait preneuse de nouveaux avis sur le bio et l’agriculture conventionnelle !

      • c’est intéréssant d’échanger sur ce sujet.
        Effectivement dans les vignes ou les vergers de pommes il y a beaucoup de produits chimiques utilisés.
        Cependant en élevage , je peux t’assurer de la bonne conduite des troupeaux et de leur alimentation en agriculture conventionnelle.
        Il faut savoir que la véritable définition de l’agriculture bio c’est : « sans produits chimiques de synthèse ».
        donc ca garantit une production respectueuse de l’environnnement, mais ca ne garantit pas le produit « meilleur pour la santé » pour autant. C’est souvent l’amalgame qu’on fait les médias hélas pas systématiquement vrai.

      • Les produits ne sont peut-être pas meilleurs pour la santé mais peut-être quand même « moins mauvais » si on peut éviter les produits chimiques de synthèse. Mais c’est vrai que j’ai déjà entendu des avis très réservés sur le réel intérêt du bio. Disons que dans le doute, je me sens plus en confiance avec le bio, même si, peut-être, c’est infondé.

  2. Pingback: Les incontournables de la naissance #3 : les produits Natessance | Maman 24h/24

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